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La zone euro va bientôt éclater |
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Trémeau Bernard - mercredi 26 octobre 2011
euro
Le sort de l’euro va se jouer dans les jours qui viennent. Plusieurs points doivent être soulignés à ce sujet.
– L’effondrement des bons du trésor français s’accentue brutalement.
Les gouvernements allemands et français ont emprunté de l’argent en émettant des obligations d’État, remboursables en 10 ans. Ce sont les « bons du trésor » français et les « bunds » allemands.
De très nombreuses personnes, provenant du monde entier, ont acheté ces obligations d’État pour placer leurs économies. Or, actuellement, de sérieux doutes pèsent sur les capacités de la France à rembourser ses dettes. Ceux qui possèdent les bons du trésor français les vendent donc pour acheter des bunds allemands (ou des obligations américaines, d’ailleurs).
Depuis juillet, le prix des bons du trésor français baisse donc rapidement par rapport au prix des bunds allemands. Ce qui est parfaitement normal. que
Selon mon ami, l’économiste Jean-Pierre Chevallier, l’écart entre ces deux obligations d’État atteint, ce 21 octobre à 10 heures, un chiffre record. Le bon du trésor français vaut 59,2 % de moins que le bund allemand.
Les bons du trésor grecs n’ont, aujourd’hui, pratiquement plus aucune valeur, ce qui montre que plus personne ne fait confiance au gouvernement grec pour rétablir sa situation financière et rembourser ses dettes. Les bons du trésor portugais ne valent guère mieux…
– La France va subir une décote des agences de notation.
Deux agences de notation américaines sont en train d’informer les responsables économiques de la France que sa notation a de fortes chances d’être abaissée, Moody’s l’a annoncé le 18 octobre et Standard & Poor’s vient de le faire, à son tour, deux jours plus tard.
En disant que ces agences de notation sont américaines et ne connaissent rien à l’économie française, notre gouvernement commet une très grave erreur. Il se comporte comme un médecin qui soignerait un malade depuis des semaines pour une grosse fièvre. Comme, malgré tous ses traitements, la fièvre ne tombe pas, ce médecin annoncerait au malade que c’est le thermomètre, fabriqué aux USA, qui ne marche pas…
– L’accord entre la France et l’Allemagne sur le sauvetage de la Grèce (ou du Portugal) est loin d’exister.
La France est favorable à une aide financière des pays européens en difficulté, à une « solidarité ».
Elle est donc d’accord pour qu’on leur prête de l’argent avec des faibles taux d’intérêts, ou même pour qu’on paye une partie de leurs dettes. Car ces pays, on le sait, sont incapables de les rembourser.
Il faudra donc augmenter les impôts des Français et des Allemands pour avoir ce comportement très généreux, trop généreux. Car la France risque d’être incapable de payer correctement ses propres dettes.
L’Allemagne, de son côté, est bien plus réaliste. Ses responsables économiques ne veulent pas payer les dettes contractées par les autres pays. Et ils ont raison : la position de la France est, en effet, utopiste.
Angela Merkel, la responsable politique de l’Allemagne, sent, par ailleurs, que son opinion publique n’a pas envie de mettre la main à la poche pour payer les dettes des voisins…
Dans de telles conditions, on voit difficilement comment un accord serait possible entre la France et l’Allemagne. Les États européens n’ont pas su gérer les contraintes qu’impose une monnaie unique. Quand les prix augmentent bien plus rapidement en Grèce ou en France, qu’en Allemagne, il faut savoir dévaluer à temps.
La zone euro a donc toutes ces chances d’éclater dans les semaines qui viennent. On va revenir aux monnaies nationales. Et ce seront alors les marchés qui vont décider des valeurs relatives des nouvelles monnaies.
Finalement, les responsables des États auraient dû écouter les messages que leur envoyaient les spéculateurs. Ils ne l’ont pas fait, et ils les ont même accusés de tous les maux. Ils veulent donc les punir !
Un comportement plus logique est tout à fait envisageable.
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Millionnaires
Le monde compte 24,2 millionnaires en dollars, possédant au total 69 200 milliards de dollars (soit 0,5 % de la population mondiale, détenant 35,6 % de la richesse mondiale).
Chiffres significatifs
Pétrole > La France a dépensé 36 milliards d’euros en 2010 pour se procurer le pétrole dont elle a besoin.
Cancer > Les pouvoirs publics ont dépensé 2 milliards d’euros, au cours des cinq dernières années, pour lutter contre le cancer.
Privé > Au cours des cinq dernières années, l’enseignement privé a gagné 24 342 élèves et perdu 5 594 professeurs.
Niches > Les « niches » fiscales devraient « coûter » à l’État 65,9 milliards d’euros en 2012, contre 67,5 milliards en 2011.
Télétravail > Environ 9 % des Français travaillent à distance, au moins occasionnellement. Ce taux s’élève en moyenne à 18 % en Europe.
Prix > Les prix à la consommation ont baissé de 0,1 % en septembre. Ils restent en hausse de 2,2 % sur un an.
Vente > 20,9 millions d’internautes français (plus de 55 % des Français connectés au réseau) ont déjà vendu un objet sur internet.
Pornographie > 15 % des enfants de 9 à 16 ans ont déjà été confrontés à des images à caractère pornographique.
Patrimoine > On estime que les participations de l’État dans des sociétés cotées valent aujourd’hui 69,8 milliards d’euros (contre 88,2 milliards fin 2010). 77 % de cette valorisation viennent des actions EDF et GDF-Suez. |
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