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La tyrannie humanitaire et le gouvernement mondial de 2012.


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Bonnal Nicolas - vendredi 27 janvier 2012


Depuis quelques semaines, nous assistons à une succession de miracles qui mettent fin à l’annus horribilis 2011. En voici quelques-uns :
  • Les marchés se satisfont de Mario Draghi, qui a décidé de donner aux banques tout l’argent qu’elles voulaient. Un pseudo paparazzi le surprend même sans ceinture au volant d’une menue voiture, et voilà notre « vila affariste », comme disait l’ancien président Cossiga, au plus haut dans les sondages. 2012 sera sans doute l’année d’un rebond boursier. Banque du politiquement correct (voir son site), Goldman Sachs remontera aussi dans les sondages : mais de qui avions-nous donc si peur ?

  • Mario Monti nous joue lui la sérénade tartufe du bon catholique rigoureux au service de son pays. Monti est pourtant un Bildelberg de pure facture, ancien bien sûr de Goldman Sachs : mais puisqu’il nous dit qu’il mange à la maison des lentilles cuisinées par son épouse ! On a l’impression qu’après le Borgia Berlusconi nous avons droit à une resucée de Savonarole ou de l’ordre moral. Mais les italiens plus grands tricheurs du monde se sont mis à table pour confesser leurs crimes et appliquer au pas de l’oie le consensus des banques centrales. Dans la foulée les taux d’emprunt servant à rembourser d’autres emprunts ont baissé comme par enchantement.

  • En Espagne, nous avons un Rajoy qui évalue au double en arrivant le déficit, pour asséner dans le grand silence général de ses amis libéraux ou socialistes une série de coupe-gorges fiscaux, pétroliers (le pétrole va nous coûter fort cher cette année, il faut bien enrichir la Qatar Foundation qui finance nos films, nos clubs de foot et notre formatage), des hausses d’impôts en série et mettre au point un système de raréfaction de l’argent liquide – pour combattre la fraude. Tout cela conformément au commandement des Grands de ce monde : faire disparaître l’argent concret, le cash et bien sûr les peuples (l’Italie va renoncer au droit du sang)…

La tyrannie humanitaire mise en place suppose des guerres d’extermination ici ou là ; et l’on voit les marines pisser non pas sur les tombes comme dans le roman de Boris Vian, mais sur les cadavres. C’est plus propre, et cela donne raison au courageux candidat libertarien Ron Paul, diabolisé dans les médias, qui veut en finir avec la machine belliciste américaine (Bill Bonner parle d’une armée zombifiée, ne servant qu’à se reproduire et plus à faire la guerre), et a curieusement rencontré un bon écho chez les jeunes blancs là-bas.

Cette tyrannie humanitaire accompagne la formation d’un gouvernement mondial reposant sur trois outils : la bagnole (toujours la bagnole), l’intoxication pharmaco-alimentaire, l’aliénation technologique. Un type absorbé par ses machines laisse tranquille le système. Et il est traçable, comme tout le bétail mal nourri dont on l’alimente lui et ses gosses. Le discours moraliste est alors secondaire.

Mais il y a mieux.
  • En cherchant mon télétexte, je tombe sur une émission de TV pour enfants : on y apprend de la bouche d’adolescentes prêtes à tout dénoncer, et surtout leurs parents, que les animaux domestiques sont équipés des fameux micro chips que l’on croyait réservés aux grands criminels. Cela permet de dénoncer le propriétaire indélicat. La disparition d’enfants ici ou là facilitera aussi le perfectionnement du parc humain, comme disait Sloterdjik au milieu de cris d’orfraies, et l’équipement de tous en chips injectables et disponibles sur internet ! Cela se fait bien sûr au nom des grands sentiments, comme la Terreur de Robespierre, comme la dékoulakisation de Staline, comme nos grands bombardements. Le principe de précaution justifie tout (et il oublie que l’on écrasait en Espagne les animaux abandonnés pour qu’ils ne soient pas identifiés) ; c’est d’ailleurs au nom du principe de précaution que Hitler a attaqué la Pologne, puis la Russie, non ?

  • Si l’on applique le principe de précaution jusqu’au bout, on ne prendra pas de risques avec Marine Le Pen : elle n’aura pas ses 500 signatures pour se présenter aux présidentielles, et cela se fera dans l’indifférence générale des bobos, qui, comme dit Soljenitsyne, ne savent pas s’ils sont vivants. Je suis prêt à prendre le pari avec l’argent que Draghi me fera gagner en bourse : Marine Le Pen n’aura pas ses 500 signatures. Elle ne les ferait que si l’on était sûr qu’elle faisait plus de voix qu’Hollande au premier tour (car dans ce cas elle assurerait la réélection de qui l’on sait).

Un dernier point ; je rends sans le savoir avec un jour de retard un livre à la bibliothèque municipale. Je suis interdit d’emprunt ( !) non par la bibliothécaire, que je connais très bien, mais par l’ordinateur et le code-barres. Nous sommes tellement habitués à être fliqués et sanctionnés que nous ne bougeons plus. Mais je donne le titre de ce livre : club Bilderberg, de Daniel Estulin, chercheur émérite en conspirations technologiques et mondialistes. Je le recommande ainsi que son petit dernier sur l’institut Tavistock.

Gare à la laisse du chien, à la station-service et à la carte de vote !


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