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La supériorité de Benoît XVI |
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Bonnal Nicolas - mardi 23 septembre 2008
religion
J’ai pleuré en lisant certains de ses textes. L’éblouissante supériorité intellectuelle de Benoît XVI ne fait plus aucun doute, et elle est bien au-dessus des théologiens moyens du siècle passé. Elle est une chance inouïe pour le catholicisme que l’on voit à nouveau dynamique et conquérant. Comme au temps des dominicains ou des jésuites, les catholiques vont avoir un ascendant intellectuel sur la concurrence, si j’ose dire ; et, même en des temps médiatiques imbéciles, c’est un atout fondamental.
Benoît XVI incarne la réconciliation de la raison et de la lumière divine, de ce que saint Jean appelait le Logos. La rage frustrée de certains doit éclater en ce moment en même temps que leur désespoir existentiel. Car le message du pape irradie comme un phare dans la nuit obscure : en rendant hommage à l’herméneutique sacrée, il ne cherche pas à diviser juifs, musulmans, bouddhistes ou païens, il cherche à éclairer jusqu’aux athées et aux fameux agnostiques. Et il recommande même aux apprentis-sorciers de la science et de la terre profanées ce que devrait être leur voie : la recherche de Dieu, plutôt que celle du meilleur rendement ou du clone en pièces détachées.
Il me paraît important que ce pape soit un Allemand : les Allemands ont été les plus grands philosophes de l’Europe et, à ce titre, ils ont commis les plus grands péchés contre la Foi chrétienne, sans doute après Leibnitz. Kant, Hegel, Nietzsche, Schopenhauer et, bien sûr Marx, ont été des ennemis presque irréels du christianisme. Il a fallu la grande voix du paysan souabe Heidegger pour se rendre compte de l’oubli de l’Être, même s’il se refusait à se régénérer dans les eaux de son baptême.
Avec son génie germanique, mais aussi avec une clarté toute latine, presque française, Benoît XVI, fils de notre bien-aimée Bavière, terre des bières et du travail bien fait, illustre le retour aux sources intellectuelles du grand christianisme.
Car, pendant très longtemps, les catholiques ont été victimes d’un mépris intellectuel incroyable : on dit les « cathos », les « ravis de la crèche », les « imbéciles heureux » en pensant à eux. Depuis le malnommé siècle des Lumières, l’infâme catholicisme est synonyme d’obscurité et de stupidité. La science et la technique marchaient avec le progrès, et l’on voit d’ailleurs où elles nous ont menés, sur le plan écologique, esthétique ou cognitif (comparons Bossuet à Christine Angot pour voir…).
L’Église, en échange, se voyait chargée de tous les maux, en dépit du fait qu’elle exerça le magistère durant un millénaire et demi, qu’elle inventa la musique et recouvrit la terre d’Europe d’un blanc manteau d’églises, comme disait Raoul Glaber. Mais, complexée par les succès scientifiques ou politiques du modernisme, elle avait peut-être fini par croire qu’elle n’était plus au niveau. Avec Benoît XVI, nous avons obtenu réparation. Il a restauré nos cerveaux. Le Mens est au niveau de l’Anima.
Dans son discours prononcé aux Bernardins, j’ai été surpris par l’audace impromptue de son propos : il s’est réclamé du monachisme le plus absolu, de la tradition pythagoricienne de la musique (la musique des sphères), du lien sacré entre la musique et l’architecture, qui disait Goethe, est de la musique solidifiée. Sur ces points, je renverrai le lecteur à l’œuvre sans égale du musicologue suisse Marcus Schneider. La référence du pape au chapiteau de Cluny m’a bouleversé, d’autant que l’ancien portier de la Grande-Chartreuse m’avait éclairé à ce sujet : il m’évoquait la synarchie musicale, l’ennéacorde masculin et grave, ou aigu et féminin, et les correspondances architectoniques et musicales entre le ionien et le dorique.
L’extraordinaire discours des Bernardins rend aussi un hommage appuyé aux moines et, par une subtilité dont le pape a le secret, à l’exemplaire rabbinisme traditionnel. Les moines sont à la fois manuels et intellectuels, comme saint Paul fabricant de tentes. Ce sont eux qui de ce fait ont pu sauver l’héritage intellectuel de l’Antiquité (Joyce, catholique apostat, a écrit des pages admirables sur le rôle missionnaire des moines irlandais durant le haut moyen âge) tout en créant l’architecture, la musique et même la gastronomie européennes : que de chartreuses, d’élixirs, de bières, de fromages n’ont-ils pas inventés au cours de leur épopée médiévale !
Chesterton prophétisait un retour du Quichotte. Mais avec Benoît XVI, nous avons droit au retour de saint Thomas d’Aquin. Les pères de l’Église sont revenus pour nous éclairer. Et je ne vois pas la mitraille de l’inculture et de la dérision contemporaines l’arrêter comme cela.
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Séparation
2,8 millions d’enfants sont séparés de l’un de leurs parents.
Chiffres significatifs
Emploi > En 2007, la France a créé 324 000 nouveaux emplois, soit une hausse de 1,3 %. Dans le même temps, les 15 plus vieux pays de l’Union européenne (environ 7 fois la population française) ont créé 2,8 millions d’emplois (soit 8,6 fois plus que la France).
Détention > La durée moyenne de détention dans les prisons françaises est de 8,4 mois.
Déchets > Les entreprises françaises de traitement des déchets ont collecté 38,7 millions de tonnes de matériaux en 2007 et ont produit 31,9 millions de tonnes de matières premières !
Seniors > Seuls 38 % des Français plus de 55 ans et de moins de 64 ans exercent une activité salariée, contre 45,4 % dans l’UE à 15 ! La différence devient plus impressionnante encore pour les plus de 60 ans : 15 % exercent un emploi salarié en France, contre 29,4 % dans l’UE à 15 !
Temps partiel > 17,2 % des salariés français travaillaient à temps partiel en 2007, part relativement constante depuis 2000 (16,9 %).
Liste royale > En 2007, les dépenses de la maison royale (50,4 millions d’euros) ont coûté 66 penny, soit 0,83 euro, à chaque contribuable britannique. Par comparaison, le budget 2008 de l’Élysée est d’un peu plus de 100 millions d’euros (soit 2,88 euros par contribuable)…
Asile > Entre juin 2007 et mai 2008, 9 515 personnes ont obtenu le statut de réfugié (que 35 702 personnes ont demandé durant la même période)… |
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