Rouxel Jean - samedi 17 juillet 2004
Du 1er janvier jusqu’au 15 juillet inclus, en moyenne, les Français ont travaillé pour l’État (67 jours) pour les collectivités locales (37 jours), pour la Sécurité sociale (80 jours) pour l’Europe (4 jours), pour payer les intérêts de la dette publique (9 jours). Et, depuis le 16 juillet, ils travaillent pour eux-mêmes. Ils sont libérés ! Cela mérite d’être fêté. C’est ce que nous faisons pour la sixième année consécutive à l’initiative de l’Association Contribuables Associés qui, depuis dix ans, avec plus de 135 000 adhérents, est devenue, de très loin, la principale organisation civique (non subventionnée). Les chiffres qui permettent d’établir avec précision le jour de la libération fiscale sont ceux de l’organisation internationale OCDE, en matière de dépenses publiques. C’est en effet ce concept qui permet le mieux d’appréhender le poids de la sphère publique, et non pas celui des « prélèvements obligatoires », car on sait bien que nos chers technocrates ont trouvé différents moyens pour financer leurs dépenses à crédit. Aujourd’hui, les dépenses de l’État dépassent ses recettes de 25 % ! Depuis quatre ans, la France recule. En 2001, le jour de libération fiscale tombait le 10 juillet. Ce fut le 12 juillet en 2002 et le 14 juillet en 2003. C’est l’indice le plus fiable de la socialisation toujours en marche de la société française. Si, comme notre association l’avait demandé en 1997, le gouvernement avait décidé de geler la dépense publique au niveau alors atteint, sous le seul effet de la croissance économique, même modeste, le jour de la libération fiscale aurait été progressivement avancé. Cette année, c’est le 6 juin que nous aurions été libérés. Or, avec des dépenses publiques plafonnées au niveau atteint en 1997, la France serait juste aujourd’hui dans la moyenne des pays développés, à égalité avec la Grande-Bretagne, devenue, grâce à sa bonne gestion sous un gouvernement pourtant socialiste, la locomotive économique de l’Europe. Pour réduire la dépense publique, il faut oser faire quelques réformes allant dans le sens de ce qu’attend l’immense majorité de nos concitoyens et non pas dans celui que souhaitent évidemment les budgétivores. Or ceux-ci continuent à faire la loi. De 1993 à 2002, les subventions aux associations, souvent bidon ont triplé ! Pendant ce temps-là, l’instauration d’un service minimum en cas de grève dans les entreprises publiques est toujours dans la salle d’attente du Parlement, tandis qu’on tergiverse pour supprimer un impôt aussi archaïque que la redevance audiovisuelle…
7 commentaires - Ecrire un commentaire
|