Gelé Gérard - dimanche 28 février 2010
syndicats, greves
Les abus du « droit de retrait » à l'Éducation nationale , à la SNCF, l'acharnement de la CGT a détruire notre marine marchande et nos ports, l'inertie de notre gouvernement face aux grèves des aiguilleurs du ciel, le dénigrement de nos entreprises donnent une image déplorable de la France. Le citoyen contribuable est donc démoralisé et doute des promesses des politiques.
En pleine débâcle économique mondiale, nos syndicats français ne trouvent rien de mieux que de paralyser une nouvelle fois le pays, afin de préserver les privilèges de quelques-uns sous couvert de défense des acquis sociaux.
A qui fera-t-on croire que le fait de défiler va empêcher la crise de déferler sur le monde et d’engendrer 50 millions de nouveaux chômeurs en 2009, comme le craint le Bureau International du Travail ?
A qui fera t-on croire que c’est le bon moment pour réclamer du pouvoir d'achat, alors que le FMI prévoit une croissance mondiale nulle en 2009 et même largement négative dans les pays développés, au point que certains d'entre eux risquent la faillite ?
A qui fera t-on croire que la France a les moyens de survoler la crise, alors que chaque Français a déjà 25 000 euros de dettes, bébés compris ?
Il est vrai que la grève en France est un rituel incantatoire de tout mécontentement. Elle s'adresse au pouvoir en place, de gauche ou de droite, comme jadis les processions chrétiennes s'adressaient au ciel pour faire venir la pluie ou le soleil.
Les mannes célestes sont très aléatoires, en revanche les groupes de pressions obtiennent des « enveloppes », des privilèges financés par ceux qui en sont exclus et qui ne bénéficient pas de la garantie de l'emploi, ni de la garantie de leur pouvoir d'achat. Le tout à crédit sur les générations à venir.
13 commentaires - Ecrire un commentaire
|