Courrier - mardi 28 décembre 2010
rechauffement-climatique, ecologie
Il serait intéressant que les écologistes et climatologues de tous bords, qui nous prédisaient l'Apocalypse lors du Sommet sur le réchauffement climatique de 2007, viennent nous expliquer pourquoi la surface de la banquise arctique a augmenté de 26% entre 2007 et 2009 et par quel miracle elle se situe aujourd'hui sur sa courbe historique. Quant à la banquise antarctique, elle a atteint cette année un record absolu avec une surface de 20 millions de km².
Il est vrai que ce discours de fin du monde n'est pas nouveau.
Dans les années 80, les mêmes nous annonçaient que les pluies acides allaient détruire les forêts d'Europe et toute vie dans nos rivières et nos lacs. En réalité, au cours des 15 dernières années, la surface des forêts a augmenté de 13 millions d'hectares en Europe et le saumon est de retour dans la Seine.
Il y a vingt ans, le trou dans la couche d'ozone ne pouvant que s'agrandir, ils prédisaient que le nombre de cancers allait être multiplié par 100. Le trou s'est rebouché et personne ne sait pourquoi.
En 1970, un éminent professeur en climatologie prévoyait une baisse de température de 11 degrés pour l'an 2000, soit deux fois plus rapide que la norme d'une ère glaciaire ! De quoi affamer les trois quarts de la planète en quelques années. Mais aujourd'hui, si l’on en croit les grosses têtes du GIEC, nous devrions voir des lions sur le Champ de Mars dans quelques décennies.
A Paris, c'est le lobby anti-voitures qui prétend que des dizaines de milliers d'habitants victimes des particules fines perdent 10 ans de leur vie. En réalité, sur les 100 départements français, c'est à Paris que les hommes et les femmes vivent le plus longtemps selon le dernier rapport 2010 de l'INSEE. De plus, sachant que la norme maximale de particules fines fixée par l'OMS est de 20 microgrammes par m3, Paris se situe à 11, Londres à 20, Los Angeles à 30, Tokyo à 40 et Le Caire à 150 !
Par conséquent, à vouloir faire du catastrophisme à tout propos, en usant trop souvent d'arguments fallacieux et en diabolisant leurs détracteurs, nos Ayatollahs de l'écologie ont fini par se discréditer totalement.
Nul ne conteste le besoin impératif de combattre la pollution, de préserver la planète et de sauver les espèces animales ou végétales en danger, mais il me semble que les citoyens méritent un autre discours que des propos totalement bidons ! Un ours blanc perché sur son bloc de glace au milieu de l'océan, c'est une image choc, mais si le discours est pipé ça ne sert à rien.
Une thèse de doctorat ne suffirait pas à compiler le bêtisier de nos climatologues pourtant bardés de diplômes. Ils se sont toujours trompés. Comme le disait si bien Pierre Dac : « Les prévisions sont toujours difficiles, surtout lorsqu'elles concernent l'avenir ».
Jacques Guillemain
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