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La police de la pensée contre Eric Zemmour |
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Milliere Guy - mardi 18 janvier 2011
liberte
Tout au long de la semaine dernière, un procès a eu lieu à Paris. La personne incriminée était Éric Zemmour. Il lui était reproché d’avoir dit ce qu’on peut dire quotidiennement et librement dans les médias d’un pays libre. En face de lui, on trouvait quasiment tout ce que la France compte de gens qui veulent définir ce qu’on a le droit de dire, d’écrire ou de penser.
En prétendant lutter contre le racisme, ces gens ne font depuis longtemps que l’alimenter. En clamant lutter contre l’« islamophobie » (reprenant au passage un mot inventé par ce grand démocrate que fut l’ayatollah Khomeyni), ils suscitent une réaction plus vive encore à l’encontre de l’islam et semblent vouloir pousser des franges de plus en plus grandes des populations à rejeter tous les musulmans en bloc.
Ces gens ont une mentalité de flics politiques. Ils auraient eu leur place au KGB ou à la Stasi. Leur modèle de société semble être la Chine où, dès qu’un mot de trop est énoncé, le coupable est envoyé en prison, voire la Corée du Nord ou le Cuba des frères Castro. Ils n’ont jamais compris que les mauvaises idées se combattent par la réfutation, et que, si on peut interdire l’usage de certains mots, on ne peut pas se glisser dans le cerveau de tous les êtres humains pour y traquer l’ensemble de ce qui s’y passe.
Sept décennies de léninisme, le goulag, les incarcérations en hôpitaux psychiatriques n’ont pas annihilé la dissidence en Union soviétique. Cinquante ans de maoïsme en Chine n’ont pas anéanti l’émergence d’hommes tels que Liu Xiaobo.
La France n’étant pas un pays totalitaire au sens où l’Union soviétique en était un, et pas une dictature qu’on puisse comparer à la Chine actuelle, des hommes tels qu’Éric Zemmour sont simplement harcelés, diffamés, salis.
Ils peuvent être protégés aussi, aujourd’hui, par leur notoriété. Comme je l’ai écrit ailleurs, les flics politiques français s’y sont pris trop tard pour l’abattre, sans doute. Mais il ne faut pas oublier pour autant leur capacité de nuisance et de destruction. Combien de gens ont-ils traîné dans la boue au fil des ans ? Combien de gens ont-ils broyé ?
La France s’honorerait en adoptant une loi garantissant une effective liberté de parole, en supprimant l’essentiel des délits de presse, et en mettant ainsi hors d’état de nuire des organisations qui ont fait preuve depuis longtemps de leur meurtrière nocivité.
Ces organisations prétendent lutter contre le totalitarisme ; elles sont des organisations de type totalitaire et poursuivent des fins de type totalitaire. Elles prétendent protéger ; elles ne font que nuire à ceux qu’elles prétendent protéger.
Elles affirment veiller à ce que des débats qu’elles décrètent malsains n’aient pas lieu ; elles font que ces débats n’ont pas lieu et, dès lors, font aussi que tout le climat mental de la société où elles sévissent devient malsain.
Elles ont une responsabilité essentielle dans la remontée du racisme et de la xénophobie, dans la peur, voire l’aversion absolue, que des millions de gens ressentent envers l’islam.
En s’obnubilant sur une définition de l’antisémitisme datant de la Deuxième Guerre mondiale, elles empêchent de parler de l’antisémitisme qui remonte de tous côtés en Europe et qui pousse les populations juives à partir en silence.
En voulant que la loi définisse l’histoire, elles entravent la possibilité pour les historiens de simplement démolir les pseudo-travaux de charlatans et d’imposteurs à qui elles peuvent conférer ainsi l’aura du martyre.
En ajoutant une volonté d’instrumentaliser la justice à l’indignation morale que suscitent légitimement des discours abjects sur des faits eux-mêmes abjects, elles viennent polluer cette indignation morale et la pervertir.
Leur existence a fortement contribué à réduire la France à une province éteinte du monde dans le domaine de la pensée. Leurs façons de faire, malheureusement, contaminent le reste de l’Europe.
Les civilisations qui meurent sont souvent touchées par une stérilité dont elles n’ont pas conscience et qui les empêche d’ouvrir les yeux et de trouver la force du sursaut. Des gens, en ce pays, suscitent la stérilité. D’aucuns les imitent ailleurs.
Effroyable époque, décidément !
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Cantona
On se souvient de l’appel de l’acteur et ancien sportif Éric Cantona à vider les comptes en banques, en décembre dernier. Roselyne Bachelot, ministre de la Cohésion sociale, dénonçant cet appel comme irresponsable, a levé à ce propos un lièvre cocasse : la femme de Cantona, Rachida Brakni, jouait au printemps 2009 (ce n’est pas si vieux !) dans une publicité pour le Crédit lyonnais…
Divers faits
Nucléaire > Le virus informatique Stuxnet, qui a entraîné l’arrêt d’une partie importante des installations nucléaires irakiennes (manipulant les automates de ces installations, il leur aurait commandé de les détruire physiquement), serait le fruit d’une collaboration entre les services de renseignement américains et israéliens, selon le « New York Times »…
Éclairage > La mairie de Paris renégocie actuellement le contrat concernant l’éclairage public de la capitale (150 000 lampadaires et feux tricolores) pour les 10 prochaines années. L’enveloppe est estimée à quelque 900 millions d’euros !
Narnia > L’acteur Liam Neeson, la « voix » du lion Aslan dans le troisième volet de « Narnia », a créé la polémique en déclarant de façon très politiquement correcte : « En plus de symboliser le Christ, Aslan peut aussi représenter Mahomet, Bouddha, et tous les prophètes et autres grandes figures spirituelles à travers les siècles. » Il s’est fait vertement renvoyer dans les cordes par Walter Hooper, ancien secrétaire de C.S. Lewis, le créateur de cet univers fabuleux : « Aslan n’a rien à voir avec l’islam. Lewis avait écrit lui-même que l’histoire entière de Narnia était basée sur celle du Christ. Il n’aurait pas pu être plus clair ! » |
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