Gelé Gérard - lundi 30 janvier 2012
fiscalite
Le « modèle social français », le Président Sarkozy s’en réclame, et répète sans arrêt que c’est lui qui a valu à la France de s’en sortir « mieux que les autres ». Mais, de façon très claire, les autres candidats tiennent le même langage, ils reprochent simplement au Président de n’avoir pas respecté le modèle dans toute sa rigueur : pas assez de social, trop de complaisance à l’égard des riches, des grandes sociétés et des banques. Belle unanimité, qui ne résiste pas à un rappel synthétique de quelques données. Elles font apparaître que le « modèle social » a été surtout un « modèle fiscal ».
Depuis 2007, plus de 40 nouvelles taxes ont été introduites en France et le taux de chômage a atteint en décembre 2011 presque 10 % de la population active (environ trois millions de chômeurs), un record depuis les années 1990. Les records risquent d’être battus car de nouvelles taxes sont annoncées pour le début de l’année 2012 – une TVA sociale (une augmentation de la TVA) et (si possible) une taxe sur les transactions financières – et les perspectives dans le domaine de l’emploi sont très sombres.
Conclusion; Pour la droite comme pour la gauche, pas de marge de manœuvre face à la crise. Avec laréduction des dépenses publiques, la seule réforme qui pourrait provoquer un « choc » économique pour la France, c'est une réforme fiscale.
La France est un pays en « faillite » qui se révèle incapables de réduire ses dépenses de 2 % ( 40 milliards ) et n’a comme solution que des augmentations d’impôts ( 15 milliards de plus en 2012, TVA, CSG, taxes sur la finance, etc., après les 20 milliards de 2011 !) C’est un manque de courage suicidaire.
Avec un parti socialiste qui a toujours été le parti de l'impôt, de la dépense par et pour la fonction publique, le pire est donc à venir, pas de quoi être rassurés pour l'avenir en 2012. A droite nous conservons une économie étatique de « socialisme » rampant et d'assistanat, avec des taxes et des impôts spoliateurs.
Notre pays fait la chasse aux riches, aux entrepreneurs et s'étonne de voir fuir le gibier ! Cela malgré nos 56 % de dépense publique, record du monde. Et avec pour credo que la France est un pays ultra-libéral !
Les prélèvements « fiscaux et sociaux » sur le travail représentent 71,3 % du salaire moyen. Un pourcentage hallucinant… ne reste que 28,7 % dans notre poche !
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