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La résistible ascension de Barack Obama


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Milliere Guy - jeudi 01 avril 2010

obama
Pendant la campagne électorale qui a mené Barack Obama à la Maison Blanche, il m’est arrivé de penser que celui-ci ne pouvait pas être élu, et je l’ai écrit. Un homme avec un aussi lourd passé, pensais-je, allait se trouver éliminé : les grands médias américains feraient leur travail d’information, et la baudruche méphitique exploserait en vol.
La réalité a été que les grands médias américains n’ont pas fait leur travail et se sont transformés en organes de propagande. Ils ont contribué à gonfler la baudruche et pas à la faire exploser. Et, malgré son passé, Obama a été élu.

Au moment de l’élection, et au cours des semaines et des mois qui ont suivi, j’ai été l’un des seuls à dire que les Etats-Unis et le monde entraient dans une période très sombre et très dangereuse. On m’a accusé, parfois, d’être excessif. La réalité, là, m’a donné raison, hélas, et a montré que si j’avais été excessif, c’était dans l’optimisme. J’ai dit qu’Obama serait pire que Carter : désormais ce serait faire injure à Jimmy Carter que de le comparer à Barack Obama. Carter était un imbécile. Obama n’est pas très intelligent, mais il compense par le cynisme, l’absence totale de scrupules, un comportement qui frôle le gangstérisme, et un entourage d’exécuteurs de basses oeuvres.

J’ai comparé Obama à un orage ou à une tornade. J’ai dit qu’il se comportait en allié des islamistes. Tout cela se révèle de plus en plus exact, avec une différence : les orages et les tornades passent. Obama me semble désormais prêt à tout faire, je dis bien strictement tout, pour s’incruster, quitte à agir par effraction ou par hold up.
 
Sur un plan intérieur aux Etats-Unis, non seulement Obama se donne pour tâche de briser le dynamisme entrepreneurial américain, de placer graduellement l’économie sous tutelle gouvernementale, de démultiplier l’endettement afin d’aller vers la banqueroute et de placer le pays sous le contrôle d’autres puissances ou d’organisations internationales, mais il entend aussi rendre le plus grand nombre d’Américains possible dépendants du gouvernement afin de pouvoir acheter leurs voix selon les règles les plus sordides du marché politique. Et si cela ne suffit pas, il est prêt à créer de nouveaux Américains par centaines de milliers en régularisant à la hâte des immigrants clandestins et en leur donnant le droit de vote.

Sur le plan extérieur, la doctrine Obama laisse voir de plus en plus clairement ses contours, et consiste à abandonner graduellement les alliés des Etats-Unis, à pratiquer l’apaisement face aux puissances hostiles aux Etats-Unis et au monde occidental, et à affaiblir les systèmes de défense américains pour confier le futur à des instances telles que les Nations Unies.

La loi tout juste promulguée concernant la « réforme de la santé » n’est ce qu’elle prétend être qu’en apparence : c’est, en fait, un instrument destiné à créer une administration publique tentaculaire chargée de placer sous son contrôle seize pour cent du secteur privé, et de mettre sous perfusion et sous surveillance bureaucratique plusieurs dizaines de millions d’Américains. Et la façon dont les votes permettant la promulgation ont été extorqués, contre l’opinion d’une grande majorité du peuple, à la poignée de représentants réticents en dit très long : on peut la trouver grotesque, comme l’ont fait quelques commentateurs à Washington. On peut la trouver infâme aussi, et le mot «infâme» semble tout à fait approprié.

Les déclarations parlant en parallèle, de la poursuite de la recherche de sanctions contre l’Iran ne sont elles-mêmes que de la poudre aux yeux : les comportements en coulisse indiquent tous qu’Obama considère d’ores et déjà la nucléarisation de l’Iran comme une chose accomplie. Et le fait qu’en parallèle, il laisse la Turquie dériver vers l’islam radical, ne s’inquiète plus du tout de ce qui se passe au Soudan, et place Israël dans la position du bouc émissaire coupable de tous les maux en dit long, très long là encore : et là, aucun commentateur à Washington n’emploie le mot « grotesque », même si tous n’emploient pas le mot « infâme ».

Sept mois nous séparent des élections de mi mandat. Ces élections seront les plus décisives de l’histoire américaine. Elles diront si ce que j’appellerais, sur un mode brechtien, la résistible ascension de Barack Obama s’arrêtera là, ou si elle se poursuivra. Ceux qui en Europe trouveraient anodin qu’elle se poursuivre devraient réfléchir. L’Europe va très mal et n’a aucun moyen de se défendre. Si les Etats-Unis devaient tomber, la mort de l’Europe viendrait plus vite, et il n’y aurait aucune issue.

N.B :

Euro 92 et l’Association pour la Liberté Economique et le Progrès Social vous invitent à une conférence de Guy Millière
(La 7e dimension Le nouveau visage du monde après la crise)


Mercredi 7 avril à 19h30
au siège de l’ALEPS :
35, ave Mac-Mahon 75017 Paris
Inscriptions : euro92@noos.fr

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Chaos
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Monnaie «S’il souhaite plus de stabilité monétaire, le monde ne peut plus être dépendant d’une seule monnaie de réserve internationale.»
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directeur général du FMI

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Jean-Luc Mélenchon,
sénateur Front de Gauche

Islamisme «Nous avons combattu le marxisme révolutionnaire du XXe siècle ; il ne s’agit pas de succomber à l’islamisme révolutionnaire du XXIe siècle. Il faut clairement indiquer que les valeurs de l’islam ne sont pas compatibles avec les valeurs humanistes et chrétiennes de l’Eur­o­pe.»
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2012 «Je ne voudrais pas être paradoxal, mais je crois que le pire serait que Nicolas Sarkozy soit réélu en 2012. Parce que Nicolas Sarkozy a un grand tort : non seulement il fait une politique aussi à gauche que la gauche dans tous les domaines, mais il a réussi, par l’illusion qu’il a créée et entretenue (et qui risque de continuer), à freiner le développement de la vraie droite.»
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