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La lutte contre le terrorism vert


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Trémeau Bernard - dimanche 17 juillet 2005


En 1933, le terrorisme nazi (le brun) a pris démocratiquement le pouvoir en Allemagne. Il s’est d’abord allié avec le terrorisme communiste russe pour pouvoir déclarer la guerre aux démocraties occidentales. Il a écrasé la Pologne, le Danemark, la Norvège, la Hollande, la Belgique, le Luxembourg et la France. L’Angleterre dans son île a résisté sous les bombes.
Hitler a alors attaqué l’URSS, son allié de la veille, et ses chars ont atteint en quelques semaines la banlieue de Moscou. La neige les a arrêtés. Mais les Américains sont enfin intervenus et ont massivement fourni les Russes en matériel. L’alliance des démocraties occidentales et du communisme russe a anéanti les nazis en 1944.
Des millions de morts ont marqué le passage des nazis sur terre.
Le terrorisme communiste (le rouge) a pris le pouvoir en Russie en 1917. La participation de l’URSS à la victoire sur le nazisme en 1944 a fortement dynamisé le communisme.
De 1944 à 1989, l’idéologie communiste a envahi et pris le pouvoir par la violence dans tout l’est de l’Europe, dans une bonne partie de l’Asie et de l’Afrique, sans oublier Cuba.
Dans de nombreux pays, des guérillas communistes utilisent encore la violence pour essayer de prendre le pouvoir.
Heureusement, les communistes ont trouvé en face d’eux les USA, secondés par les démocraties occidentales. Le terrorisme communiste nous a fait entrer dans la guerre froide, avec la menace permanente d’un conflit nucléaire. Finalement, en 1989, le terrorisme rouge s’est effondré de lui-même en URSS, mais il  persiste encore avec ses violences et sa pauvreté dans certains pays, comme la Corée du nord ou Cuba.
Le communisme a été responsable de dizaines de millions de morts sur terre.
Depuis quelques années, est apparu le terrorisme islamique (le terrorisme vert). Comme les deux autres terrorismes, il utilise la violence et n’hésite pas à tuer. Les nazis tuaient les juifs dans les camps de concentration, les communistes tuaient les bourgeois dans les goulags, les islamistes tuent les innocents dans le métro.
L’islamisme n’a encore tué que quelques milliers d’innocents, à New York, Paris, Madrid ou Londres.
Le terrorisme islamique diffère sur plusieurs  points des deux autres terrorismes. Le nazisme et le communisme sont des idéologies laïques et anti-religieuses et ils ont persécuté les Églises. Le terrorisme islamique est au contraire religieux et anti-laïque. Il justifie ses positions par une lecture orientée des textes sacrés. Il n’accepte pas un pouvoir qui ne soit pas d’origine religieuse. La démocratie qui donne le pouvoir à des hommes politiques élus est contraire à l’ordre divin islamique.
Le terrorisme islamique est une pieuvre insaisissable. Partout où se trouvent des musulmans unis par leur religion, une partie d’entre eux peut se laisser séduire par l’idéologie de la violence. Les jeunes adolescents qui ont brûlé quelques voitures, ou qui font la loi dans leur quartier forment un excellent terrain où se recrutent les terroristes.
Une fois un groupe local constitué sous l’influence d’un meneur convaincu, la violence s’organise. Les explosifs et les détonateurs sont probablement fournis par des équipes spécialisées. Mais faire sauter dans le métro quelques sacs munis d’un détonateur commandé par un téléphone portable est à la portée de tout le monde. Des dizaines de groupes peuvent ainsi se former dans tous les pays. Le pétrole étant abondant en terre d’islam, ces groupes ne semblent pas avoir de problèmes financiers.
Lutter contre une telle pieuvre est difficile. Retrouver après un attentat le groupe responsable semble être une tâche que domine correctement aujourd’hui la lutte anti-terroriste. Mais empêcher d’agir un groupe est une tout autre tâche. Il faut intervenir au niveau de toutes les banlieues musulmanes, y repérer tous les groupes suspects et les infiltrer. Une véritable force d’intervention doit être constituée et une telle force coûte très cher.
Sommes-nous prêts à augmenter fortement nos impôts pour y arriver ?

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