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La farce des primaires socialistes


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Courrier - jeudi 03 novembre 2011

gauche, parti-socialiste
Monumentale farce que ces primaires socialistes, dont les participants sont, tout simplement, formés de la clientèle habituelle s’opposant à des réformes pourtant indispensables au pays.

À commencer par la fonction publique. Ceci expliquant, en premier lieu, le nombre des votants – qui est encore au-dessous de la pléthore de fonctionnaires et assimilables, arc-boutés sur leurs avantages catégoriels.

Il faut cependant reconnaître au PS l’efficacité de ses communicants, même si un antisarkozysme primaire, soigneusement en­tretenu, les y aide.
C’est, en tout cas, avec tout le savoir-faire d’une dialectique héritée du marxisme qu’ils ont su écarter du parti les retombées de l’affaire DSK – après avoir porté, avec tapage, celui-ci aux nues, en dépit de la trahison des valeurs fondamentales de la gauche, dont il était l’image.
C’est encore avec la même infatigable obstination qu’ils sè­ment leurs mines sous les pas de la majorité, à coups de ru­meurs dont ils se soucient peu de savoir si elles sont fondées ou non, dès lors qu’elles sont susceptibles de troubler un peu plus le paysage politique
Mais, c’est surtout à l’occasion des primaires que s’est exprimé ce talent propagandiste.

Opération de communication de grande envergure
, ayant mobilisé la plupart des médias, dans une complicité qui ne date pas d’hier et qui confirmerait, s’il en était besoin, le niveau d’infiltration de la presse dans notre pays.
Prétendre que la presse n’est pas largement noyautée par la pensée unique, sous prétexte que des grandes fortunes en seraient les propriétaires, c’est d’abord nier l’évidence.

Nier ce noyautage, c’est aussi oublier un peu facilement que, l’argent n’ayant pas d’odeur, un patron de presse n’a qu’un objectif : en gagner davantage et, pour cela, servir à son lectorat ce qui lui plaît. N’importe quel riche est apolitique, dès lors que ses intérêts sont en jeu.
De ce point de vue, faire élire un représentant de la droite et laisser ensuite son propre journal lui tirer dessus, à longueur de temps, n’a rien de contradictoire pour un patron de presse.

Quoi qu’il en soit, passer d’un million de votants, le soir du premier tour, à 2,5 millions le lendemain matin, soulève tout de même quelques questions. Le dépouillement était-il si compliqué ?

Il n’en demeure pas moins que ces primaires sont une opération de publicité sans précédent, violant sans vergogne la règle du temps de parole.
La situation mondiale demande autre chose que le désir de revanche d’un gauche bien franchouillarde. Et le énième énoncé des recettes d’une idéologie et d’une démagogie dépassées suffira-t-il à assurer le succès du gagnant lorsqu’il s’agira de choses sérieuses ?

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