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Le budget 2012 et la hausse du chômage |
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Trémeau Bernard - mercredi 09 novembre 2011
chomage, dette
Notre ministre des Finances nous annonce pour 2012 une croissance de 1 %, bien inférieure à celle qui avait été prévue. Le budget 2012 que l’on vient de voter devra donc être révisé.
Et il est possible, voire probable, que notre ministre se montre bien trop optimiste en annonçant une croissance du PIB. Une récession semble, au contraire, plus probable. Américains et Chinois en ont peur.
Par ailleurs, notre gouvernement s’est engagé, comme tous les gouvernements européens, à ne plus faire de dettes, et même à rembourser progressivement ses dettes.
Nicolas Sarkozy vient de nous annoncer qu’il allait falloir rééquilibrer notre budget, donc augmenter les impôts et diminuer les dépenses de l’État. Notre pouvoir d’achat va donc diminuer : le chômage ne peut qu’augmenter.
La stagnation de l’économie française a une conséquence tout à fait normale et prévisible : elle augmente, de son côté, le chômage. En effet, l’économie d’un pays développé comme le nôtre a besoin d’une croissance proche de 3 % par an pour que le chômage n’apparaisse pas.
Or, plus le chômage augmente, plus les Français ont peur de perdre leur emploi. Ils mettent de l’argent de côté pour faire face à un éventuel chômage. Ils dépensent moins. Et ils attendent des jours meilleurs pour faire des dettes, pour acheter une maison par exemple. Ils n’empruntent plus d’argent. La peur du chômage fait donc automatiquement baisser la consommation : elle aggrave ainsi le chômage.
Mettre le budget en équilibre pour ne plus faire de dettes part d’un excellent sentiment que tous les Français approuvent. On aurait dû le faire depuis 1970. Et nos gouvernements se sont, d’ailleurs, plusieurs fois engagés à le faire. Mais on ne l’a pas fait. Car, pour équilibrer un budget, il faut soit diminuer les dépenses, soit augmenter les impôts. Et ce comportement fait mal.
Diminuer les dépenses, c’est réduire les allocations distribuées par l’État ou réduire le nombre des fonctionnaires. C’est ne plus augmenter la paie des fonctionnaires, voire la diminuer. C’est s’opposer aux demandes d’augmentation des chauffeurs de la SNCF ou des infirmières travaillant dans les hôpitaux publics.
Augmenter les impôts, c’est demander aux consommateurs de payer une TVA ou une taxe d’habitation plus importante. C’est demander aux propriétaires de payer une taxe foncière plus lourde. C’est demander aux entreprises de payer plus d’impôts, ou en créer de nouveaux. Et tout cela réduit automatiquement la consommation, donc augmente le chômage.
Avoir un tel comportement est folie quand on désire être réélu en 2012…
Rembourser les énormes dettes accumulées tous les ans depuis 1970 est encore bien plus difficile. Il faut s’engager à faire encore moins de dépenses et à augmenter encore un peu plus les impôts. C’est totalement utopique avec une croissance se situant en dessous de 1 %,
Il faut donc relancer l’économie.
Or, depuis 1970, chaque nouveau ministre des Finances français, qu’il soit de droite ou de gauche, a mis en place sa relance personnelle de l’économie. Mais tous les conseillers de ces ministres n’ont appris l’économie qu’à l’ENA. Ils sont donc persuadés que la relance keynésienne marche. Ils croient qu’il faut augmenter les dépenses de l’État pour augmenter la consommation.
Mais une telle relance ne marche pas. Car elle crée de l’inflation et, pour lutter contre cette inflation, il faut nécessairement prendre des mesures qui aggraveront davantage encore le chômage.
Alors qu’il existe un moyen efficace de relancer l’économie : il faut réduire les impôts des entreprises et même, au besoin, leur donner de l’argent d’une façon ou d’une autre.
Les entreprises utilisent cet argent pour vendre moins cher ce qu’elles produisent ou pour produire des produits de meilleure qualité. Elles conservent ainsi leurs clients ou en acquièrent de nouveaux.
Partout où cette relance « monétariste » a été mise en place, l’économie est repartie et le chômage a diminué. A rapidement diminué.
Pourquoi ne pas essayer en France ce qui marche ailleurs ? Malheureusement, en France, nos énarques ne connaissent que Karl Marx et John Maynard Keynes. Ils ne connaissent pas le monétarisme de Jacques Rueff et Milton Friedmann.
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Migrants
Selon la Banque mondiale, les envois de fonds des migrants vers leur pays d’origine se sont élevés, en 2010, à 325 milliards de dollars.
Chiffres significatifs
Afghanistan > 24 000
soldats afghans ont déserté les rangs de l’armée régulière au cours du premier semestre 2011, soit 8 % de l’ensemble des effectifs.
Finance > La place financière de Londres (la City) emploie 288 000 personnes, contre 354 000 en 2007.
Police > Le numéro d’appel de « Police secours » (le 17) a reçu 1 139 416 appels au cours des dix premiers mois de 2011, soit 4 % de moins qu’au cours de la même période de 2010.
Bonus > En 2010, les banques françaises ont versé 1,82 milliard d’euros à leurs traders.
Sécu > Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale voté par les députés et en cours de discussion au sénat prévoit un déficit de 5,9 milliards d’euros pour la branche maladie, de 5,8 milliards pour la branche vieillesse et de 2,3 milliards pour la branche famille.
Terrorisme > Selon le procureur général de la cour d’appel de Paris, environ 400 enquêtes sur des affaires liées au terrorisme seraient actuellement en cours.
Qualification > En France, 48 % des emplois non qualifiés sont actuellement occupés par des diplômés. Ils n’étaient « que » 42 % en 1999.
La Mecque > Le pèlerinage annuel à La Mecque commence vendredi 11 novembre. 2 927 717 pèlerins devraient y participer d’après les évaluations des autorités saoudiennes. |
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