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Le débat des primaires socialistes


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Trémeau Bernard - mercredi 21 septembre 2011

parti-socialiste, 2012
Les socialistes ont décidé de confier au suffrage de leurs sympathisants la désignation de leur candidat aux prochaines élections présidentielles. À ce jour, deux femmes et quatre hommes ont annoncé leur candidature.

Les sondages désignent deux grands favoris
: François Hollan­de, qui caracole en tête, suivi de près par Martine Aubry. Ségo­lène Royal arrive loin derrière, en troisième position. Enfin, les 3 autres candidats ont peu de voix : Arnaud Montebourg, Ma­nuel Valls et Jean Michel Baylet (un radical-socialiste).

Pendant plus de 3 heures, le 15 septembre, Martine Aubry a organisé une grande réunion télévisée sur France 2, où les 6 candidats ont pu se présenter à leurs futurs électeurs.

Cette confrontation s’est déroulée en 3 épisodes parfaitement chronométrés.

D’abord, chacun avait une minute pour exposer son programme. Ensuite, pendant 10 minutes, chacun a répondu aux questions que lui posaient les journalistes. Enfin, les six ont pu bavarder entre eux.

Les temps de passages de chacun étaient, en principe, tirés au sort. D’énormes chiffres indiquant le temps restant étaient affichés sur un grand écran dominant les intervenants. Si l’intervenant dépassait le temps qui lui était alloué, une bruyante sonnerie l’indiquait.

Le respect de l’égalité entre les 6 candidats exigeait ce type d’organisation. Mais le débat ainsi minuté rappelait, de façon angoissante, les débats « démocratiques » parfaitement organisés par les dictatures au pouvoir en URSS ou ailleurs…

De nombreux points d’accord entre les candidats peuvent être soulignés
:

– Pour réduire le chômage, il faut relancer l’économie.
– Pour relancer l’économie, il faut aider les petites et moyennes entreprises.
– Pour réduire la dette, il ne faut pas réduire les salaires ou les allocations versées par l’État. Il faut augmenter les impôts, des riches ou des entreprises.
– Les entreprises qui font des bénéfices hors de France ne doivent plus licencier leurs salariés et doivent leur distribuer une partie de ces bénéfices.
– Les banques, qui ont mis l’euro et la France en difficulté par leur spéculation, doivent être contrôlées et imposées.
– Tous sont, en principe, d’accord pour que l’on « rabote » le plus grand nombre possible de niches fiscales.
Il faut donc, en pratique, augmenter les impôts et ne pas diminuer les dépenses.
Mais de nombreux points de désaccord sont aussi apparus au cours du débat :
– Pour gagner les élections, le Parti socialiste doit s’allier à d’autres partis. Certains préconisent des alliances à gauche, tandis que d’autres proposent des alliances à droite.
– Pour réduire la dette, certains pensent que le déficit budgétaire d’un État doit être rendu illégal, alors que d’autres pensent qu’il ne faut pas le faire.
– Certains veulent créer des emplois pour les jeunes ou pour la culture, donc faire des dépenses supplémentaires. D’autres s’opposent à toute augmentation des dépenses.
– Certains pensent qu’il faut sortir de l’euro, d’autres qu’il faut absolument le conserver.
– Certains sont pour un gouvernement économique européen, d’autres y sont opposés.
– Certains pensent qu’il faut légaliser la vente du cannabis, d’autres s’y opposent farouchement.
– Certains pensent qu’il faut arrêter la fabrication d’électricité avec des centrales atomiques, d’autres pensent qu’il faut seulement la diminuer.
Etc., etc. etc.

À la fin de cette longue émission, il est impossible de savoir quelle politique appliquera finalement celui que les primaires auront désigné.
Pas une seule fois n’a été abordé le problème de la parité fixe liant entre elles les anciennes monnaies européennes depuis 1999. Alors que les prix de ce qui est produit en France augmentent plus rapidement que les prix de ce qui est produit en Allemagne. Alors que notre balance commerciale est de plus en plus déficitaire.

Une réunion de « l’Ecofin » rassemble actuellement en Polo­gne les ministres des Finances des 17 pays de la zone euro. Le ministre des Finances américain est venu discuter avec ses collègues européens. Ils espèrent trouver le moyen de conserver la Grèce dans la zone euro, tout en stoppant les spéculateurs. Cette réunion va contraindre les pays présents à prendre immédiatement des mesures qui ne plairont pas du tout à leurs électeurs…

Mais nos ministres parleront-ils de la parité fixe maintenue bien trop longtemps ?

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En bref
Grèce
68 % des Fran­çais désapprouvent la nouvelle aide de 15 milliards d’euros que la France ap­porte à la Grèce.

Chiffres significatifs
Tabac > On estime que 5 % du tabac consommé en France est acheté illégalement (qu’il s’agisse de contrebande ou de contrefaçon). Il faut dire que les taxes représentent, au bas mot, 80 % du prix d’une cigarette, ce qui ne peut qu’encourager la fraude.

Artifice > Le plus grand feu d’artifice jamais tiré en Europe, le « Grand feu », spectacle pyrotechnique qui a eu lieu dans le parc de Saint-Cloud le 10 septembre dernier, a duré 2 heures, a mobilisé 30 artificiers et a compté pas moins de 4 000 explosions !

Décohabitation > L’âge médian de « décohabitation » (c’est-à-dire l’âge auquel 50 % de la population a quitté le domicile de ses parents et 50 % y demeure encore) s’élève à 21 ans pour les filles et 23 ans pour les garçons.

Énergie > Un centre de serveurs informatiques (data center) de 10 000 m2 consomme à peu près autant d’électricité qu’une ville de 50 000 habitants !

Féminisation > Le taux de féminisation de l’enseignement primaire était, en 2005, de 78 % en France (loin derrière les 95 % de l’Italie, ou les 86 % de la Hongrie, mais également loin devant les 71 % de l’Espagne). Cette féminisation n’a cessé de progresser : elle était de 65 % en 1954, de 78 %, donc, en 2005 et elle est passée à 82 % en 2011.

Suicide > Selon les études, le risque de suicide chez les homosexuels est évalué en­tre 6 et 13 fois plus que le risque de suicide chez les hé­térosexuels.




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