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Le médicalisme a supplanté le christianisme


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Lance Pierre - dimanche 12 juin 2005


Lorsqu’on étudie l’histoire des religions, on est frappé par un dénominateur commun à leur naissance : le prêtre est tout d’abord un guérisseur. Le sorcier, le chaman, le mage et même le « messie » sont avant tout des êtres qui soignent les maladies des humains et parfois les guérissent, gagnant ainsi reconnaissance et prestige.
Puis leurs adeptes et leurs disciples constituent peu à peu une corporation, une caste, un clergé qui élabore une mythologie et une idéologie, empruntant d’ailleurs aux précédentes, puis subjugue les populations et s’approprie bientôt un pouvoir que ses possesseurs prétendent « spirituel » mais qui est pleinement économique et politique.
Tous les humains craignent la souffrance et la mort. Quiconque peut les éloigner d’eux, ou simplement atténuer la crainte qu’ils en ont, y gagne aussitôt une énorme influence. Dès que le malade ressent les premiers bienfaits de l’action thérapeutique, fussent-ils minimes, se déclenche un processus complémentaire d’ordre psychologique, un sentiment fait de confiance, d’espérance et d’optimisme qui stimule puissamment le système immunitaire et dynamise le métabolisme. Ce phénomène, aujourd’hui connu sous le nom d’« effet placebo », s’ajoute à l’effet purement physique et lui permet souvent de franchir un seuil au-delà duquel l’organisme bascule vers la guérison.
L’effet placebo est donc l’illustration pratique du fameux dicton : « C’est la foi qui sauve ». L’effet placebo est l’effet de la foi. Car ce que l’homme croit très fortement agit à l’intérieur de lui-même plus puissamment que quoi que ce soit d’autre, bénéfiquement ou maléfiquement. Aussi est-il possible d’utiliser la foi pour manipuler les humains et les gouverner à sa convenance. C’est ce que font et ont toujours fait les prêtres de toutes les religions, innocemment pour la plupart, puisque croyant souvent eux-mêmes à la valeur de leur action.
Mais l’innocence dans l’intention n’atténue en rien la culpabilité dans l’acte. Quiconque s’approprie la conscience des hommes et utilise leur foi pour diriger leur destin cimente les pavés de l’enfer, quel que soit le paradis dont il rêve.

Le règne de la méthode Coué

Au fil des temps et des générations, les actes thérapeutiques réels disparaissent pour faire place à un corpus d’actes symboliques, de rituels et de cérémonies qui ne sont que de purs « placebos » collectifs, susceptibles néanmoins d’une certaine efficacité, notamment au titre d’antidépresseurs et d’anxiolytiques. Il a été établi en effet que les cérémonies religieuses avaient sur les croyants un effet similaire à celui des tranquillisants.
On comprend donc que la France, qui compte l’une des plus fortes proportions d’incroyants au monde (40 % selon le dernier sondage 2004/2005 de « Sélection du Reader’s Digest »), soit aussi la championne de la consommation de tranquillisants et de médicaments de toutes sortes. (Nous consommons deux fois plus de somnifères que les Allemands, trois fois plus d’antidépresseurs que les Italiens ou les Espagnols, sept fois plus de tranquillisants que les Britanniques !). Il semble d’ailleurs que la consommation de drogues médicales ait augmenté chez nous au cours du XXe siècle proportionnellement à la diminution de la pratique religieuse, comme s’il s’établissait entre elles un système de vases communicants.
Tout se passe comme si les individus qui, dans les nations développées, perdent la foi religieuse sans disposer personnellement de la puissance organique et spirituelle nécessaire à la foi en soi-même, se rabattent sur la médecine, qui devient pratiquement pour eux une religion de substitution. Le prétendu « pays des droits de l’homme », où la liberté individuelle se réduit chaque jour comme une peau de chagrin, écrasée par la fiscalité abusive et la bureaucratie tâtillonne du dernier État collectiviste d’Occident, est en train de sombrer dans un magma de superstitions où la seringue se substitue au goupillon, le vaccin à l’eau bénite et le chapelet de pilules multicolores à celui de boules de buis.
Traquant tous ceux qui soignent en dehors de leurs dogmes, surtout s’ils guérissent (et nul doute qu’ils eussent condamné Jésus-Christ pour « exercice illégal de la médecine »), les inquisiteurs médicalistes français ont réduit à néant le droit élémentaire de chaque citoyen d’un pays libre de s’adresser à qui il veut pour soulager ses maux. La nouvelle religion a conquis le pouvoir et, par le biais de la Sécurité Sociale, confisqué notre économie !


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Le chiffre d’affaires de TF1 pour le premier trimestre de 2005 est sensiblement égal (+ 0,1%) à la même période de 2004 : 713,9 millions d’euros. Les recettes publicitaires ont crû de 1,2% (430 millions d’euros). Les analystes estiment que la chaîne devrait réduire le nombre de ses émissions pour parvenir à son objectif d’une hausse du « coût de grille » de 3% par an. À noter: le résultat net est, quant à lui, en fort repli : 60,9 millions d’euros contre 70,9 millions d’euros en 2004…




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