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Le développement durable est devant nous |
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Trémeau Bernard - jeudi 10 décembre 2009
ecologie
Pour augmenter son niveau de vie, l’homme utilise de l’énergie. Mais, d’après la majorité des commentateurs, les ressources énergétiques seraient limitées et la pollution engendrée par la société industrielle serait catastrophique. Prenons l’histoire de l’agriculture comme exemple pour indiquer ce qu’est en fait la réalité.
En 6 000 avant Jésus-Christ survient la première étape du développement humain. En Irak, l’homme a découvert qu’il pouvait cultiver la terre. Avant, il n’était qu’un animal prédateur prélevant sur le milieu écologique sa nourriture. Après, il est devenu un paysan. Il a produit lui-même l’énergie alimentaire dont il avait besoin. Pendant des milliers d’années, il a labouré ses champs avec une charrue pour y planter du blé. Il a utilisé d’abord l’énergie de sa femme pour tirer cette charrue, puis celle de son bœuf et enfin celle de son cheval. Il a chaque fois pu cultiver un peu plus de terres. Par ailleurs, en 6 000 ans, le paysan a sélectionné par trois fois une nouvelle espèce de blé donnant ainsi soudain plus de calories à l’hectare.
La deuxième étape du développement a commencé quand le paysan a produit plus d’aliments que n’en consommait sa propre famille. Des hommes ont donc été libérés de la production alimentaire et ils ont pu créer d’autres produits que les aliments. Le forgeron a, par exemple, utilisé l’énergie du feu pour fabriquer un soc de charrue en fer. Le paysan a alors remplacé son soc de charrue en bois par le soc en fer. La société de consommation s’est mise en marche.
Au début, ces hommes peu nombreux ont habité dans le petit village installé par les paysans au milieu de leurs champs.
Puis, ils se sont regroupés dans une bourgade proche des villages. Ils y ont créé un marché où l’on pouvait échanger les produits. Les femmes des paysans y apportaient les œufs ou le lait produits à la ferme. Elles y achetaient une robe ou quelque chose pour leurs enfants.
Enfin, dans les zones particulièrement fertiles, les premières villes sont apparues : au bord de l’Euphrate en Irak, de l’Indus aux Indes ou du Nil en Égypte. Plus la zone environnante était fertile, plus le nombre des habitants regroupés était important, plus les produits échangés étaient nombreux. Les médecins ou les banquiers sont apparus. Le niveau de vie de tous a augmenté.
La troisième étape du développement est toute récente. Elle correspond à l’utilisation de l’énergie pour cultiver la terre et transporter les marchandises. En 1945, avec le plan Marshall, les tracteurs américains ont envahi les campagnes françaises, remplaçant bœufs ou chevaux. De 4 ou 5 hectares, les exploitations françaises sont passées à plus de 100 hectares.
Puis, en 1983, on a modifié dans un laboratoire les chromosomes d’un plant de tabac : il est ainsi devenu résistant à une maladie. Les organismes génétiquement modifiés (les OGM) remplacent alors la sélection naturelle. L’accélération des mutations génétiques devient foudroyante.
En 1945, en France, on produisait moins de 2 tonnes de blé à l’hectare. On en produit plus de 7 aujourd’hui. La production agricole française est devenue nettement excédentaire.
En 1945, un Français sur deux était un paysan. Aujourd’hui seulement 3 % des Français sont des cultivateurs. 97 % des Français peuvent produire autre chose que de la nourriture.
En 1957, une politique agricole commune (la PAC) est créée en Europe. Le marché a quitté la taille nationale (50 millions) pour atteindre la taille européenne (167 millions d’habitants) En 2009, le coût des transports ayant encore baissé, le marché a atteint une taille mondiale.
Tout ce comportement qui nous enrichit consomme de l’énergie. Avec la fusion nucléaire, (et non la fission), nous produirons dans quelques années toute l’énergie dont nous aurons besoin, sans risque d’explosion ou de pollution mortelle. Le développement durable est donc devant nous…
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TF1
En 2008, 96 des cent meilleures audiences de l’année ont été réalisées par TF1 !
Medias
Autorisation > En 2007, le CSA a renouvelé les autorisations d’émettre de 287 stations de radio et autorisé 292 radios temporaires !
Radio > En semaine, 51,7 % des auditeurs d’une station de radio l’écoutent à domicile, 26,1 % en voiture et 18,2 % au travail. Durant les week-ends, la part du domicile passe à 64,9 %, celle de la voiture diminue un peu (23,2 %) et celle du travail diminue logiquement beaucoup (6,2 %)…
Degois > Françoise Degois, journaliste au service politique de la station publique France Inter, vient de rejoindre le cabinet… de Ségolène Royal. Un nouveau symptôme de la main-mise de Sarkozy sur les médias ?
Internet > Alors qu’internet ne représentait que 2 % du chiffre d’affaires de la publicité en 2003, il « pesait » 13 % en 2007. À l’inverse, la presse est passée de 36 % à 32 %, la télévision de 32 % à 29 % et la radio de 16 % à 14 %.
Pluralisme > « On s’est battu pour la séparation des pouvoirs et là, nous avons un pouvoir moderne émergent : les médias. On doit garantir la liberté, le pluralisme et l’indépendance des médias. Ce n’est pas possible que les plus grands groupes de médias qui façonnent l’opinion aient ce lien incestueux avec des entreprises qui dépendent de la commande publique. » (David Assouline, sénateur PS)
Bouygues > « Martin Bouygues est mon ami depuis 30 ans, mais croyez-vous vraiment que c’est lui qui fait le journal télévisé de TF1 ? » (Nicolas Sarkozy) |
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