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La haine des partageux et leur impuissance |
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Martoïa Bernard - mardi 15 septembre 2009
banque-centrale, etats-unis
Louis Antoine Léon de Saint-Just (1767-1794) surnommé l’archange de la Terreur, déclara : « Ceux qui font les révolutions à moitié n’ont fait que creuser un tombeau. »
L’indice Dow Jones a clôturé vendredi 21 août 2009 à 9 505 points. Il avait gagné 198 points ou 2 % durant la semaine. Cette hausse coïncide avec le symposium économique qui se tient chaque année, la troisième semaine d’août, à Jackson Hole dans le Wyoming.
Ben Bernanke a profité de cette réunion pour se laver de tout soupçon dans le déclenchement de la crise financière.
Je cite un passage de son discours du 21 août 2009 : « Le cas de la banque d’investissement Lehman Brothers fut d’une exceptionnelle difficulté. Les tentatives du gouvernement concerné pour trouver un acheteur de la compagnie ou pour trouver une solution industrielle s’avérèrent inefficaces. Les collatéraux disponibles de la compagnie étaient en dessous du montant dont la société avait besoin pour bénéficier d’un crédit de la Federal Reserve. Comme la Fed ne peut pas faire de prêt non garanti, et que le gouvernement, dans son ensemble, n’a pas vocation à intervenir, ni la capacité d’injecter le capital (sic !), la faillite de la firme était, malheureusement, inévitable. »
C’est une piètre défense de celui qui porte une lourde responsabilité avec son compère Henry Paulson, l’ancien Secrétaire au Trésor, dans le déclenchement de l’explosion nucléaire du marché. Bernanke est un fieffé menteur. Il ne fallait qu’une vingtaine de milliards pour sauver Lehman Brothers de la faillite. En voulant rétablir tardivement l’aléa moral, il a déclenché une crise financière sans précédent.
Plus loin dans son discours : « Dans le cas de la compagnie d’assurance AIG, la Fed a jugé que les avoirs financiers de la compagnie étaient adéquats pour assurer une ligne de crédit de 85 milliards de dollars, suffisante pour empêcher sa faillite imminente. Parce que AIG était la contrepartie de beaucoup de grandes firmes financières, sa brutale faillite aurait intensifié la crise. »
Après avoir voulu faire un exemple avec Lehman Brothers, Bernanke s’est rendu compte qu’une grande banque pouvait entraîner une cascade de faillites. Il s’est soumis à l’adage « too big too fail ! » avec AIG. Ainsi, les grandes banques pourront continuer à prendre d’énormes risques au détriment des contribuables et à distribuer des bonus extravagants à leurs traders.
La marquise de Bercy et le président Obama n’ont pas compris que les bonus des traders ne sont que la conséquence de l’injection massive de liquidités de la part des banques centrales. Si vous voulez que les bonus des traders redeviennent raisonnables, ce n’est ni en morigénant les banquiers ni en brandissant la menace d’une énième régulation, que vous l’obtiendrez, mais en fermant le robinet de la création monétaire et en rétablissant l’aléa moral. Pour que la menace de ne plus venir au secours d’une banque soit crédible, il faut qu’aucune banque ne dépasse une taille critique de 10 % du PNB du pays concerné. On est loin de ce ratio prudent en France. La dette de Paribas de 1 761 milliards d’euros représente 85 % du PNB de la France. C’est la fable de la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf…
Dans les différents G bidule (G4, G20), inventés par le locataire de l’Élysée pour se donner le beau rôle dans la crise après son retournement de veste lors de son discours à Toulon le 25 septembre 2008 (voir là-dessus « Sarkozy : ses balivernes et ses fanfaronnades » de Thierry Desjardins aux éditions Fayard), il n’a jamais été évoqué les deux mesures que je préconise et qui vont à l’encontre de la pensée keynésienne et marxiste qui règne en France.
Les cigales n’ont plus un kopeck dans leurs caisses. Elles préfèrent s’acharner sur les paradis fiscaux qui ne sont nullement responsables du déclenchement de la crise financière. Elles se donnent ainsi une bonne conscience vis-à-vis des ménages qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts à cause de l’immense gâchis provoqué par l’État-Providence.
Gare aux populistes, de part et d’autre de l’Atlantique, qui attisent la jalousie et la haine à l’encontre des riches et des banquiers ! Cela pourrait se retourner contre eux un jour, pas plus tard qu’un certain mardi 2 novembre 2010 lors des prochaines élections du Congrès américain. Une haine passionnée peut donner un sens et un but à une existence vide, disait Éric Hoffer…
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Agriculture
En 2005, la France comptait 884 000 agriculteurs, répartis dans 545 000 exploitations, contre le double 20 ans plus tôt. Dans le même temps, les fonctionnaires du ministère de l’Agriculture sont passés de 30 000 à 38 000…
Chiffres significatifs
Légumes > La France produit chaque année plus de 5 millions de tonnes de légumes.
Faillites > Nous citions la semaine dernière le chiffre de 77 faillites bancaires depuis le début 2009. Ce chiffre était le dernier dont nous disposions et datait de la fin du printemps. Début septembre, le nombre de faillites de banques américaines était passé à 89 (dont 5 faillites dans la seule journée du 4 septembre) !
Grippe A > Le ministère de la Santé estime à 1,5 milliard d’euros les dépenses déjà engagées par notre pays dans la lutte contre l’épidémie de grippe A !
Chômeurs > Le nombre de chômeurs indemnisés par l’assurance chômage ou par l’État s’élevait à 2,42 millions à la fin du mois de juillet, soit une hausse de 17,7 % en un an.
Logement > 47 % des personnes logées gratuitement ou locataires souhaiteraient accéder à la propriété au plus vite. Ce chiffre grimpe même à 66 % pour les moins de 40 ans.
Grand orient > À une forte majorité (56 %), le Grand Orient, principale obédience maçonnique en France (45 000 membres environ), a rejeté l’initiation des femmes dans ses loges. Les frères du Grand Orient ont même été 58,7 % à rejeter l’intégration au sein de leur obédience des femmes initiées dans d’autres loges… |
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