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Laurent Artur du Plessis : L’Iran disposera bientôt de la bombe atomique |
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Entretien - mardi 27 octobre 2009
iran
Entretien avec Laurent
Artur du Plessis
Journaliste et essayiste
L’Iran disposera bientôt de la bombe atomique !
Au-delà des polémiques, quelle est la véritable situation du nucléaire civil et militaire iranien ?
Du nucléaire civil au militaire, il n’y a qu’un pas et la capacité de l’Iran à enrichir l’uranium progresse. Dans les prochaines années, il sera en mesure d’effectuer son premier essai atomique. Parallèlement, l’Iran ne cesse d’améliorer la technologue de ses missiles. Cette course aux missiles, couplée à celle à l’enrichissement de l’uranium, témoigne de la volonté de l’Iran de se doter de missiles à tête nucléaire.
Que pensez-vous de la politique des États-Unis vis-à-vis de l’Iran ? Quels sont les enjeux ?
Les États-Unis ont de bonnes raisons de s’inquiéter de la situation iranienne. Les enjeux sont énergétiques : l’Iran occupe le troisième rang mondial pour ses réserves de pétrole et le deuxième pour ses réserves de gaz. En outre, la détention de la bombe par l’Iran provoquerait une course à l’armement atomique au Moyen-Orient. Une telle prolifération nucléaire dans ces pays, dont les régimes sont progressivement submergés par le radicalisme islamiste, mènerait à une catastrophe. Les États-Unis avaient misé sur la chute du régime des mollahs, censée résulter notamment de l’embargo économique. Puis, Obama a renoué le dialogue avec Téhéran. Le 1er octobre dernier, des délégués iraniens et américains se sont rencontrés à Genève : une première depuis 30 ans. Étaient aussi représentées la Chine, la France, la Grande-Bretagne, la Russie et l’Allemagne. L’accès des inspecteurs de l’AIEA au site de Qom qui enrichit l’uranium et dont l’existence n’a été révélée que très récemment, a été annoncé. Le président Ahamadinejad a proposé que l’uranium faiblement enrichi en Iran soit traité dans d’autres pays pour être totalement enrichi. Le négociateur iranien Saïd Jalili et le sous-secrétaire d’État américain William Burns, ont discuté en tête-à-tête. Mais, nombreuses sont les promesses de Téhéran non tenues… En l’absence d’actes concrets, l’Iran sera menacé de nouvelles sanctions. Mais celles-ci ne sauraient être pleinement efficaces, s’il n’y a pas une totale collaboration de tous les pays commerçant avec lui. Obama n’exclut pas « l’option militaire ». Elle semble le seul moyen de stopper la course de l’Iran au nucléaire. Téhéran ne la prend pas très au sérieux, qui a procédé à de nouveaux et spectaculaires tirs de missiles…
Sur quels alliés l’Iran peut-il s’appuyer ?
Jusqu’à maintenant, la Russie et la Chine ont fait usage de leur droit de veto au Conseil de sécurité des Nations unies pour entraver les tentatives occidentales de faire céder l’Iran. Mais les relations américano-russes ont commencé à se détendre à la suite de la décision du président Obama de renoncer à installer des missiles anti-missiles en Europe de l’Est. Du coup, le président Mevedev s’est rapproché des États-Unis en ce qui concerne le dossier iranien. La Chine, elle, reste un solide allié de l’Iran.
Que pensez-vous des propos récents de Jean-Marie Le Pen, plutôt favorables à l’Iran et l’islam en général ?
Jean-Marie Le Pen rejoint l’islamiquement correct distillé par les grands médias occidentaux : il parie sur une heureuse cohabitation islam-Occident en faisant l’impasse sur le fond du débat, qui relève de la théologie et de la philosophie politique. L’islam, sunnite comme chiite, n’est pas soluble dans la démocratie, car il refuse la séparation du politique et du religieux. Le Pen tombe dans le piège décrit par le Premier ministre turc, Recep Erdogan : « Nous vous conquerrons par vos valeurs démocratiques, nous vous dominerons par nos valeurs musulmanes. »
Quel avenir pour l’opposition iranienne ?
L’opposition ne rencontre le succès ni dans les urnes, ni dans la rue. L’Iran est une théocratie musulmane, habillée des oripeaux de la démocratie. La réélection du président Ahmadinejad, entachée de fraudes, et l’efficace répression des émeutes qui ont suivi, ont été l’expression de ce totalitarisme islamique. L’avenir de l’opposition semble bien sombre.
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Tribus
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Medias
Tribunal «Je ne vais pas du tout plaider coupable, ni non-coupable. Ce tribunal n’a pas le droit de me juger.»
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Sélection «Il faut réformer l’université en profondeur et ne plus avoir peur d’organiser la sélection des étudiants.»
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Parachutage «Le mot « parachutage » ne me plaît pas. L’Europe ne s’arrête pas aux frontières d’une région, les idées socialistes non plus !»
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Médecins «Si on met les jeunes médecins dans la rue, c’est comme le dentifrice dans le tube : on ne les fera jamais re-rentrer !»
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Faillite «La Belgique est en état de faillite virtuelle !»
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Charges «Nous avons les charges les plus élevées du monde. Ce n’est pas un problème de droite ou de gauche. C’est un problème économique !»
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