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Le crépuscule orageux de l’ère Obama |
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Milliere Guy - mardi 18 octobre 2011
obama
J’ai été l’un des premiers, et, en France, l’un des seuls, à avoir dit d’emblée ce que serait la présidence Obama.
Je n’avais pas grand mérite à cela. Je connaissais le passé d’Obama. Un homme qui passe plus de 25 années de sa vie dans les milieux d’extrême-gauche et à la proximité d’islamistes, et qui n’a exercé vraiment qu’une seule profession, celle d’agitateur social, ne peut pas, d’un seul coup, parce qu’il se fait élire sénateur, puis, deux ans plus tard, Président des États-Unis, changer totalement d’idées et de personnalité.
Obama a fait illusion et a été vendu au peuple américain au terme d’une campagne de propagande intensive et fort bien menée. Il a fallu quelques semaines à peine pour que nombre d’Américains s’aperçoivent qu’il y avait eu tromperie sur la marchandise. Le mouvement des Tea parties s’est levé dès le printemps 2009 et n’a cessé de grandir jusqu’à ce jour. Il a porté une majorité républicaine à la Chambre des représentants en novembre 2010. Il se mobilise, comme tout le camp conservateur, pour emporter le Sénat et chasser Obama de la Maison blanche en novembre 2012, avec de très bonnes chances d’y parvenir.
Cela dit, rien n’est assuré. Ce qu’on a tendance à oublier quelquefois est qu’Obama est un président particulier. Il est arrivé au pouvoir dans un contexte de panique boursière dont les circonstances exactes n’ont jamais été élucidées et qui ont plongé de grands penseurs, tels que Thomas Sowell, dans la perplexité et dans la consternation, lisibles à chaque page de son livre « Dismantling America » (Démanteler l’Amérique).
En tant qu’agitateur social d’ultra-gauche, Obama n’est pas nécessairement un homme à respecter les règles du jeu démocratique.
Depuis l’hiver dernier, il s’est placé dans une position de rupture qui n’a cessé de s’accentuer depuis. Il n’a pas adopté la posture du politicien décidant de se recentrer pour s’assurer une majorité de l’électorat, mais celle de l’extrémiste cherchant à obtenir le blocage des institutions – posture qui a culminé avec le conflit qu’il a mis en scène, concernant le relèvement du plafond de la dette l’été dernier. Cette posture s’est prolongée avec la proposition d’une loi insensée qui a semblé inacceptable, même aux Démocrates du Sénat, car elle consiste à rajouter aux dépenses publiques présentes, déjà ruineuses, 500 milliards de dollars de dépenses supplémentaires, et à augmenter les taxes dans un contexte de récession.
En même temps qu’il bloquait les institutions, Obama a commencé à parler à nouveau, sans masque et sans fard, sur le ton de la lutte des classes et de la haine envers les riches.
Il laisse ses soutiens développer une rhétorique de confrontation par laquelle les conservateurs sont assimilés au Ku Klux Klan, les membres des Tea parties à des « fils de p… » à « envoyer en enfer ».
Enfin, sont venues, ces derniers jours, les manifestations de Wall Street que nul n’analyse dans la presse française et qui sont, pourtant, très intéressantes.
On y trouve des gens du mouvement ACORN, principale association d’« organisateurs de communautés », dissoute en 2010 en raison de pratiques frauduleuses ; des gens du SEIU, syndicat d’employés publics situé très à gauche ; l’inévitable George Soros ; et, enfin, Van Jones, un homme qui a fait partie des conseillers de l’ombre de Barack Obama et qui a démissionné quand un discours, où il se définit lui-même comme communiste, a commencé à circuler sur internet.
Des idiots utiles et tous les gauchistes que compte le pays sont venus s’ajouter. Les slogans sont insurrectionnels. Obama a fait part de sa sympathie pour le « mouvement ». C’est, je pense, la première fois dans l’histoire du pays qu’un Président déclare sa sympathie pour une manifestation insurrectionnelle.
Nous sommes au crépuscule de l’ère Obama. Mais les quatorze mois qui viennent seront, sans doute, très rudes.
Obama n’entend pas mener paisiblement campagne pour se faire réélire. Il n’entend pas non plus être battu et quitter le pouvoir tranquillement. Il veut laisser des traces, et que celles-ci aient le parfum des décombres. J’ai parlé plusieurs fois de son mandat comme d’un orage après lequel il faudra faire le bilan des dégâts, et réparer. Espérons que ce ne sera pas davantage qu’un orage…
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Primaires (1)
En principe, ne pouvaient voter aux primaires socialistes que les personnes inscrites sur les listes électorales adhérant « aux valeurs de gauche ». En réalité, certains mineurs et certains étrangers (nécessairement non inscrits sur les listes électorales) ont pu voter. Le règlement de la primaire prévoyait, en effet, une disposition fort peu commentée par les médias, selon laquelle « les mineurs qui auront 18 ans au moment de la présidentielle, ainsi que les mineurs et les étrangers membres du PS ou du Mouvement des jeunes socialistes » pouvaient voter. Imaginons que les présidentielles nous offrent le fameux « 21 avril à l’envers ». Dans ce cas, des mineurs étrangers auront alors joué un rôle plus déterminant que les citoyens français de droite dans le choix du chef de l’État !
Chiffres significatifs
Primaires (2) > 79 % des Français approuvent le principe des primaires, mais 61 % d’entre eux considèrent qu’on en a trop parlé dans les médias.
Chine > Le 29 septembre, la Chine a envoyé avec succès dans l’espace le premier module de sa station orbitale.
Parité > 72 % des 780 entreprises françaises concernées par la loi sur la parité dans les organes de gouvernance n’ont pas une seule femme dans leur conseil d’administration.
Déchets > On estime qu’en 2015, un département sur deux sous-traitera à un autre la gestion de ses déchets ménagers, faute d’infrastructures adaptées et suffisamment bon marché.
Route > 351 personnes ont été tuées sur les routes françaises en septembre, soit 1,7 % de moins qu’un an plus tôt. |
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