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La victoire d’Israël


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Milliere Guy - samedi 11 septembre 2004


La situation dans laquelle nous sommes en ce mois de juillet 2004 au Proche-Orient est très claire. Une fois de plus, Israël est victorieux.
Quand, à l’automne 2000, Arafat a réenclenché une grande campagne de harcèlements et d’attentats-suicides, il s’attendait, selon toute vraisemblance, à démoraliser la population israélienne, à galvaniser la population arabe de Cisjordanie et de Gaza, voire celle des pays limitrophes, et à internationaliser le conflit grâce à l’intervention de troupes d’interposition multinationales.
En ce jour, la population israélienne n’est pas démoralisée : elle est amère, certes, d’avoir eu à subir les morts de ces mois et de ces années à cause d’un terrorisme abject et dans l’indifférence internationale, elle est touchée par les conséquences économiques de l’insécurité qu’a fait régner le terrorisme, mais elle survit, debout, fière, déterminée et insoumise. C’était bien mal connaître ceux qui, en partant de rien, et après avoir subi l’un des plus abominables crimes de l’histoire, ont en quelques décennies, fait fleurir le désert et transformé des terrains vagues en villes futuristes et à la pointe de toutes les technologies.
La population arabe de Cisjordanie et de Gaza, elle, n’est pas galvanisée et guère portée vers l’enthousiasme. Ces mois et ces années de meurtres lui ont apporté non pas la moindre victoire ou le moindre espoir de triompher, mais toujours davantage de misère, de désolation et de stérilité. Aucune région du monde ne connaît vraisemblablement les taux de chômage existant aujourd’hui en Cisjordanie et à Gaza. Les arabes qui travaillaient en Israël ont presque tous perdu leurs emplois, et comme la seule chose que l’Autorité Palestinienne soit capable de cultiver est la fabrication de ruines et de ceintures d’explosifs, l’argent est rare et seule abonde la pénurie.
Outre la déréliction, la seule chose que Yasser Arafat ait apportée à son « peuple » est le fanatisme et une haine d’autant plus stérile qu’elle ne peut plus répandre la mort comme elle le faisait auparavant. Pas d’attentat en Israël depuis trois mois. La barrière de sécurité n’est pas encore achevée, mais porte déjà ses fruits, tout comme les campagnes d’élimination ciblées de criminels récidivistes comme les dirigeants du Hamas. Les pays limitrophes ne bougent pas et ne bougeront pas jusqu’à nouvel ordre : le régime syrien est sur la défensive et plus préoccupé par les risques découlant pour lui du retour à la décence en Irak que par l’idée de faire la guerre à Israël. La Jordanie et
l’Égypte souhaitent visiblement l’apaisement de la région et non son embrasement.
L’intervention internationale, en ce contexte, constitue une hypothèse totalement improbable. Le seul pays extérieur à la région qui ait du poids dans ce dossier est les États-Unis, et pour les États-Unis, la politique israélienne est la bonne, et l’Autorité Palestinienne est hors jeu.
Le seul, l’unique pays à tenter de maintenir un semblant d’existence politique à l’Autorité Palestinienne telle qu’elle est et à Yasser Arafat en particulier, est la France. Le moins que l’on puisse dire est que Chirac et ses séïdes sont constants dans l’erreur et dans l’ignominie. Après avoir tenté jusqu’au bout de sauver le régime de Saddam Hussein en Irak, après avoir exercé des pressions douteuses sur la Turquie aux fins qu’elle ne laisse pas passer les troupes américaines sur son sol au moment du déclenchement de la guerre, après avoir refusé toute aide de la France à la construction du nouvel Irak, après avoir pleuré l’élimination du cheikh Yassine, proclamé par le Quai d’Orsay, « chef spirituel », après avoir souligné de façon retentissante à Sea Island son hostilité à toute initiative visant à apporter davantage de décence au Moyen-Orient, Chirac envoie Barnier-chien-fidèle lécher les bottes de pervers pépère Yasser, déclarer que pervers pépère Yasser est le seul représentant « légitime » des « palestiniens », passer la nuit auprès de pervers pépère Yasser (pour quoi faire ? Y aurait-il du Pacs dans l’air ?) et déclarer épanoui au réveil que le mur construit par Israël est une honte. Selon certaines sources autorisées, Barnier aurait dit en outre à Arafat qu’il devrait faire quelques gestes, sans quoi la France serait bientôt le dernier pays à soutenir l’Autorité Palestinienne. Le seul geste que sait faire Arafat est le V de la victoire quand du sang a coulé, et cela ne changera pas. Barnier et Chirac devraient regarder autour d’eux : la France est d’ores et déjà le seul pays à soutenir encore Arafat de manière ouverte. Quoi d’étonnant à ce que la France soit de plus en plus isolée en Europe ?

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En bref
OTAGES
« Peut-être le cas des deux otages journalistes français finira-t-il par convaincre les médias internationaux d’appeler par leurs vrais noms les criminels qui opèrent en Irak. Il s’agit de terrorisme et non de résistance » ( Iyad Allaoui, Premier ministre irakien).

Sic

v MOYEN-ORIENT
« Le monde arabe va très mal. Du point de vue du développement humain, c’est même sans espoir… Dans tous les pays arabes unis, on publie vingt fois moins de livres qu’en Grèce ! » (Fayssal al-Kassem, syro-britannique, animateur de l’émission «À contre-courant », sur la chaîne Al-
Jezira).

v FOULARD
« Les musulmanes qui portent le foulard se demandent pourquoi nos concitoyens français se sentent si mal à l’aise avec elles. Elles se demandent pourquoi l’école tolère une fille qui vient en classe avec le nombril à l’air et un piercing, et pourquoi le foulard dérange… » (Mokhtar Jaballah, imam de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), le 3 septembre, à La Courneuve).

v VOILE
« Jamais ici nous n’interdirons le port du voile comme en France » (Paul Martin, Premier ministre du Canada).
À noter : au Québec, un sondage récent donne à nouveau une courte majorité d’électeurs en faveur d’une souveraineté de la «Nouvelle France ».

v BEAUX-ARTS
« Tant que nous n’aurons pas en France un système économique libéral qui encourage le profit, la création artistique française continuera à décliner sur la scène internationale » (Daniel Templon, galeriste).

v CHINE
« Le prix de revient d’un véhicule fabriqué en Chine n’est certainement pas, à l’heure actuelle, inférieur à celui d’un véhicule produit en Europe » (Jean-Martin Folz, président du groupe PSA Peugeot Citroën).




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