actualité france, politique, journal de droite. Les 4 vérités Hebdo img, caricatures actualité, dessins L'actualité Française
vue de droite libérale

Offre gratuite !

La version papier :
pendant 4 semaines dans
votre boite aux lettres
Cliquez ici

La technocratie bruxelloise au secours de la française


envoyer cet article à un ami
Imprimer cette page


Voter pour cet article
10 VOTES
596 LECTURES

Trémeau Bernard - mercredi 12 août 2009

agriculture, europe
En 1962, les pays européens, s’unissant dans le cadre du Marché commun, décident de créer une politique agricole commune, la PAC.
Un même impôt a été créé dans tous les pays européens. Il donne à une caisse européenne (« Bruxelles ») les moyens financiers lui permettant d’acheter un produit agricole à un cours garanti, quel que soit le cours mondial du produit. Chaque fois que le cours mondial du blé, par exemple, passe au-dessous du cours garanti, c’est Bruxelles qui rachète le blé. Il faudra ensuite le vendre à perte, le stocker, le détruire ou le donner… La PAC permet ainsi d’offrir un prix garanti aux céréaliers.

Petit détail qui a une grosse importance. L’impôt prélevé sur l’ensemble des Français correspond environ à la moitié de ce que perçoivent l’ensemble des paysans français. La PAC est donc pour la France un astucieux moyen de faire financer sa politique sociale agricole par les contribuables des autres pays européens. Ce qui n’est pas toujours apprécié en Europe.

Mais, dans le cadre du Marché commun, la France impose beaucoup plus ses paysans que les autres pays européens. Elle est le champion toute catégorie des impôts. Les céréaliers français, payant plus de charges que leurs concurrents européens, ne peuvent donc pas être compétitifs.

Les gouvernements français ont alors décidé, de 1992 à 2002, non pas de diminuer les impôts frappant les paysans français, ce qui aurait été trop simple, mais de conserver les impôts tout en donnant une subvention. 500 millions d’euros, voire 700, ont ainsi été donnés. Il est impossible de penser que ces énormes sommes ont été données sans l’accord de Bruxelles.

Depuis 1999, une monnaie unique, l’euro, lie la France à la plupart des autres pays européens. Les gouvernements français n’ont pas diminué les impôts frappant leurs agriculteurs, ils les ont au contraire augmentés, alors que les autres pays européens – les Allemands ou les Espagnols en particulier – les diminuaient.

L’agriculture française n’est plus compétitive !

Les agriculteurs français sont donc de moins en moins compétitifs. Un ouvrier agricole coûte à son patron 6 euros de l’heure en Espagne (avec les Maghrébins) ou en Allemagne (avec les Turcs ou les Polonais), tandis qu’il coûte au moins 12 euros en France…
Enfin, les frontières de l’Europe sont ouvertes aux céréales, aux fruits ou au miel venant du monde entier. Un kilo de miel brésilien est vendu en France 3,1 euros. Le miel français équivalent vaut plus de 10 euros !

Ainsi 70 % des agriculteurs français n’ont pas le SMIC
. Et, pour les 35 heures par semaine, il vaut mieux ne pas en parler avec un paysan en période de moisson !

Heureusement pour eux, leurs femmes apportent de plus en plus les revenus d’un autre métier, tout en travaillant à la ferme quand on y manque de main-d’œuvre. Travail qui est le plus souvent non déclaré…

Rien ne va plus. Il faut donc négocier une nouvelle PAC. On a d’ailleurs déjà décidé de la négocier. Bruxelles découvre alors brusquement l’aide financière « illégale » que les agriculteurs français auraient reçue en 1992 et exige son remboursement à l’État français par les bénéficiaires…

Une énorme tâche est donc imposée au gouvernement français par l’administration bruxelloise. Il faudra d’abord vérifier les archives fiscales de toutes les entreprises agricoles. Il faudra ensuite retrouver qui a été bénéficiaire de l’aide. Certains d’entre eux sont déjà morts. D’autres ont quitté l’agriculture. Il faudra enfin trouver combien chacun a touché.

Le gouvernement français a immédiatement réagi et Bruxelles semble avoir fait machine arrière. Mais de nombreux agriculteurs français, encore plus en difficulté aujourd’hui qu’en 1992, refusent par principe de rembourser cette « aide illégale ». Ils demandent au contraire qu’une nouvelle aide « illégale ou non » leur permette de redevenir compétitifs.

Actuellement, Bruxelles accuse dans six autres domaines le gouvernement français d’avoir apporté une aide illégale à ses entreprises….
Ainsi, la technocratie bruxelloise a parfaitement aidé la technocratie française à installer la violence dans notre pays !

3 commentaires - Ecrire un commentaire


Recevez gratuitement
la version papier,
pendant 4 semaines !

Cliquez ici

En bref
Turquie
 La croissance économique de la Turquie s’élevait à 4,7 % en 2007. On estime que l’économie turque devrait reculer de 5,1 % en 2009 !

Chiffres significatifs
Sida > Environ 150 000 personnes seraient séropositives en France, dont 40 000 l’ignoreraient.

Consommation > En 2008, la consommation des ménages a augmenté de 1 %, contre 2,4 % en 2007.

Route > Le chiffre d’affaires des entreprises françaises spécialisées dans les travaux sur les routes a été de 24,8 milliards d’euros en 2008, dont 9,2 milliards à l’international.

Déficit > On estime que le déficit public américain va atteindre 12,1 % du PIB en 2009. Presque deux fois le déficit public français (6,6 %), ce qui n’est pas peu dire !

Charges > Contrairement à la propagande de l’extrême gauche, la part des charges salariales dans la valeur ajoutée des entreprises non financières françaises n’a jamais été aussi élevée : ces charges salariales représentaient un peu plus de 66 % de la valeur ajoutée à la fin 2008.

Édition > Le chiffre d’affaires de l’édition française a diminué de 2,2 % en 2008. Il s’élevait, pour cette année 2008, à 2,8 milliards d’euros. En termes d’exemplaires vendus, le recul est plus sensible encore : 3,8 % (mais tout de même 468 325 000 exemplaires vendus) !

Dépenses > Les dépenses des administrations publiques, en France, devraient représenter 55,6 % du PIB en 2009. Soit beaucoup plus que la moyenne des 27 pays de l’UE (50,1 %) et, surtout, nettement plus que la moyenne des pays de l’OCDE (42 %)…




Plan du site