de Beaufort Hubert - vendredi 07 octobre 2011
front-national
Après la crise financière, la crise économique, la crise géopolitique de la Méditerranée, les vrais et faux scandales, nous devons faire face aujourd’hui à la crise des banques. Le vase n’est pas plein, il déborde, et nos concitoyens, en plein désarroi, attendent de tous nos responsables politiques, je dis bien de tous nos responsables, qu’ils abandonnent les débats surréalistes sur leurs promesses présidentielles utopiques, pour rechercher, face à la gravité de la situation, un consensus de salut public.
Car, soyons clair, le problème grec et le désarroi européen ne doivent pas faire oublier ces révolutions du Moyen Orient, révolutions à nos portes qui nous interpellant chaque jour davantage avec leurs 170 millions d’habitants. Sous la bannière d’une démocratie utopique, ils recherchent par tous les moyens du pain et du travail. Et certains n’hésiterons peut-être pas à initier de nouvelles guerres.
Et la France et les Français, que veulent-ils ? Devant cette interrogation les sondages donnent des résultats constants.
A la question : quel est le personnage le plus marquant de notre histoire, la réponse est immuable, c’est Charles de Gaulle.
Pourquoi une telle pérennité ?
Nous pouvons donner la réponse : la lucidité des analyses et des prospectives. De Gaulle avait prévu, dix ans avant la guerre de 1939, comment la France devait s’y préparer. Après la défaite de 1940, il savait que l’Allemagne serait vaincue.
En 1945, pour la reconstruction du pays, il constitua un gouvernement d’union nationale allant des communistes à la droite en faisant même revenir Maurice Thorez qui avait déserté à Moscou.
Même lucidité en 1958, avec le franc Pinay et l’indépendance donnée à l’Afrique.
Face à l’ébullition de la France, de l’Europe, du monde avec l’incertitude concernant le futur, il nous faut à la fois des visions claires et un consensus national.
Ce consensus national doit bien entendu être politique : en 2011, ce n’est plus le parti communiste qu’il faut intégrer, mais le Front National, car il représente 20 % des citoyens.
Depuis un quart de siècle, la législation s’emploie à écarter le Front des instances nationales, alors qu’en toute logique, il pourrait revendiquer près de cent sièges de députés.
De Gaulle n’était pas communiste, lorsqu’il a fait revenir Thorez et nommer ministres plusieurs dignitaires du parti.
Un futur gouvernement d’Union n’implique pas d’adhérer aux thèses du Front, mais de lui demander de participer à la résolution de crises majeures.
Issu d’une famille de gaulliste et de grands Résistants, je pense qu’il faut, en ces temps difficiles, savoir pratiquer une politique de rassemblement et savoir dépasser les divergences politiques, comme a su le faire à trois reprises le général : en 1940 en 1945 et en 1958.
Dans les périodes de crise, il faut savoir rassembler : la désunion n’est alors plus admise par nos compatriotes.
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