Courrier - mercredi 31 août 2011
nucleaire
Dans notre vieille Europe, Alstom, Areva et EDF sont en perte de vitesse, délaissés par les investisseurs. Leur rentabilité devient nulle, voire négative, et leur capitalisation boursière vient de fondre comme neige au soleil.
Nous le devons en grande partie au rapprochement avec l’Allemagne qui veut nous imposer la construction d’éoliennes en grand nombre. Les Verts (die Grünen) ont toujours été très influents culturellement en Germanie.
Mais nous le devons aussi au matraquage émotionnel antinucléaire de nos propres télévisions. Elles ont fait croire à l’opinion que le territoire français pourrait bientôt ressembler à Fukushima, pourtant victime d’un tsunami, ou bien que nous serions envahis par les déchets, retraités à la Hague, qui occupent pourtant une place minuscule comparée à la superficie du pays. Certains internautes imaginaient déjà un stockage obligatoire dans leur jardin.
Avec toutes ces irrationalités, nous n’allons pas tarder à payer le courant électrique de 3 à 7 fois le prix actuel, ce qui contribuera largement à une baisse généralisée de notre pouvoir d’achat et à un recul sensible de nos avantages sociaux.
Vice versa, les pays du Golfe finiront un jour par ne plus avoir de pétrole, après l’avoir vendu très cher et s’être bien enrichis.
À la place, ils sont en train d’acquérir progressivement des centrales nucléaires. Ils vont les acheter à la Corée, à la Russie ou à la Chine, pays qui renforcent chaque jour leur avance technologique en la matière.
Les nouveaux acquéreurs des centrales atomiques ne tarderont pas à disposer en prime de la dissuasion nucléaire. Ils pourront ainsi entrer dans la cour des grands.
Jean Dinet
Paris (75)
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