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Le RSA et l’erreur économique française |
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Trémeau Bernard - mardi 16 septembre 2008
rsa
Le gouvernement veut abandonner le RMI qui favorise ceux qui ne travaillent pas, pour adopter le RSA, qui favorise ceux qui reprennent un travail. Le principe de ce changement est bon. Il vaut mieux subventionner le travail que l’inactivité… En effet, plus un pays produit, plus il est riche.
Mais, pour le faire, on décide d’augmenter les impôts sur le capital de 1,1 %. On n’augmente pas les impôts sur la consommation (TVA) ou sur les revenus (CSG), ce qui serait très mal perçu par l’opinion publique. Mais on augmente les impôts sur le capital. Ce que l’immense majorité des Français approuve, car ce sont les vilains « capitalistes » qui sont ainsi touchés, et ils le méritent bien. Ils oublient que plus de la moitié d’entre eux ont fait des économies et que les revenus de ces économies seront imposés…
Si l’on en croit les toutes récentes statistiques d’Eurostat, de 1996 à 2006, les impôts sur le capital sont passés en France de 34,7 % à 41,5 %. Pendant la même période, la moyenne d’imposition sur le capital en Europe passait de 24,6 % à 29 %. En 1996, le capital investi en France subissait une surimposition de 10,1 %. En 2006, elle était montée à 12,5 %. Une augmentation de 1,1 % en 2008 ne fera qu’aggraver la situation.
Or, quand il existe la libre circulation des capitaux entre les 27 pays européens, il faut être totalement ignorant de la situation ou masochiste pour investir ses économies en France. L’imposition française fait fuir les capitaux français en Allemagne ou au Luxembourg. Et elle éloigne de la France, bien évidemment, les capitaux étrangers.
Les entreprises françaises, les PME tout particulièrement, sont ainsi dans une situation intenable. Elles sont d’abord les plus imposées d’Europe : elles disposent ainsi dans leurs fonds propres de moins de capitaux que leurs concurrentes allemandes ou slovaques. Elles trouvent ensuite moins de capitaux sur le marché du fait de la surimposition française du capital. Elles n’ont plus les moyens financiers d’investir autant que les entreprises allemandes.
Elles ne sont plus compétitives. Les statistiques des douanes françaises pour le mois d’août annoncent une fois de plus une aggravation importante du déficit de notre balance commerciale. Les Français n’achètent plus de voitures françaises fabriquées en France. Ils achètent des voitures dites françaises, dont une partie de plus en plus importante est fabriquée en Slovaquie, en Roumanie, ou ailleurs.
Une PME française n’arrive plus à grandir, faute de capitaux. Les PME disparaissent donc.
De leur côté, les nouvelles taxes écologiques vont entrer en vigueur. La plupart d’entre elles ne touchent que les entreprises françaises : elles vont encore aggraver la situation.
Le gouvernement français semble conscient des difficultés dans lesquelles sont plongées nos entreprises. En effet, ses responsables se précipitent dans les usines où des « plans sociaux » sont annoncés. Et ils promettent toujours que le gouvernement va « faire quelque chose » pour s’opposer au drame du chômage. Quand Bruxelles ne s’y oppose pas, le gouvernement « aide » alors l’entreprise pour éviter les licenciements.
Nous assistons actuellement à un comportement très intéressant des responsables économiques français. Ils ont d’abord commencé par imposer lourdement entreprises et capitaux. Ils ont ensuite exposé nos entreprises à la concurrence étrangère en créant le Marché commun, puis la monnaie commune. Comme les entreprises étrangères sont moins imposées, les entreprises françaises ne sont plus compétitives. Tout responsable économique sensé aurait réduit les impôts français au niveau des impôts étrangers. Les responsables économiques français font bizarrement l’inverse. Et ils distribuent généreusement des avantages fiscaux ou des subventions, aux entreprises en difficulté, quand Bruxelles l’autorise.
On noie l’économie française et au lieu d’abaisser le niveau de l’eau, on en rajoute. Vive la France !
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Détenu
L’âge moyen des détenus dans les prisons françaises est de 35 ans.
Chiffres significatifs
Recomposé > 1,6 million d’enfants vit dans 660 000 « familles recomposées ».
Location > Le parc français de véhicules à louer compte 218 361 voitures particulières et 62 120 véhicules utilitaires.
Chine > Environ 500 000 Chinois travaillent en Afrique.
Cliniques > Le chiffre d’affaires des cliniques a augmenté de 7 % en 2006…
Adoption > Le nombre d’enfants adoptés en France a diminué de 20 % entre 2002 et 2007.
Agricole > Les prix des produits agricoles sont en repli de 2,7 % au mois de mai. Sur un an, ils restent en hausse de 16,7 %
Recyclage > Les 4 153 entreprises de recyclage travaillant en France ont réalisé en 2007 un chiffre d’affaires de 9,8 milliards d’euros, en hausse de 27 % en un an !
Absentéisme > 275 000 collégiens et lycéens manquent l’école au moins quatre demi-journées par mois. 1 % des élèves manquent même plus de 10 demi-journées par mois !
Réfugiés politiques > Au 31 décembre 2007, la France abritait 130 926 réfugiés politiques
Présidentielles > Les douze candidats à la présidentielle ont dépensé 75,655 millions d’euros, dont 44,014 ont été remboursés par le contribuable. Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, à eux seuls, ont dépensé 41,578 millions ! |
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