actualité france, politique, journal de droite. Les 4 vérités Hebdo img, caricatures actualité, dessins L'actualité Française
vue de droite libérale

Offre gratuite !

La version papier :
pendant 4 semaines dans
votre boite aux lettres
Cliquez ici

Le désordre monétaire aujourd’hui


envoyer cet article à un ami
Imprimer cette page


Voter pour cet article
10 VOTES
762 LECTURES

Trémeau Bernard - jeudi 21 janvier 2010

monnaie
Depuis le 6 janvier et les vœux du Président Nicolas Sarkozy aux forces économiques du pays, les responsables de la France critiquent un « désordre monétaire » qui serait devenu intolérable. C’est ce désordre monétaire qui détruirait une partie des entreprises françaises. Il faut donc que les gouvernements remettent un peu d’ordre dans les marchés.

Vers 650 avant J.-C., coulait en Lydie (en Turquie actuelle) une merveilleuse rivière, le Pactole. Ce fleuve arrachait à la montagne des paillettes d’un métal précieux, l’électrum, un alliage d’or et d’argent. Le roi de Lydie, Ardys, eut l’idée de récolter ces paillettes en déposant pendant quelque temps au fond de la rivière une peau de mouton. On secouait ensuite cette « toison d’or » pour que tombent les paillettes. Ardys a fait avec l’électrum de petites pièces qui ont servi de référence pour déterminer la valeur de ce qu’on échangeait. Son petit-fils, Crésus, est devenu très riche. Il a séparé l’argent de l’or et fait des pièces d’or et d’argent avec l’électrum.

Du temps des Romains, l’or étant rare en Europe, ce sont les pièces d’argent, les « deniers » qui ont servi de référence. Il faut attendre 1252, et le florin, pour que les pièces d’or réapparaissent en Europe à Florence. À partir de ce jour, l’or est devenu le métal de référence.
C’est en 1024 que le gouvernement chinois des Song adopte les billets de banque qu’utilisaient déjà depuis au moins un siècle les marchands de thé voyageant au loin. Les billets de banque sont moins lourds à transporter que les pièces de monnaie. Mais l’or est resté la valeur de référence. Il fallut attendre le 18 décembre 1971 et les accords de Washington, pour que l’or cesse d’être la valeur de référence entre deux monnaies. Les différents États ont alors eu le choix entre deux systèmes pour déterminer la valeur relative de deux monnaies.

Soit les deux gouvernements passent un accord entre eux et décident de la valeur relative de leurs monnaies. C’est le système dit « à parité fixe ». Mais chaque peuple a un comportement plus ou moins inflationniste. Depuis 60 ans par exemple, les prix grimpent bien plus rapidement en France qu’en Allemagne. Les Français achètent donc les produits allemands devenant moins coûteux. Il fallait de temps en temps modifier la parité fixe, dévaluer. De 1945 à 1999, une quinzaine de dévaluations ont marqué l’union par une parité fixe des monnaies allemande et française.
Soit les deux gouvernements laissent au marché le soin de déterminer au jour le jour la parité liant les deux monnaies. C’est le système adopté en 1971 par les principales nations du monde qui échangent entre elles de plus en plus de produits.

La parité est en principe déterminée par l’évolution des prix, évolution comptabilisée par toute une série de tests dans tous les pays. Mais de multiples autres facteurs interviennent. Un gouvernement peut afficher une politique monétaire très permissive, pour que les marchés dévalorisent sa monnaie. C’est ce que semble faire actuellement le gouvernement américain. Toute une série d’autres facteurs interviennent. Celui qui est atteint « d’Obamania » achètera plus volontiers des obligations américaines, donc valorisera le dollar. Celui à qui plaît la dernière robe de Mme Lagarde achètera plus volontiers des obligations françaises…

Les gouvernements ont aussi les moyens d’intervenir. Le gouvernement chinois intervient pour que la parité entre le yuan et le dollar soit la plus faible possible. Il achète du dollar pour mieux vendre ses chemises à l’étranger. Les anciens gouvernements japonais croyaient au contraire aux vertus du « yen fort ». Et un nouveau gouvernement japonais a déclaré le 6 janvier que le yen faible était préférable pour mieux vendre les produits japonais à l’étranger. Une véritable révolution culturelle.

C’est évident, une monnaie « trop » forte réduit automatiquement les exportations, donc ralentit l’activité économique et expose au chômage.
Pas un seul membre du gouvernement n’a parlé d’un « désordre monétaire » propre à la France actuelle. Ce n’est plus une parité fixe qui lie le Franc au Mark. C’est une monnaie commune. Or, bien que le comportement inflationniste des Français ait encore augmenté, on n’a pas pu dévaluer depuis 10 ans…

Faut-il supprimer l’euro et revenir au franc ou au contraire adopter une monnaie mondiale ?

7 commentaires - Ecrire un commentaire


Recevez gratuitement
la version papier,
pendant 4 semaines !

Cliquez ici

En bref
Chômage
Fin septembre, le chômage moyen dans la zone euro a atteint le chiffre de 9,7 %, son plus haut niveau depuis dix ans.

Chiffres significatifs
Voiture > Le marché automobile européen a progressé de 27 % en novembre !

Électricité > On estime que la France, traditionnellement exportatrice, importera cet hiver 4 000 mégawatts d’électricité…

Corée > Au troisième trimestre, le PIB de la Corée a augmenté de 12,3 %, dépassant son plus haut niveau enregistré en mars 2008 !

États-unis > Fin octobre, le chômage a dépassé aux États-Unis la barre des 10 % pour la première fois depuis 1983.

Chine > Entre octobre 2008 et septembre 2009, la production industrielle chinoise a augmenté de 13,9 % !

Logements > Les investissements des ménages français pour leur logement ont diminué de 10 % depuis le début de l’année 2008…

Création > Les créations d’entreprise ont reculé de 4,5 % en novembre, pour se stabiliser à 51 004.

Fonctionnaires > En 2006, l’âge moyen des différents fonctionnaires employés par les collectivités territoriales françaises s’élevait à 42 ans.

Banque > Fin juin, un patron de PME sur trois n’était pas satisfait de sa banque et envisageait d’en changer.

Investissement > Entre début 2008 et mi-2009, les investissements des entreprises françaises (si l’on excepte les entreprises financières et bancaires) ont baissé de 9 %.




Plan du site