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La vraie nature de la société française


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Lambert Christian - mercredi 03 août 2011

demographie, immigration
La France compte 65 millions d’habitants, soit 1 % de la population mondiale. Sur ces 65 millions, les Français d’origine sont estimés à 53 millions. Les immigrés, naturalisés ou non, seraient au nombre de 12 mil­lions environ, dont certains sont parfaitement assimilés, mais d’autres, nombreux, ne le sont pas. Il convient à ce sujet de faire une distinction entre les immigrés européens, italiens, espagnols, portugais, etc., et ceux venant d’Afrique, du Proche et du Moyen-Orient, plus nombreux et d’une tout autre civilisation.

Les clandestins seraient 550 000, essentiellement d’origine africaine et moyen-orientale, la majorité d’entre eux étant de religion musulmane, désormais la deuxième religion de France, plus 150 000 clandestins outre-mer, en particulier à Mayotte et en Guyane. On retiendra que, parmi les nombreux immigrés venant d’Orient, figurent les chrétiens chassés par l’islam que ces chrétiens ont la désagréable surprise de retrouver en France, avec mosquées et imams.

Il arrive de 200 000 à 300 000 nouveaux immigrés par an, de toute provenance, mais surtout afro-maghrébins, dont de nombreux demandeurs d’asile (45 000) qui, acceptés ou refusés, restent en France.

Le taux de natalité des femmes françaises est inférieur à 2. Celui des femmes immigrées, venant notamment du Maghreb et d’Afrique noire, est bien supérieur, donc, arithmétiquement, dans quelques décennies, l’hexagone aura perdu beaucoup de son identité française. Le droit de vote que la gauche veut offrir aux résidents étrangers, et qui finira par leur être accordé, y contribuera. La France sera alors très africanisée, avec de larges fractions de la population illettrées. Le baccalauréat, autrefois un véritable concours, est maintenant distribué chaque année à 80 % des candidats en moyenne. Il n’a plus guère de valeur, mais permet d’accéder à l’université dont logiquement le niveau baisse, comparativement aux universités anglo-saxonnes et à certaines universités asiatiques.

La population active de la France est de 28,3 millions de personnes. Sur ce chiffre, 4 millions sont sans emploi, dont 2 560 300 sont indemnisés. Cette situation ne peut que perdurer, car, en trois décennies, il a été mis en place un assistanat qui incite à ne pas rechercher d’emploi et à vivre, et bien vivre, de cet assistanat. C’est ainsi qu’en exploitant toutes les possibilités offertes, un homme jeune, dans la force de l’âge, peut obtenir 2 300 euros par mois, sans le moindre impôt, plus de nombreux privilèges comme les transports gratuits et les soins, quels qu’ils soient, eux aussi gratuits. On ne s’étonnera donc pas que le montant global de toutes ces formes d’assistance soit supérieur au budget de la nation. C’est une somme colossale, à laquelle s’ajoute ce que donnent les organisations privées d’assistance, mais souvent subventionnées. On peut citer les « Restos du cœur », avec 2 millions de repas par an, ou le Secours catholique qui assiste 1,5 millions de personnes en France, ou encore les « Pèlerins d’Emmaüs ».

Cet assistanat national est la cause principale de la dette de la France, qui s’élève aujourd’hui à 1 700 milliards d’euros, selon le dernier chiffre officiel et qui s’accroît constamment du montant du déficit qui sera cette année de quelque 100 milliards d’euros. Cette dette représentait 82,3 % du PIB en 2010 et 85 % en 2011. On sait qu’elle nous coûte 50 milliards d’euros d’intérêts par an. Comme le gouvernement, qu’il soit de droite ou de gauche, se refuse à diminuer la dépense publique pour des raisons électoralistes, la dette va augmenter inexorablement jusqu’au jour où la France se retrouvera au bord de la cessation de paiement.

Je précise à ce sujet que la dépense publique, non seulement ne diminue pas, mais qu’elle devrait augmenter de 10 % entre 2009 et 2014. Une rapide étude du budget laisse en effet apparaître une gestion calamiteuse de l’État. La seule fonction publique territoriale compte plus de 2 mil­lions d’agents. 350 000 postes ont été créés depuis 2001. Les dépenses totales des collectivités locales se sont élevées en 2009 à 214 milliards d’euros où l’on découvre entre autres les 20 000 euros votés en Lorraine pour la création d’une « sexothèque » destinée à un public de 12 à 15 ans, afin de l’aider « à s’explorer et à s’exprimer » (sic), ainsi que les contributions diverses pour les réfugiés tunisiens qui, après l’instauration du « printemps arabe » (en d’autres termes, l’anarchie), arrivent en France toujours plus nombreux.

Les soins de santé prodigués aux seuls clandestins ont coûté à l’État (le contribuable) 662 millions d’euros en 2009 et ce n’est pas le déficit commercial annuel qui est de nature à rassurer : depuis 2002, il ne cesse de s’alourdir. Sait-on que, pour le seul mois de mai, la France a enregistré un déficit commercial de 7 milliards d’euros. C’était celui de toute année en 2004 ! L’Allemagne et le Japon savent vendre et exporter, pas la France où une fiscalité trop lourde fait que les entreprises se délocalisent à l’étranger.

Bref, la solution s’impose à droite et à gauche d’augmenter encore les prélèvements obligatoires et, pour cela, de puiser dans l’épargne des Français estimée, surtout en assurance-vie, à 1 500 milliards d’euros. Cette politique démagogique conduit à la prolétarisation de la population française – la richesse nationale a décru de 3 % entre 2007 et 2010, selon l’OCDE – à l’écrasement et à la disparition de la classe moyenne, jusqu’ici la « vache à lait » du régime. Les salaires des Français sont modestes, en raison de la loi des 35 heures qui les appauvrit sans avoir, en aucune façon, fait diminuer le chômage – une initiative plus que malheureuse de Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn.

Cet état de fait est d’autant plus mal vécu par la majorité des Français que leur pouvoir d’achat diminue sensiblement en raison de la hausse constante des produits alimentaires et de première nécessité. On va en arriver ainsi peu à peu à la structure des pays sous-développés où, au-dessus de l’immense majorité des pauvres, survit une petite minorité de très riches. 4 millions de salariés sont au SMIC (3,37 millions en 2008) et la moyenne des retraites est de 1 400 euros par mois, c’est-à-dire que beaucoup de retraités reçoivent une retraite de 400 euros chaque mois. Ce qu’on appelle l’élite n’est pas épargné. Un ancien élève de l’ENA peut espérer recevoir 10 000 euros par mois, primes comprises, mais à 45 ans. Si cet énarque veut se loger confortablement, ce qui est une ambition normale, il lui faudra épargner pendant 60 ans, pour acheter un appartement de 2 millions d’euros bien situé à Paris ! De plus, l’ISF étant dissuasif, ce grand mandarin sera, en fait, contraint de se loger ans la grande banlieue s’il veut avoir de la « surface ». Le bel immobilier à Paris, c’est pour les étrangers, pas pour les Français. Les sultans de Brunei et d’Oman, eux, y sont très bien logés…

Ainsi constate-t-on que le mécanisme égalitariste est en marche, et marche bien. Il est d’inspiration marxiste et communiste en vigueur en France depuis 65 ans et conduit avec l’immigration de masse à la lente, mais sûre, disparition programmée de la France française. Les Français dans leur majorité ne veulent pas le savoir, soucieux avant tout de leur fin de mois et de leurs prochaines vacances…

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