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Le parcours du combattant pour nos gouvernants. De droite et de gauche !


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Gelé Gérard - vendredi 22 octobre 2010

retraites, fonctionnaires

Depuis trois décennies, de nombreux rapports et études ont été réalisés sur ce qu'il faudrait faire pour que la France demeure l'une des grandes puissances commerciales et industrielles du monde, avec un bon système social.

Les problèmes sont bien connus : une croissance trop faible, un chômage à 8 à10 %, des investissements insuffisants, les rigidités de l'administration et du marché du travail, une fiscalité débridée, des services publics à la dérive, un déficit budgétaire considérable et une dette publique explosive.

Tous ces excellents documents dorment dans les placards de nos ministères et par manque de courage politique rien ou presque n'a été fait.

Chaque fois qu’une réforme est esquissée, avant même le début des discutions par nos élus, des minorités agissantes organisent campagnes de presse et manifestations de rues, avec pour résultat immédiat le recul des gouvernements, de droite ou de gauche. La majorité silencieuse n'est pas reçue à l'Elysée avec, comme suivi, la création d'une commission, d'un observatoire, d’un moratoire…

Notre devise, en France, est « Ne touche pas » :  à mon statut, à mon régime de retraite spécial… à mes privilèges.

En résumé, plus de dix millions de français qui dépendent plus ou moins de l'Etat bloquent toute tentative de réforme. C'est suicidaire : de la quatrième place, notre riche pays a régressé à la 17/18ème place dans les économies mondiales, avec pour résultat la baisse relative du pouvoir d'achat et l’augmentation de nos déficits. Nous sommes tétanisés, paralysés par nos faux « avantages acquis », que nous ne pourrons bientôt plus payer. Le gouvernement affiche sa volonté de réforme, mais face aux corporatismes, aux syndicats des fonctions publiques, les réformes réelles et sérieuses tardent à venir!

Les avantages retraites des fonctionnaires et assimilés (entreprises nationale, régimes spéciaux, etc.) sont bien réels ! Par manque de courage, le gouvernement a une attitude surprenante : il nie simplement leproblème. Il existe pourtant deux signes irréfutables des privilèges importants dont bénéficient les adhérents de ces régimes, aux frais des contribuables.

Le premier est le refus farouche des fonctionnaires de rejoindre le régime général.

Le second est son coût : pour le financer, l’état employeur doit cotiser à un niveau quatre fois supérieur ! (60 % du salaire brut contre 15 % dans le privé )

Nier les inégalités privé-public, conforter les syndicats du public dans leurs positions intransigeantes et compromette les futures réformes, est profondément choquant.


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