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Le crétinisme du programme socialiste |
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Milliere Guy - mercredi 07 septembre 2011
2012, parti-socialiste
Les vacances s’achèvent. Les mois à venir vont être dominés, sans doute, par la campagne présidentielle du printemps prochain.
Selon les sondages, qui peuvent, bien sûr, fluctuer, le candidat que le Parti socialiste se choisira, François Hollande ou Martine Aubry, aura de bonnes chances de l’emporter.
Cela mérite qu’on se penche sur le programme à partir duquel ce candidat pourra prétendre gouverner. Et ce programme existe. Il est même téléchargeable sur internet.
Il est noté sur le site du Parti socialiste qu’ils se sont mis à plusieurs pour parvenir à ce résultat. Il semble qu’aient participé des gens qui ont des diplômes universitaires dans divers domaines, et que certains de ces gens se disent même économistes.
Je n’ai pas à en déduire que les diplômes universitaires en France se distribuent à n’importe qui et n’importe comment : enseignant depuis longtemps à l’université, je le savais déjà.
Je n’ai pas à en déduire non plus que l’appellation d’économiste se donne, en ce pays, à des charlatans, je le savais déjà aussi.
Il n’empêche, le programme du Parti socialiste est nul, consternant, gorgé de crétinisme. Il prend ceux qui le liront pour des imbéciles – et avec raison semble-t-il, puisque personne en France ne le présente comme tel. Seul le magazine anglais The Economist s’est risqué à dire ce qui doit l’être.
Il est question pour « redresser la France », de créer une « banque publique d’investissement » qui prendra des « participations dans les activités stratégiques » : autrement dit une banque d’État qui investira, selon des choix politiques, dans des secteurs choisis politiquement. Les socialistes français n’ont toujours pas compris que l’innovation économique ne se décide pas dans le cadre de cénacles bureaucratiques, et ils ne le comprendront sans doute jamais.
Envisagent-ils un retour au plan quinquennal de type soviétique ? Le document ne le dit pas.
S’ajoutent des « emprunts » pour « financer les investissements » : donc, de l’endettement supplémentaire destiné à investir, selon des choix politiques, dans des secteurs choisis politiquement. Cela a le mérite de la cohérence.
S’ajoutent aussi des créations d’emplois de fonctionnaires supplémentaires par milliers, des punitions pour les entreprises qui licencient (car c’est bien connu, ces sales entrepreneurs privés n’ont qu’un rêve : licencier, et licencier encore !), des mesures protectionnistes contre les « pays ne respectant pas les normes internationales en matière sociale, sanitaire ou environnementale » (ce qui représente vraisemblablement la quasi totalité des pays extérieurs à l’Europe), une hausse des impôts sur les entreprises qui auraient, en ce cadre, encore des actionnaires, une taxe sur les transactions financières qui fera le bonheur de la City et de Wall Street, une accentuation de la progressivité des impôts (destinée, je pense, à accélérer la fuite des cerveaux qui restent), des taxes supplémentaires sur les revenus de l’épargne (Tous ruinés dans dix ans, Jacques Attali l’a dit, le PS veut le faire), le retour à la retraite à soixante ans. Et tout cela aboutira, mais oui, mesdames et messieurs, à un retour à « l’équilibre des comptes » !
Je parlais de crétinisme. Je devrais parler aussi d’imposture. L’imposture est possible parce qu’en matière de politique économique, les discours de l’UMP ne valent guère mieux et n’ont aucune épine dorsale. Quand j’entends des dirigeants socialistes qualifier l’UMP de « libérale », je me demande si je dois rire ou pleurer. L’imposture est possible parce que la pensée économique est presque morte en France. Et parce que les journalistes français se contentent d’écouter docilement ceux qu’ils interrogent débiter des inepties sans jamais poser la moindre question qui dérange.
« Redresser la France », dit le programme socialiste. Avec la mise en œuvre d’un tel programme, la France, qui va déjà extrêmement mal, a effectivement toutes les chances d’être redressée, si on veut bien considérer l’aplatissement comme une nouvelle façon de redresser…
Le programme socialiste promet « l’égalité réelle ». J’ai écrit, il y a des années, que le socialisme commençait toujours par la promesse mirifique de la multiplication des pains et s’achevait toujours par la morne réalité de la multiplication des pauvres.
Le programme socialiste mérite donc bien d’être appelé « programme socialiste »…
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Melbourne
Melbourne (Australie) est la ville la plus agréable à vivre selon le classement de « The Economist ». Elle remplace dans ce rôle la ville de Vancouver au Canada. Paris est, quant à elle, à la 16e place du classement. Et la dernière des 140 villes classées est Harare, capitale du Zimbabwe…
Chiffres significatifs
Morale > Luc Chatel, ministre de l’Éducation nationale, a confirmé fin août que les leçons de morale seraient rétablies en primaire.
Friperie > En 2009, l’Algérie a interdit l’importation de vêtements usagés. Avant cette date, elle importait pour 20 millions de dollars de fripes par an !
Radar > Les fameux « radars pédagogiques » qui furent à l’origine d’une polémique politicienne avant l’été ne sont pas très au point. Ainsi a-t-on récemment appris que le département de la Moselle avait dû démonter deux radars qui ne permettaient de donner que des vitesses à deux chiffres… alors qu’ils étaient au bord d’une autoroute où la vitesse est limitée à 130 !
Sauvette > Le 14 mars, la vente à la sauvette est devenue un délit et les forces de l’ordre sont habilitées à arrêter les contrevenants. Près de 4 000 vendeurs ont ainsi été interpellés entre ce 14 mars et le 31 août, à Paris et dans la petite couronne (dont près de la moitié durant le seul mois d’août !)…
Solaire > Entre juin 2010 et juin 2011, on estime qu’en France, la puissance installée d’énergie solaire a triplé.
Irak > Entre le 31 août 2010 et le 1er septembre 2011, on estime que 2 600 civils, policiers, ou militaires irakiens ont été tués par des terroristes. |
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