Lambert Christian - mardi 18 octobre 2011
Celui qui regarde modérément la télévision et se borne à parcourir quelques quotidiens est néanmoins confronté à la primaire socialiste dix fois par jour. Comme la campagne électorale présidentielle dure depuis déjà trois ans, cet auditeur-électeur aura entendu parler de cette primaire 10 950 fois, à tel point qu’on peut se demander si la politique en France ne se résume pas à ce cirque socialiste qui, dans les médias, éclipse tout le reste.
Que peut-on en retenir ? Ceci :
« C’est moi, le meilleur. – Tais-toi, c’est moi. – C’est pas vrai, la meilleure, c’est moi. – Je suis la réincarnation de Jeanne d’Arc et de Mitterrand. Hollande, c’est un nul. Qu’est-ce qu’il a fait en 30 ans, Hollande ? Rien. »
On aura reconnu Ségolène qui a fait placarder des affiches sur les murs de Paris en caractères rouges : « Qu’a fait François Hollande en 30 ans ? Rien. » On conviendra que ce n’est pas très gentil pour celui qui fut son compagnon pendant 25 ans et le père de ses quatre enfants. Mais Ségolène peut changer d’avis et se rallier à François, peut-être futur président. Être, en quelque sorte, la première dame de France (même séparée), ce serait, malgré tout, pas mal !
S’agissant des projets de gouvernement de ces candidats à la présidence de la République, c’est tout à fait séduisant. « Il faut réformer, mettre fin aux injustices, libérer le peuple des contraintes du travail imposées par le grand capital, revenir à la retraite à 60 ans, augmenter le SMIC, le nombre des professeurs, des policiers, des contrats aidés, démanteler les banques. » Comme le dit le camarade Montebourg, co-équipier du camarade Mélenchon : « Ah, ça ira, ça ira, ça ira, les aristo-riches, on les pendra ! »
En réalité, ces candidats affichent des programmes très divergents. Ils ne s’entendent pas et sont arrivés à la limite de l’insulte. Ayant pris mon courage à deux mains, j’ai suivi le débat interne entre camarades-vedettes socialistes, le 5 octobre. J’ai constaté notamment, entre autres étonnements, que le mot « immigration » n’avait jamais été prononcé, alors qu’on évoquait les violences à l’école où l’on sait bien que, désormais, des classes entières sont composées d’élèves venus d’Afrique. Une lycéenne de la « diversité » a plaqué le professeur contre le mur et lui a asséné plusieurs coups de poings au visage, rapporte « Le Monde » du 5 octobre.
Néanmoins, il faut aménager la mixité sociale et ethnique dans les banlieues. Or, « Le Monde », journal pourtant de gauche, a, toujours le 5 octobre, dressé un état de ces banlieues. Une équipe de 5 chercheurs, conduits par le politologue Gilles Kepel, s’est immergée à Clichy sous Bois et Montfermeil, hauts lieux des émeutes de 2005. Qu’a-t-elle constaté ? Malgré les milliards engloutis dans la « politique de la ville », l’échec est total. « Dans les HLM, les charges sont impayées. Les trafics ont envahi les cages d’escalier, dans les ascenseurs vandalisés et donc souvent en panne, l’odeur d’urine est insoutenable… L’islam se renforce partout. La fréquentation des mosquées est maintenant beaucoup plus régulière. Rien qu’à Clichy et Montfermeil, on en compte 12. La pratique du ramadan est devenue systématique. Les missionnaires islamiques du Tabligh, le plus important mouvement piétiste de l’islam, sont de plus en plus influents… » Voilà qui rappelle ce qu’écrit Thierry Desjardins, ancien rédacteur en chef du Figaro, dans son dernier ouvrage intitulé « Assez de mensonges, d’hypocrisie, de promesses, de parlottes, de trahisons et de lâchetés » : « La pire des pauvretés s’est répandue à travers tout le pays. Les banlieues sont infernales, totalement quart-mondialisées, dont on ne peut imaginer la misère, la violence, le désespoir… » (p. 243)
De cette réalité alarmante, pas un mot chez nos candidats. Même constat dans le dialogue Hollande-Aubry du 12 octobre, où pas un mot n’a été dit sur l’immigration et l’insécurité, sauf sur le droit de vote à accorder aux immigrés. En revanche, le slogan : « Il faut faire payer les riches » revient constamment.
Eh bien, parlons un peu des riches. Chaque parlementaire coûte au contribuable quelque 25 000 euros par mois, dont 7 100 euros de salaire (indemnité), plus 6 412 euros d’indemnité représentative de frais de mandat, plus les crédits affectés à la rémunération des collaborateurs personnels, plus de nombreux privilèges dont une fiscalité adoucie, plus les transports gratuits, plus des « voyages d’étude » aux frais de la princesse, plus une bureautique bien financée, plus une couverture maladie particulièrement généreuse, et j’en passe… Quant à l’infrastructure luxueuse où évoluent nos 925 parlementaires, elle coûte aux contribuables 2,5 millions d’euros par jour. Palais du Luxembourg, Palais Bourbon, personnel surabondant, parc de véhicules officiels avec chauffeurs de jour et de nuit, et ne l’oublions pas, le financement des partis par l’impôt. La démocratie n’a pas de prix !
Mais il y a, dans tout ce petit monde, les super-privilégiés : les parlementaires présidents de conseil général ou régional. Ils bénéficient, à l’égal du préfet, d’un hôtel de fonction avec chef de cuisine, maître d’hôtel, toute une domesticité stylée, voiture, chauffeur, etc. Or, c’est précisément le cas de François Hollande, président du conseil général de Corrèze, d’Arnaud Montebourg président du conseil général de Saône et Loire, pourfendeur des riches, et de Ségolène Royal, présidente du conseil régional de Poitou-Charente. Je n’ai jamais entendu dire que ces marquis beaux parleurs avaient la moindre intention de diminuer leur « pouvoir d’achat ». Tout au contraire, étant maîtres de leur budget, ils « s’augmentent » régulièrement.
En d’autres termes, nos politiciens socialistes candidats à la présidence de la République se f… du monde.
Tout cela pour arriver à quoi ? Je vais vous le dire. Si Sarkozy est réélu, ça ira comme précédemment, c’est-à-dire que ça ira mal. Si Hollande est élu, ça ira encore plus mal dans une France surendettée, surimposée, envahie d’immigrés africains, arabes et musulmans, secouée par de constantes violences, avec un déficit commercial toujours plus important (les 35 heures de la dame Aubry) et un état de santé général sans doute pas très satisfaisant, puisque le peuple français est celui qui, au monde, consomme le plus de médicaments. Ce n’est pas tout. Si Sarkozy est réélu à 50,1 %, par exemple (ce qui n’est pas impossible tant ses adversaires sont médiocres), la gauche frustrée et sa clientèle syndicale, mais néanmoins subventionnée par le contribuable, déclencheront des émeutes.
Et, si l’Assemblée nationale passe à gauche, on aura le parlement tout entier, Sénat et Assemblée, contre le chef de l’État. Alors que pourrait-il faire ? Rien. En attendant, aucune solution n’a été proposée aux trois problèmes qui minent la France: l’immigration, l’insécurité et l’islam.
Pour autant, ne soyons pas trop pessimistes. La gauche et la droite sont toujours unies… pour augmenter les impôts !
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