actualité france, politique, journal de droite. Les 4 vérités Hebdo img, caricatures actualité, dessins L'actualité Française
vue de droite libérale

Offre gratuite !

La version papier :
pendant 4 semaines dans
votre boite aux lettres
Cliquez ici

La guerre du gras doit avoir lieu


envoyer cet article à un ami
Imprimer cette page


Voter pour cet article
42 VOTES
1543 LECTURES

Lance Pierre - lundi 06 octobre 2008

sante
Après la parution de mon « Plan de refondation de la Sécurité Sociale » (n° 653), j’ai reçu quelques messages de protestation de personnes en surpoids contre mon projet visant à considérer la goinfrerie comme une addiction et à diminuer les remboursements médicaux et pharmaceutiques des maladies découlant de ces excès.

On me faisait valoir que l’obésité pouvait avoir différentes causes autres que les excès alimentaires. Mais s’il est vrai qu’il peut exister des obésités découlant d’un facteur génétique ou d’un dérèglement hormonal, par exemple, elles sont très minoritaires et peuvent être diagnostiquées de manière à « innocenter » la personne en surpoids. Il n’en reste pas moins que 80 % au moins des obésités résultent d’une mauvaise hygiène de vie dont les deux facteurs essentiels sont la consommation excessive d’aliments caloriques et le manque d’exercice physique, et qui sont donc de la responsabilité de chacun. C’est pourquoi j’ai proposé maintes fois la règle d’or de la santé parfaite, qui tient en cinq mots : « Marcher plus et manger moins ».

À peine l’encre de mon Plan était-elle sèche que Mme Valérie Boyer, députée UMP et Présidente de la Mission parlementaire d’information sur la prévention de l’obésité, en proposait un autre, qui suggérait d’augmenter la TVA sur les produits trop gras et trop sucrés, ce qui souleva aussitôt une levée de boucliers. L’association de consommateurs CLCV parlait de « provocation » et avançait cet argument massue : « Les gens sont peu sensibles à l’augmentation des prix (sic). Ils ont des habitudes. […] Ce n’est pas ce genre de mesure qui va leur faire boire de l’eau ou manger des pommes. » Argumentation que je résumerai par cette formule dont on voudra bien me pardonner la… crudité : Quand on est con, c’est pour la vie.

Eh bien ! je refuse cette fatalité de la bêtise humaine. Je refuse de croire qu’il est normal d’être aussi stupide à l’entrée du cimetière qu’à la sortie de la maternité. Les druides gaulois professaient que notre vie présente n’est qu’une étape entre de multiples autres et je le crois. Si la vie a un sens, c’est de permettre à chacun de se parfaire pour être plus sage dans une existence future qu’il ne l’était dans celle-ci.
Cet été, sur la plage de Cannes, j’ai constaté de visu une proportion plus élevée que les années précédentes de personnes obèses ou proches de l’être. Et j’ai été consterné par ces bedaines autosatisfaites et ostentatoires portées en avant comme un saint-sacrement ; par ces fessiers monumentaux ultracelluliteux à vous dégoûter à jamais des plaisirs de la chair ; par ces monstres oléagineux complaisamment étalés sur le sable sans une once de pudeur, de décence et de dignité, sans la moindre velléité de respect d’eux-mêmes et d’autrui. (Puis-je dire à ceux qui me jugeraient impitoyable que je cherche seulement à réveiller les consciences des adipeux en leur mettant le nez dans leurs lipides ?)

Ces multiples attentats perpétrés sans vergogne contre la beauté du corps humain, de ce corps patiemment construit au fil des millénaires par des milliers de milliards de cellules héroïquement engagées dans l’évolution des espèces vivantes, m’ont révulsé au plus haut point.

Voilà pourquoi je trouve mon plan bien meilleur et surtout plus juste que celui de Mme Boyer. Car taxer les produits caloriques serait une mesure collectiviste qui frapperait tout le monde sans distinction et ne pourrait donc avoir aucun effet éducatif, alors que la pénalisation des gloutons au moyen du déremboursement par la Sécurité sociale de leurs maladies autofabriquées placerait chacun en face de ses responsabilités. Et la Commission présidée par Valérie Boyer se rendrait cent fois plus utile en proposant une loi contre l’emploi abusif du glutamate monosodique dans l’alimentation industrielle et la restauration rapide, car cet additif augmente l’appétit, favorise l’obésité et rend les consommateurs dépendants de cette nourriture corrompue qui, selon de nombreuses études scientifiques, provoquerait le diabète, les migraines, l’autisme et même la maladie d’Alzheimer.

Le chercheur John Erb a travaillé sur ce sujet pendant des années à l’Université de Waterloo (Ontario, Canada) et lui a consacré un livre intitulé : « The Slow Poisonning of America » (Le lent empoisonnement de l’Amérique).
Je vous en parlerai une prochaine fois.

27 commentaires - Ecrire un commentaire


Recevez gratuitement
la version papier,
pendant 4 semaines !

Cliquez ici

En bref
France TV
Les trois chaînes publiques France 2, France 3 et France 5 ont perdu 16,2 %, 15,7 % et 35,5 % de leur durée de publicité entre le 31 décembre 2007 et le 14 septembre 2008.

Medias
Foot > Pour le match de foot de Ligue 1 qu’elle diffuse le samedi soir, Orange dépense 200 millions d’euros par an… et facture 6 euros par mois à chacun de ses abonnés.

Fiction (1) > Les chaînes de télévision françaises ont dépensé globalement 487,3 millions d’euros en 2007 pour la production de fictions, soit 6 % de moins qu’en 2006.

Fiction (2) > La fiction demeure le genre préféré des téléspectateurs : elle représente 18,7 % du temps d’antenne et 25,2 % du temps que consacrent les spectateurs à regarder la télévision…

Nouvel Obs > Les ventes en kiosque de l’hebdomadaire remontent : 68 000 en mai, 72 000 en juin, 85 000 en juillet et 95 000 en août… La diffusion moyenne s’élevait à 508 931 exemplaires au premier semestre (en léger repli de 0,74 %).

Vidéo > Le marché français de vidéo à la demande devrait presque doubler au cours de l’année 2008. Durant les six premiers mois de l’année, les opérateurs ont déjà enregistré 6 millions de téléchargements et l’on estime que ce chiffre s’élèvera à plus de 50 millions sur l’ensemble de l’année (contre 30 millions en 2007).

Médias > On estime que l’industrie des médias et des loisirs va croître de 6 % par an d’ici 2012. Le secteur devrait alors représenter un chiffre d’affaires de 1 600 milliards d’euros…




Plan du site