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Le bon sens de Nicolas Sarkozy |
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Lance Pierre - mardi 29 avril 2008
sarkozy
Selon un récent sondage, 52 % des Français estiment que le Président Sarkozy n’a pas été convaincant au cours de sa prestation télévisée du 24 avril. C’est pour le chef de l’État un remarquable succès, compte tenu du fait qu’il faut déduire de ces 52 % tous ceux qui n’ont pas regardé l’émission (ou juste quelques minutes afin de pouvoir prétendre l’avoir vue), étant par avance convaincus qu’il ne serait pas convaincant.
On peut faire toutes sortes de critiques à Nicolas Sarkozy (y compris sur certains détails de sa prestation télévisée), mais pour dire qu’il n’était pas convaincant, il faut être de mauvaise foi ou de parti pris (ce qui fait du monde, il est vrai !). On a le droit d’avoir toutes les opinions que l’on veut, mais il faut être honnête et ne pas nier les qualités oratoires du Président, ni la clarté de ses explications sur la situation du pays et la nécessité de réformes structurelles que nos voisins européens ont déjà faites.
Pendant les cent minutes durant lesquelles il a répondu aux questions, souvent pertinentes, de cinq journalistes (j’ai noté la qualité, dans la forme comme dans le fond, des questions posées par M. Calvi), le Président a fait preuve de beaucoup de bon sens et d’à propos, mais aussi de retenue, de mesure et même d’humilité, tout en demeurant sûr de lui, ferme et déterminé. Je n’ai relevé pour ma part qu’une énorme bourde, lorsque le Président a déclaré que « la France s’était constituée par le métissage ». Je sais bien que les hommes politiques sont généralement d’une immense inculture, trop « speedés » qu’ils sont pour avoir le temps de s’instruire, mais je me demande bien où Nicolas Sarkozy a pu aller récolter cette contre-vérité absolue.
Certes, depuis quelque temps, le métissage a tendance à se développer, encouragé par la gauche caviar, l’extrême-gauche cannabis et les snobs décadents du microcosme parisien médiatico-publicitaire façon « Colors of Beneton », mais enfin le phénomène est encore très marginal et en tout cas ne saurait avoir « constitué la France », dont la population de souche existe depuis environ trente siècles de manière assez homogène.
Car on ne saurait évidemment considérer comme du « métissage » (à moins d’ignorer complètement ce que ce mot veut dire) les mélanges historiques ayant eu lieu entre les divers peuples de notre continent. Sa filiation hongroise ne fait absolument pas de notre Président un « métis », j’espère qu’il le sait. Quoi qu’il en soit, Nicolas Sarkozy a nettement confirmé qu’il était opposé à l’entrée de la Turquie en Europe, « tout simplement parce que les Turcs ne sont pas des Européens », a-t-il précisé sans ambiguïté. D’ailleurs, si la question devait un jour se poser, il a promis d’avoir recours au référendum, ce qui élimine tout risque.
Cela dit, l’indéniable baisse de popularité du Chef de l’État résulte de plusieurs facteurs, dont je ne retiendrai que le principal : la baisse du pouvoir d’achat. Or, comme il l’a rappelé sans trop s’y appesantir, celle-ci résulte à l’évidence d’éléments planétaires qui lui échappent complètement : la hausse constante du prix du pétrole, celle des matières premières (notamment des métaux et des céréales), la chute du dollar et la crise financière mondiale. Cela fait beaucoup pour une présidence nouvelle, surtout si l’on y ajoute le calamiteux héritage socialiste des 35 heures, qui a poignardé l’économie française. Il était impossible de surmonter tout cela en une année. Bien beau si nous y parvenons en cinq ans !
Et je n’ose imaginer ce qu’il en serait si la gauche était au pouvoir. Ce serait le radeau de la méduse !
On peut cependant faire un reproche à Nicolas Sarkozy, c’est de s’être trop avancé, durant sa campagne électorale, sur le créneau du pouvoir d’achat. Or, nul n’était besoin d’être un expert pour voir que l’entrée fracassante de la Chine et de l’Inde dans la société de consommation, désormais mondialisée, déclenchait un formidable aspirateur de ressources énergétiques, métallurgiques et alimentaires, donc une flambée générale des prix. Seulement voilà : A-t-on une chance de se faire élire en annonçant à un peuple qu’il va entrer dans une époque de vaches maigres ? Sûrement pas ! Les Français s’étaient habitués à ce que leur niveau de vie augmente régulièrement depuis un demi-siècle. Eh bien, c’est fini ! Serrons nos ceintures !
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France 24
Les 50 % détenus par TF1 dans France 24, que TF1 est prête à revendre à l’État, sont évalués à 12,3 millions d’euros.
Medias
Élections > Durant les cinq semaines qui ont précédé le premier tour des élections, les émissions d’information de TF1, FR2, FR3, Canal+ et M6 ont consacré 21 heures d’antenne à ces élections et près de 10 heures de temps de parole. Le nombre de villes traitées durant cette période a varié entre 37 (M6) et 55 (FR3). Entre les deux tours, le temps d’antenne s’est élevé à 10 heures et le temps de parole à 4 heures Le nombre de villes traitées a, cette fois, varié entre 17 (M6) et 58 (FR2). Sur les autres médias, le temps de parole s’établit à 47 heures pour le premier tour et 26 pour le second sur l’ensemble des chaînes télévisées d’information et FR5 ; à 63 heures pour le premier tour et 24 pour le second sur les radios nationales ; à 123 heures pour le premier tour et 40 pour le second sur les antennes régionales…
France 24 > Les 50 % détenus par TF1 dans France 24, que TF1 est prête à revendre à l’État, sont évalués à 12,3 millions d’euros.
RTL > RTL est toujours la radio la plus écoutée, avec 13,2 % d’audience (6 479 000 d’auditeurs par jour), devant NRJ (5,63 millions), France Inter (5,0,3 millions), France Info (4,73 millions) et Europe 1 (4,66 millions)…
Internet > Au mois de mars dernier, le site internet du Monde était le premier site français d’information générale (4,5 millions de visiteurs par mois), suivi du Figaro (4,3 millions), de TF1 (4,2 millions), de France Télévisions News (3,9 millions) et de Google News (3,5 millions).
Orange > L’opérateur français de téléphonie réalise une audience internet de 58 millions de visites uniques par mois, dont 17 millions en France ! |
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