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La politique fiscale actuelle est illisible ! |
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Entretien - mardi 22 septembre 2009
fiscalite
Entretien avec
Ch.-Henri d’Andigné
et Jeanne Pavard
Rédacteur en chef et responsable du site internet du Cri du contribuable http://www.lecri.fr
Pouvez-vous nous rappeler l’histoire du Cri du contribuable ?
Le Cri du contribuable, journal de Contribuables Associés, a été lancé en 2005 par Alain Dumait. Il était à l’époque trimestriel, et dirigé par Éric Letty (aujourd’hui rédacteur en chef de Monde et vie). Il est devenu mensuel, puis, en 2007, quinzomadaire. L’objectif était de mieux coller à l’actualité. Or, il nous est apparu que, pour suivre l’actualité au jour le jour, rien ne valait un site internet redéployé et modernisé. Du coup, le Cri redevient mensuel. Il traitera de sujets de fond, avec davantage de recul. Mais l’angle n’a pas changé : nous traitons de l’actualité politique, économique, sociale, culturelle, à travers le prisme des dépenses publiques.
Que peut trouver l’internaute sur le site du Cri ?
Dans ce contexte de crise économique et budgétaire, l’actualité de la dépense publique est particulièrement chargée. Le but de la version internet de notre journal est d’être plus réactif à cette actualité et de peser ainsi davantage sur la scène politique et médiatique. Il s’agit d’un site d’information continue, dans le style de Bakchich.info ou Rue89, qui nous permettra de travailler chaque jour à la bonne information des contribuables français – particulièrement malmenés ces temps-ci ! Le format internet nous permettra en outre de diversifier le contenu, afin de rendre nos sujets plus attractifs : en plus du contenu classique d’un quotidien (articles, interviews, tribunes, éditos), l’internaute pourra y trouver davantage de dessins et caricatures de nos dessinateurs (Trez, Miège et Innocent), mais aussi des podcasts radios et des vidéos.
Politiquement, comment se situe Le Cri du contribuable ?
Nous sommes indépendants de tous les partis politiques. Nous donnons la parole à des députés de tous bords, pourvu qu’ils aillent dans notre sens : la baisse des dépenses publiques, donc des impôts, et la liberté économique en général. Mais les sujets que nous abordons sont éminemment politiques : la dette, les excès de dépenses de tel ministère, le gaspillage de telle administration. Décider de concentrer les dépenses publiques sur les compétences régaliennes de l’État (sécurité, justice, diplomatie), et uniquement sur elles, comme nous le proposons, découle d’un raisonnement politique, au vrai sens du terme. Un État amaigri serait beaucoup plus efficace et coûterait moins cher !
Comment jugez-vous la politique fiscale actuelle du gouvernement, notamment en ce qui concerne les écotaxes ?
La politique fiscale est difficilement lisible. Le chef de l’État avait promis qu’il n’y aurait pas de taxe supplémentaire, et il est en train de concocter une taxe carbone, qui sera la dixième nouvelle taxe depuis son accession au pouvoir ! Cette taxe elle-même est incompréhensible : elle a vocation à limiter les émanations de CO2 dans l’atmosphère alors que la France, sur ce plan, est exemplaire (1,4 % des émissions mondiales, ce qui est dérisoire). Cette taxe, tout le monde le sait, ne changerait rien à la pollution mondiale. Elle changerait d’autant moins qu’une partie serait redistribuée. Mais, si elle est redistribuée, elle perd par là même de son impact écologique ! Du coup, tout le monde est furieux : la majorité des Français (66 %), qui ne veut pas d’un nouvel impôt, et les ayatollahs verts qui trouvent que son taux est insuffisant ! Le gouvernement perd ainsi sur tous les tableaux…
http://www.lecri.fr
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État
«Chacun sait qu’un marché sans État de droit – et sans État tout court – ne peut fonctionner. Le seul marché sans État de droit qui existe actuellement, c’est la Somalie. Aujourd’hui, nous sommes en train de nous diriger vers une Somalie planétaire !»
Jacques Attali
SIC
Mondialisme «Les Français attendent des solutions à la crise. L’extrême gauche n’en apporte aucune. Ce sont des internationalistes complices du système. Ils vont nous dire : « Le mondialisme ne marche pas, il faut encore plus de mondialisme !»»
Marine Le Pen
Majorité «Le MPF n’entre pas dans la majorité présidentielle pour aseptiser son discours, mais au contraire pour le faire entendre.»
Philippe de Villiers
Pessimisme «Avant la crise, certains qualifiaient les Français de pessimistes. Aujourd’hui, je crois que nous pouvons dire qu’ils sont réalistes.»
Emmanuel Todd, essayiste
Majorité «Les cons sont majoritaires et moi, j’ai toujours été élu par une majorité et ça continue parce que je sais comment les gaver. Je les gave avec ma bonne tête, je raconte des histoires de cul. Ça a succès fou !»
Georges Frêche,
maire PS de Montpellier
Ouverture «C’est bien de vouloir rassembler tout le monde, c’est une belle idée, mais je crois qu’une démocratie a besoin d’une opposition.»
Christine Boutin,
ancien ministre du Logement
Dépression «Si les Français n’ont que les bulletins UMP et PS devant eux, il y a de quoi entrer en dépression !»
François Bayrou |
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