Offre gratuite !
La version papier :
pendant 4 semaines dans
votre boite aux lettres
Cliquez ici
Notre lettre d'infos

Le Proche-Orient à nouveau dans le brouillard…


envoyer cet article à un ami
Imprimer cette page


Voter pour cet article
1 VOTES
712 LECTURES

Rouxel Jean - dimanche 15 janvier 2006


Le Proche-Orient entre dans une nouvelle ère de turbulences. La raison la plus visible en est, bien sûr, l’état de santé d’Ariel Sharon. En toute hypothèse, il est très improbable que ce dernier puisse mener la bataille législative du 28 mars prochain.
Or, on ne voit pas bien qui d‘autre que lui, que ce soit au Likoud ou au Parti travailliste, disposerait à la fois de l’énergie et de la légitimité nécessaires pour conduire les négociations avec les Palestiniens. En d’autres termes, la situation institutionnelle de l’État d’Israël – dont la constitution est à peu de choses près celle de notre IVe République – reste d’une inquiétante fragilité.
Dans le même temps, le vieil ennemi palestinien s’apprête, lui aussi, à se rendre aux urnes, le 25 janvier prochain.
Dans ce registre, une seule chose est certaine: le Hamas est favori. À tel point qu’en décembre, Israël menaçait d’interdire les élections à Jérusalem-Est si le Hamas présentait des candidats. Devant l’inefficacité de la mesure – probablement en partie responsable du succès du Hamas aux dernières municipales –, l’État hébreu est revenu sur sa position, mais il est clair que, face à la déliquescence de l’Autorité palestinienne, le mouvement islamiste dispose de chances très solides de l’emporter. D’autant plus que sa propagande, reprise par tous les médias, lui confère la «victoire» de l’évacuation de Gaza
Tout porte donc à croire que les relations israélo-palestiniennes vont sérieusement se détériorer dans les mois qui viennent. Or, aucun facteur d’apaisement n’est à prévoir, dans le même temps, grâce aux pays voisins.
La «révolution des Cèdres» au Liban n’a nullement permis la création d’un État libanais souverain et stable. Au contraire, le spectre de la guerre civile est plus présent que jamais.
La Syrie, à laquelle on prête de nombreux attentats au Liban, durant l’année écoulée (bien que l’on ne parvienne pas à voir quel serait son intérêt à la naissance d’un Liban chiite à ses frontières), est dans une situation de plus en plus fragile, qui pourrait inspirer à ses dirigeants des déclarations, voire des actes inconsidérés.
L’Irak ne sera certainement pas un facteur de stabilité dans la région avant des années.
Et l’Iran prend un poids de plus en plus important: il consolide ses alliances mondiales (avec la Chine et la Russie notamment); il a pris acte du fait que l’Union européenne ne s’opposait pas frontalement à son programme nucléaire; et surtout il a pris acte de l’impossibilité des États-Unis à intervenir efficacement sur son sol. Bref, les ayatollahs semblent la puissance montante de la région…


2 commentaires - Ecrire un commentaire


Recevez gratuitement
la version papier,
pendant 4 semaines !

Cliquez ici

En bref



Plan du site