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Le chômage français est inéluctable !


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Trémeau Bernard - lundi 20 décembre 2004


Les entreprises françaises semblent ne plus désirer investir en France. L’INSEE prévoit une baisse de 3 % des investissements dans notre pays pour 2005.
L’investissement des entreprises est, avec la consommation des ménages, un des deux piliers de la croissance. Alors que la consommation des ménages concerne le présent, l’investissement concerne l’avenir. Il conditionne notre développement futur. Le manque d’investissement nous maintient dans la pauvreté.
La chute du dollar et la montée du prix du pétrole interviennent, bien entendu, dans la décision d’attendre des jours meilleurs pour investir en France. Même si la baisse du dollar nous permet d’acheter moins cher notre pétrole…
1) Soit l’investissement est un investissement de capacité. Il permet de produire plus en augmentant la taille de l’entreprise. Il favorise ainsi l’embauche. Dans de nombreux secteurs, nos entreprises ne sont plus compétitives et le nombre de ces secteurs ne diminue pas, bien au contraire. Les produits venant de l’étranger étant, à qualité égale, moins chers, les Français achètent des produits étrangers. Nos entreprises ne prennent pas le risque de faire aujourd’hui de tels investissements en France. Elles investissent à l’étranger. Renault ou Peugeot investissent en Europe de l’Est. De nombreuses entreprises françaises investissent en Chine, comme Saint-Gobain ou Air Liquide.
Ce type de comportement est normal dans une économie en voie de mondialisation. La mondialisation du marché pousse à implanter les unités de production dans les pays qui deviennent consommateurs.
De ce fait, nos entreprises ne créent plus d’emplois en France, elles les créent à l’étranger. En attendant que les étrangers soient devenus riches par les emplois créés chez eux, le chômage s’installe en France. Mais, grâce à ce type d’investissements, les bilans des entreprises restent bénéficiaires.

Mondialisation et carcan bureaucratique


2) Soit l’investissement est un investissement de productivité. Il permet à l’entreprise de produire autant à moindre coût. Ce type d’investissement permet aux entreprises de rester compétitives. Il réduit le nombre des emplois, donc augmente le chômage, mais il évite le dépôt de bilan ou la délocalisation : il permet ainsi de ne pas supprimer de nombreux autres emplois et de rendre les salariés plus productifs, donc mieux payés.
3) Soit l’investissement est un investissement innovant. Il sort un produit de meilleure qualité ou un produit nouveau capable de concurrencer un produit plus ancien. Le téléphone portable s’est développé de façon foudroyante, sans détruire pour autant le téléphone fixe. Ce type d’investissement a un immense avantage pour l’entreprise. Tant que le produit nouveau n’a pas de concurrent, il est en situation de monopole et permet à l’entreprise d’avoir des marges importantes sur ce produit. La non compétitivité issue des bas salaires étrangers est supprimée.
La mondialisation a poussé les entrepreneurs américains à investir en Chine, à augmenter de façon importante leur productivité aux USA et à innover dans des secteurs pointus et nouveaux comme l’information ou la biologie. Le gouvernement américain les laisse libres et ne les écrase pas sous des contraintes réglementaires ou fiscales absurdes. Il y a aujourd’hui un boum de l’investissement aux USA et, malgré la concurrence des pays à bas salaires, le taux de chômage y est peu élevé. Par contre, la mondialisation n’a pas poussé les gouvernements français à libérer les entreprises françaises des contraintes réglementaires ou fiscales qui les écrasent. Ils en ont même rajouté avec les 35 heures ou l’augmentation du SMIC de 11 % en un an. Nos grandes entreprises investissent, depuis longtemps, dans le monde entier. Nos PME les suivent de plus en plus.
Chômage et pauvreté sont donc au rendez-vous des Français. Il ne peut en être autrement…


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En bref
SYNDICATS
1 845 000 personnes étaient syndiquées en 2003, soit 8,2 % de la population salariée.

Chiffres significatifs

RESTAURATION á Le secteur de l’hôtellerie et de la restauration comprend 196 000 très petites entreprises (moins de 20 salariés), occupant 563 000 personnes, dont 374 000 salariés…

SURENDETTEMENT á On estime à cinq ou six millions le nombre de personnes surendettées en France !

NOËL á 56 % des Français déclarent faire leurs courses de Noël au dernier moment pour profiter des offres promotionnelles…

RECHERCHE á La recherche pharmaceutique emploie 14 000 personnes en France, dont 3 000 chercheurs.

DETTE á La dette publique devrait dépasser 1 100 milliards d’euros fin 2005, soit près de 18 000 euros par Français !

CRÈCHES á Fin 2003, 8 350 établissements d’accueil collectifs et 1 170 crèches accueillaient les enfants de moins de six ans. Soit un total de 242 600 places…

SIDA á On compte, en France, environ 100 000 séropositifs et quelque 6 000 contaminations par an.

RETRAITE á La part des dépenses de retraite dans le PIB représentait en 2000 12,4 % ; en 2050, elle devrait atteindre 17,4 %…

FUMEURS á 21,8 % des étudiants et 21,2 % des étudiantes déclarent fumer plus d’une cigarette par jour. À l’inverse, 61 % des étudiants n’ont jamais fumé. À noter : 48% des fumeurs réguliers déclarent ne pas souhaiter s’arrêter…




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