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Laïcité et législation


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Courrier - mercredi 26 octobre 2011


La défense de la laïcité peut avoir des effets contradictoires.
Pour certains, elle permet d’affirmer que les musulmans ont le droit, au nom de la laïcité, de pouvoir pratiquer leur religion dans des conditions décentes.

Pour d’autres, elle permet de constater que les musulmans transgressent les lois françaises dans de nombreux domaines.
Il me semble que les uns et les autres oublient que l’islam n’a jamais été seulement une religion. Et, surtout, ils ne veulent pas « voir » que l’islam conquérant qui se manifeste, non seulement en France, mais dans le monde entier, est bâti essentiellement sur la « charia », qui est un ensemble de textes de lois absolument incompatibles avec les nôtres.

J’ai connu en Algérie, dans les années 40 à 60, pour les avoir côtoyés, des musulmans qui n’exigeaient pas, dans les lieux d’aisance, des pissotières spécialement prévues pour eux, ni, à la cantine, des tables séparées pour qu’ils n’aient pas à manger à côté d’un collègue impur qui allait déguster de la charcuterie.

À l’occasion d’un mariage, d’un baptême ou d’une communion, les invités choisissaient leur boisson et, si le chrétien ou le juif sirotaient une anisette ou un Martini, les musulmans se régalaient, à leur côté, en se rafraîchissant avec une limonade, un « sélecto » ou un sirop de menthe, de fraise ou de grenadine, garanti sans alcool, par celui qui invitait et avec qui, bien entendu, ils trinquaient !
Les Algériens, que nous étions tous, n’attachaient que peu d’importance à la charia.

C’est sans doute une des raisons de l’harmonie qui régnait, quoi qu’en aient pu dire les mauvaises langues, au sein de la population algérienne.
Tel n’est pas le cas, maintenant, en France.

Un musulman « pur sucre », c’est-à-dire qui veut absolument respecter la charia, ne peut absolument pas avoir sa place en France.
Il faut que les Français, qu’ils soient défenseurs des droits de l’homme ou laïcs à tous crins, s’en convainquent rapidement.
Pour pouvoir pénétrer et demeurer en France, les autorités devraient exiger d’un musulman qu’il renonce par écrit à la charia, pour la simple raison que ses prescriptions sont contraires à la loi française.


Antoine Esposito
<esposito.antoine@wanadoo.fr>

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