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Le libéralisme, c’est être propriétaire de soi-même |
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Milliere Guy - mercredi 31 janvier 2007
liberalisme
Après avoir donné aux lecteurs un petit livre indispensable démontant le discours des « altermondialistes », Jacques de Guénin nous offre un nouvel ouvrage, publié comme le précédent par l’Institut Charles Coquelin : « Logique du libéralisme ». Cet ouvrage constitue d’emblée un classique qui devrait figurer dans la bibliothèque de chaque lecteur de ces lignes, au côté de l’immortel « L’économie en une leçon » d’Henry Hazlitt, également édité en France par l’Institut Coquelin. J’aurais même tendance, connaissant et ayant lu les deux ouvrages, à dire que dans une société libre digne de ce nom, ils devraient tous deux figurer dans la bibliothèque de base de tout étudiant qui voudrait prétendre comprendre le monde qui l’entoure.
Tant que l’université française continuera, pour l’essentiel, à gaspiller l’argent des contribuables et à former des inadaptés sociaux, on peut gager, hélas, que ce ne sera pas le cas.
De manière simple, claire, pédagogique, tous les thèmes essentiels sont abordés dans le livre. Et la progression d’idée en idée se fait pas à pas, sans rien laisser de côté. Très justement, Guénin commence par rappeler que le libéralisme est d’abord et avant tout une éthique de la liberté et de la responsabilité, et repose sur le respect de l’être humain. Il parle même de logique « altruiste », montrant l’égoïsme cynique et le mépris de l’être humain qui se cache au fond des proclamations humanistes de la gauche, derrière lesquelles la volonté d’asservir les autres ne se dissimule jamais très longtemps (« le monde est rempli de gens qui aspirent à en assujettir d’autres »). Le droit de propriété se trouve reconduit à sa matrice : la propriété de soi qui permet à l’être humain de s’affirmer comme disposant de lui-même et n’étant ni une chose, ni un esclave, ni un serf ; c’est dans la mesure où on est propriétaire de soi-même qu’on est légitimement propriétaire des fruits de la propriété de soi et que toute confiscation est illégitime.
Très justement encore, Guénin rappelle et démontre que le libéralisme est indissociable des valeurs judéo-chrétiennes et ne peut se concevoir sans celles-ci (« chez les juifs et les chrétiens », écrit-il, « chaque individu est unique et dispose de son libre arbitre » : on peut même dire que c’est dans le judaïsme et, par extension dans le christianisme qu’émergent l’idée du caractère unique de l’individu, l’idée de libre arbitre et les conceptions du bien et du mal qui structurent encore les sociétés occidentales).
Guénin montre ensuite que, à l’opposé de ce que le crétinisme ambiant nous dit tous les jours, le commerce, selon l’expression de Montesquieu fait les « mœurs douces », le contrat volontaire est à l’opposé de toute forme de coercition arbitraire, le libre-échange constitue le meilleur antidote à tout risque de « guerre économique », l’ordre spontané, selon les termes forgés par Friedrich Hayek, est infiniment supérieur à l’asphyxie et à l’oppression qui résultent de « l’ordre construit », « le légal est l’ennemi du légitime », selon l’heureuse expression de Philippe Némo.
Guénin, enfin, suivant Frédéric Bastiat, foudroie la notion de solidarité, montrant que la solidarité socialiste est l’ennemie de la compassion et incarne « l’effort de tous les citoyens pour se dépouiller les uns les autres ». Il souligne la fécondité inhérente à la mondialisation et aux délocalisations. Il rappelle, en un temps où c’est plus important que jamais de s’en souvenir, puisque le nouveau paradigme est celui du réseau, que l’entreprise est un nœud de contrats et n’a jamais été rien d’autre qu’un nœud de contrats.
Comme une injonction à ceux qui nous gouvernent et à ceux qui prétendraient le faire, il dit que « la seule façon pour un gouvernement d’obtenir le plein-emploi est de se dégager complètement du marché de l’emploi et de laisser les employeurs et les salariés contracter librement entre eux ».
Nous entendrons malheureusement des propos très différents au cours des semaines à venir… « Évoluer vers une société libérale ne peut être qu’un travail de très longue haleine », conclut Guénin. Nous ne sommes pas aujourd’hui en évolution, mais en pleine régression. Ceux qui veulent un antidote savent où le trouver et ne pourront s’en prendre qu’à eux-mêmes s’ils meurent intoxiqués.
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Sous-marins
«On frémit en pensant que Mme Royal prétend diriger nos forces armées. Son incompétence est abyssale, c’est vraiment le cas de le dire.»
Bruno Gollnisch, N° 2 du Front national
SIC
Collectivisme «Avec tous ces droits opposables qui vont faire exploser les budgets publics, Nicolas Sarkozy, qui n’est pourtant pas socialiste, est entré dans une logique collectiviste que je réprouve.»
Philippe de Villiers
Gémellité «Sarko et Ségo sont des jumeaux.»
François Bayrou
Inspirateur «Nicolas mérite une grande majorité présidentielle pour l’Élysée. Avec lui, nous ne manquons pas de projets, de remarques, d’idées et d’expériences utiles pour la droite italienne.»
Gianfranco Fini,
Patron de l’Alliance nationale
Exclusion «C’est un procès de l’inquisition qui rappelle les pires moments du stalinisme. On offre ma tête au peuple en espérant gagner quelques voix dans les DOM-TOM.»
Georges Frêche, président PS
de la région Languedoc-Roussillon
Courage «Il n’y a de classe dirigeante que courageuse. Le courage, pour l’entrepreneur, c’est l’esprit de l’entreprise et le refus de recourir à l’État.»
Florence Parisot,
présidente du Medef
Patrie «La mode actuelle est de nous donner en modèle nos revers, nos échecs, nos fautes.»
Jean-François Deniau
Dégraissage «Je vous annonce le non-remplacement, en 2007, de deux fonctionnaires sur trois partant à la retraite.»
Thierry Breton,
ministre de l’Économie |
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