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La gabegie de la lutte anti-grippale


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Rouxel Jean - jeudi 07 janvier 2010

sante
Décidément, l’année 2009 aura été celle de toutes les gabegies. Après les dizaines de milliards d’euros jetés par les fenêtres dans l’espoir d’adoucir la crise (et avec la conséquence très prévisible d’en retarder le dénouement), voici la gabegie grippale de Mme Bachelot.

Tout a été dit, ou presque, sur le sujet. Mais, à tout prendre, le plus ahurissant, c’est qu’après près d’un an de psychose, nous ne disposions toujours pas de chiffres sérieux sur l’étendue et les dangers de l’épidémie, ni sur le coût de la prévention, ni même une analyse scientifique lisible sur les avantages et inconvénients du vaccin.

S’agissant de l’étendue de l’épidémie, nous donnons les chiffres de l’Institut national de veille sanitaire ci-contre. Tout porte à croire que cette épidémie aura été très répandue… et très bénigne.
On objectera qu’il n’était pas possible pour le gouvernement de savoir que cette « pandémie » (comme l’on dit dans la grosse presse) serait finalement assez peu dangereuse. C’est vrai, mais tout s’est passé comme si on avait délibérément grossi un danger pour se donner l’illusion et l’avantage d’y avoir répondu efficacement par la prévention (ce qui était plus facile que pour la crise économique…).

Le vaccin était-il dangereux ? C’est possible. Aucune information probante n’est venue ni infirmer ni confirmer les suspicions de nos très nombreux compatriotes qui ont refusé de prendre le risque.
Le vaccin était-il efficace ? C’est assez douteux. Ne serait-ce que parce que la campagne de vaccination a commencé à peu près au moment où on nous a annoncé une mutation du virus. Quant au fameux Tamiflu, le très sérieux « British medical Journal » vient de mettre en doute son efficacité…

Bref, beaucoup de bruit pour rien. Et un coût exorbitant. Pourquoi avions-nous besoin de quelque 90 millions de doses ? Personne n’a daigné nous le dire. Tout ce que nous savons, c’est que l’estimation a été pour le moins fantaisiste, puisque le gouvernement se retrouve avec 70 millions de doses sur les bras qu’il n’arrivera certainement pas à vendre à l’étranger.
Une erreur aussi massive ne peut manquer d’alimenter les soupçons de manœuvre frauduleuse que l’on trouve partout sur internet et que l’absence de communication officielle ne fait qu’aggraver.
Ce qui est certain, c’est que les contribuables sont les grands perdants : la commission des finances du sénat évalue à 2,2 milliards le coût de l’opération. Ce qui fait cher de la dose !

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En bref
Grippe A
En marge du fiasco financier de la vaccination anti-grippale, voici des chiffres de l’Institut national de veille sanitaire. Fin décembre, l’INVS estimait à 15 millions le nombre de Français ayant été infectés par le virus H1N1 ; 935 (0,006 %) avaient été hospitalisés ; 176 (0,001 %) étaient décédés des suites de cette maladie. Et sur ces 176, 28 décès seulement (0,0002 % des 15 millions de personnes infectées par le virus !) concernaient des personnes ne présentant pas de facteur de risque connu ! Tout ça pour ça…

Chiffres significatifs
Doctorat > Le nombre de doctorants en France a augmenté de 15 % entre 2000 et 2006, pour atteindre quelque 70 000. Au cours de cette année 2006, 10 500 doctorats ont été délivrés.

Impôt > Le PS est le parti qui a eu le plus de recettes en 2008 : 59,2 millions (dont 20,9 % proviennent des cotisations des adhérents). Il est suivi par l’UMP (52,1 millions, dont 10,4 % proviennent des cotisations des adhérents), le PC (31,6 millions, dont 9,8 % proviennent des cotisations des adhérents), le Modem (5,6 millions, dont 10,8 % proviennent des cotisations des adhérents), les Verts (5,1 millions, dont 10,2 % proviennent des cotisations des adhérents), le FN (3,9 millions, dont 13,7 % proviennent des cotisations des adhérents), Lutte ouvrière (3,6 millions, dont 28,6 % proviennent des cotisations des adhérents), la LCR (2,7 millions, dont 34,2 % proviennent des cotisations des adhérents), le PRG (2 millions, dont 7,7 % proviennent des cotisations des adhérents), le MPF (1,6 million, dont 16 % proviennent des cotisations des adhérents), le Nouveau centre (1,5 million, dont 5 % proviennent des cotisations des adhérents).




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