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Le désastre Obama a commencé |
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Milliere Guy - mercredi 18 mars 2009
obama
Le sommet appelé G 20 ne s’est pas encore tenu. Il est néanmoins déjà évident qu’il sera inutile. Quand les maux sont mal identifiés, les remèdes sont inappropriés. On affirme que tout vient d’excès de la finance, de réglementations insuffisantes et on propose de réglementer davantage, d’encadrer plus strictement les activités financières. On accroît aussi les dépenses publiques.
Dire la vérité, à savoir que tout vient de lois sociales qui ont contraint des banques à accorder des prêts à des gens insolvables, d’organismes garantis par le gouvernement fédéral américain qui garantissaient les prêts douteux, d’une titrisation qui incluait ces prêts, et de taux d’intérêts trop bas pratiqués par la Fed américaine semble quasiment impossible, dès lors que cela équivaudrait à incriminer des lois sociales.
Dire que la finance n’a pas besoin de davantage de réglementations, mais de ne pas être intoxiquée par des informations et des incitations défectueuses d’origine gouvernementale est plus impossible encore, car cela reviendrait à dire que des actes gouvernementaux peuvent être toxiques pour le marché.
Dire que pratiquer quoi que ce soit qui ressemblerait à une relance par la demande risque d’accroître l’asthénie n’est pas davantage concevable, car la vulgate keynésienne règne.
Le monde va donc continuer à s’enliser dans la récession. En Europe, un pays est déjà en dépôt de bilan, l’Islande. D’autres pourraient suivre :
Lithuanie, Hongrie, Autriche.
Le Mexique, dont revient Nicolas Sarkozy, glisse vers le statut de narco-État. Le Japon, après dix ans de stagnation, plonge un peu plus bas. La Chine est confrontée à des tensions très vives.
Le seul point qui peut prêter à sourire dans ce sombre tableau est que, voici quelques semaines à peine, la planète semblait plonger dans l’extase obamaniaque. L’ensemble des péchés du monde semblaient concentrés en la personne de George Bush.
Obama est Président, et le moins qu’on puisse écrire est que cela n’arrange rien. Tout au contraire.
Si, outre-Atlantique, les déçus du beau Barack sont de plus en plus nombreux (et on compte dans leur rang des journalistes du New York Times, pourtant très démocrate), ici, on ne voit rien transparaître. Je me demande jusqu’à quand l’illusion tiendra.
Obama pourrait être pire que Carter. Il se pourrait qu’on assiste à un désastre Obama. Si en politique internationale, le désastre n’est pas encore avéré (cela viendra vite, je le crains), en économie, il est déjà douloureux.
Ce sont les démocrates, fervents supporters du Community Reinvestment Act, qui sont les vrais responsables de la situation, et non Obama lui-même, mais on doit constater que, depuis la victoire d’Obama, la courbe descendante s’est accentuée, avec une glissade de 30 % du Dow Jones, signe flagrant d’une défiance des investisseurs.
On doit constater aussi que les décisions prises par Obama ou par Timothy Geithner, qui semble avoir dépassé, comme Obama lui-même, son seuil d’incompétence, suffisent en guise d’explication.
Là où il faudrait des baisses d’impôts et de charges significatives aux fins de relancer l’offre, Obama promet des hausses d’impôts, des surcroîts de redistribution sociale et un système d’assurance santé ruineux.
Là où il faudrait offrir des perspectives aux entrepreneurs, il promet des taxes carbone. Là où l’industrie automobile aurait besoin de restructurations drastiques, il propose une dilapidation de fonds publics. Là où il faudrait permettre aux banques de redémarrer sur des bases assainies, il tergiverse et s’enlise.
L’Amérique est malade et gouvernée de manière inepte, et le reste de la planète ne se sent décidément pas bien du tout.
J’attends avec impatience ce qui viendra après le désastre Obama, car je veux penser que les États-Unis se relèveront.
J’étais inquiet et consterné le 4 novembre au soir, et je ne suis pas satisfait que ce qui se passe me donne raison.
J’ai très envie, par contre, de murmurer à l’oreille des obamamaniaques européens : vous l’avez voulu, vous l’avez !
Assumez les conséquences, et ne soyez pas étonnés si la pilule est très amère et indigeste, nous avions été quelques-uns à vous prévenir…
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ANTI-BLANC
«À quoi sert d’avoir des autoroutes, des industries florissantes, si notre cohésion sociale est minée. Il suffit de regarder la couleur de nos assemblées et de nos entreprises pour voir l’ampleur du problème: c’est d’une pâleur, d’une blancheur et ce n’est pas très frais d’ailleurs !» YAZID SABEG, COMMISSAIRE À LA DIVERSITÉ
SIC
FESSÉE «Une fessée n’est jamais pour le bien de l’enfant ; toujours pour le soulagement des parents.»
DR JACQUELINE CORNET, FONDATRICE DE NI CLAQUES, NI FESSÉES !
ÉTAT «Il s’agit de savoir quel État on veut. Ce que nous voulons, c’est un État qui entreprend, qui investit, qui innove, qui protège. Cela n’a rien à voir avec le vieil État social-démocrate, redistributeur et bureaucratique.» HENRI GUAINO, CONSEILLER DE NICOLAS SARKOZY
SUD «SUD se revendique d’un syndicalisme de lutte des classes.» CHRISTOPHE MAHIEUX, PORTE-PAROLE DE SUD-RAIL
RUPTURE «La rupture d’Obama avec la présidence Bush ne sera pas si profonde. En réalité, c’est entre Bush I et Bush II que se sont faits les réajustements les plus importants. » JUSTIN VAISSE, HISTORIEN
MODÈLE SOCIAL «Tout ce que Nicolas Sarkozy met en oeuvre l’est pour garantir les valeurs de vie collective et le modèle social auxquels les Français sont farouchement attachés.» CLAUDE GUÉANT, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L’ÉLYSÉE
FANATISME «On a parfois l’impression que certains, en France, espèrent une Église catholique fanatique, afin de retrouver un adversaire ridicule !» CHANTAL DELSOL, PHILOSOPHE |
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