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La monnaie unique et le chômage


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Trémeau Bernard - mercredi 07 septembre 2011

chomage, euro
Le chômage a fortement augmenté en Europe, et en France en particulier, depuis un an.
En juillet 2011, les taux de chômage touchant les pays de la zone euro sont globalement de 10 %. Il y a donc des millions de chômeurs en Europe.

Mais leur nombre varie suivant les pays. L’Autriche est le pays qui a le moins de chômeurs, avec un taux de 3,7 %, suivie de près par les Pays-Bas qui n’ont que 4,3 % de chômeurs. L’Allemagne en a 6,1 %, l’Italie 8 % et la France 9,9 %. L’Espa­gne bat tous les records avec 21,2 %.
Il est intéressant de prendre aussi en compte le chômage des « jeunes » de 15 à 24 ans. Il a également atteint des taux records. Il est en moyenne de 20,5 % dans la zone euro. Il est seulement de 7,5 % aux Pays-Bas, de 7,8 % en Autriche et de 9,5 % en Allemagne. Il grimpe à 23,4 % en France, 38,5 % en Grèce et à 46,2 % en Espa­gne…

Autre point qu’il faut absolument souligner : avant 1972, les gouvernements avaient une politique économique qui n’exposait pas au chômage. Et le chômage ne détruisait pas la vie des Européens. Cette période a été appelée celle des « 30 glorieuses ».

Depuis 1972, et le désir de créer une union monétaire européenne, le plein emploi a quitté l’Europe et le chômage est apparu.
Les responsables politiques de l’époque ont pensé que l’union monétaire serait un moyen de consolider l’Europe bien supérieur à la seule union économique réalisée dans le Marché commun.

Ils ont aussi cru, et croient encore, qu’une monnaie commune européenne donnerait à l’Euro­pe un poids politique, une puissance supérieure. Les Européens pensent qu’on peut utiliser l’euro pour contrer le dollar des Américains.
Les responsables européens ont ensuite pensé, et pensent toujours, qu’en abandonnant les monnaies nationales, on ne pouvait plus les dévaluer. On ne peut pas, selon eux, dévaluer une monnaie qui n’existe plus…

Ils ne voient pas, ou ne veulent pas voir, que, depuis 12 ans, une parité fixe lie entre elles ces anciennes monnaies alors que les coûts de production augmentent bien plus rapidement en Grèce, en Espagne, ou en France qu’en Autriche ou en Allemagne.
Il n’y a pas de meilleur moyen pour créer du chômage que de maintenir une parité fixe trop longtemps. Les entreprises du pays où les prix de production grimpent plus rapidement sont éliminées car elles ne sont plus compétitives.

Nos responsables font une autre erreur. Ils sont persuadés que l’on peut relancer l’économie en distribuant de l’argent non gagné à leurs électeurs. Ils empruntent donc de l’argent pour le distribuer ensuite. Cette « relance » ne relance, en pratique, que l’inflation : les prix augmentent et le pouvoir d’achat diminue. Le chômage augmente donc.

Les responsables politiques ont enfin décidé de rééquilibrer leurs budgets, tout en remboursant les énormes dettes qu’ils ont contractées depuis des années.
Ils doivent donc trouver de l’argent. Soit ils réduisent leurs dépenses et distribuent moins d’argent à leurs électeurs. Soit ils augmentent les impôts. (C’est de loin cette deuxième solution que les responsables français préfèrent…)
Dans les deux cas, le pouvoir d’achat des électeurs diminue et le chômage augmente.
Tel est le comportement de nos responsables politiques européens.

Il est normal que ce vendredi 2 septembre vers 16 heures, les prix des obligations émises par les États qui continuent à trop emprunter se soient effondrés une fois de plus et aient atteint les cours du 18 décembre 2008, lors de la grande crise financière mondiale.
L’Europe, avec sa monnaie unique, est comme le Titanic. Elle se croit très solide, mais elle est très proche de son iceberg !

Les pays européens, pour survi­vre, sont obligés de retrouver leurs monnaies nationales pour pouvoir enfin dévaluer.

Il est heureusement tout à fait possible de créer une Europe sans crise et sans chômage. Mais, pour cela, il faut que nos responsables retournent à l’école, lisent et comprennent enfin ce que racontent Jacques Rueff ou Milton Friedmann. Et le mettent en pratique. Les pays qui ont appliqué ce que disent ces deux économistes ont supprimé le chômage chez eux en moins d’un an…

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En bref
Grèce
La Banque nationale de Grèce a enregistré 1,3 milliard d’euros de pertes nettes au premier se­mestre 2011.

Chiffres significatifs
Commerce > Au premier trimestre, les ventes en ligne en France ont frôlé les 9 milliards d’euros, soit une hausse de 20 % en un an !

Solitude > Un Français sur dix souffre de la solitude.

Tourisme > Malgré un climat pluvieux, les mois de juillet et août ont vu l’activité touristique française augmenter de 3,1 % par rapport aux mêmes mois de 2010. Cette hausse vient en particulier des Français dont la fréquentation des lieux touristiques français a crû de 3,1 % ; dont la durée des séjours a augmenté de 3,8 % ; et dont les dépenses ont augmenté de 8,1 %.

Suisse > 7,1 % des Suisses disent avoir été victimes d’un cambriolage dans leur vie, contre 5,1 % en 2004…

Déménagement > 6 mil­lions de Français changent chaque année de domicile !

Logement > Conséquence de la diminution des avantages fiscaux, les ventes de logements neufs se sont effondrées de 22,6 % au deuxième trimestre !

Rentrée > Selon les associations de consommateurs, les fournitures scolaires coû­teraient en moyenne 3,1 % de plus qu’à la rentrée 2010. Pour un élève de maternelle, la note s’élève à 42,50 euros ; pour un élève de CP, à 122,60 euros ; pour un élève de sixième, à 357 euros ; pour un élève de seconde générale, à 579,40 euros ; et pour un élève de seconde technologique, à 829,10 euros…

PME > La France compte 2,8 millions d’entreprises de moins de 10 salariés.




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