Gelé Gérard - vendredi 18 juin 2010
Entre nos « réformettes » stériles et nos gaspillages, l'affaire Christine Boutin ne représente que la partie immergée de l'iceberg de nos folles dépenses.
On reconnaît qu’il faut « réformer » le système français, mais ce système n’est pas réformable : il faut le changer ! Le pays ne sortira du marasme que grâce à de vrais changements économiques, comparables aux réformes qui ont été réalisées dans d’autres pays : la Suède, l’Allemagne, etc.
Sans réformes, réelles et sérieuses, pas de succès politique. Certes, Nicolas Sarkozy, à la différence de son prédécesseur à la tête de l’Etat, a fait preuve de qualités, de volontarisme, et surtout de la maîtrise de la communication avec l’opinion.
Mais les qualités d'homme d'état responsable sont plus importantes. Qui peut dire avec certitude quelles sont les convictions et la vision qui le guide ? En a-t-il ? Ou est-il juste animé par la soif du pouvoir ? Sans vraies réformes, le pays est retombé dans l'ornière de la gouvernance stérile.
Pour redonner de l'espoir et du pouvoir d'achat aux Français, la révolution fiscale doit être complétée, l'Élysée et le gouvernement donnant l’exemple, par une réduction drastique des dépenses publiques et une lutte féroce contre les gaspillages et les fraudes, en mobilisant notamment les administrations contre les fraudes aux aides sociales commises au détriment de notre sécurité sociale.
Gérard Gelé
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