actualité france, politique, journal de droite. Les 4 vérités Hebdo img, caricatures actualité, dessins L'actualité Française
vue de droite libérale

Offre gratuite !

La version papier :
pendant 4 semaines dans
votre boite aux lettres
Cliquez ici

Le piège européen de Chirac s’est refermé sur lui !


envoyer cet article à un ami
Imprimer cette page


Voter pour cet article
0 VOTES
253 LECTURES

Rouxel Jean - dimanche 12 décembre 2004


Le Parti socialiste avait beaucoup à perdre dans la consultation interne qu’il a lancée pour déterminer sa position sur le référendum pour la Constitution européenne.
Manifestement, Chirac avait organisé ce référendum essentiellement pour le mettre en difficulté. Mais, comme souvent dans ces calculs politiciens, le piège s’est refermé sur son auteur.
Finalement, le PS sort plutôt grandi de cette consultation. Tout d’abord, il a montré qu’il était capable de démocratie interne. Et beaucoup de militants d’autres partis, au « centralisme bureaucratique » plus affirmé, ont dû se prendre à rêver que leur propre formation politique les consulte de cette façon. En particulier, il est clair que, parmi les militants UMP, une partie non négligeable n’approuve pas le « oui » qui semble devoir être défendu par les caciques du parti. Sans doute, ces défenseurs du « non » regarderont-ils avec envie le camp d’en face…
En outre, le « oui » l’a emporté assez nettement. Cela favorise encore le Parti socialiste. En effet, dans le cadre idéologique dominant, les militants paraissent avoir choisi, démocratiquement, la « responsabilité ».
Naturellement, la droite qui s’était réjouie, avec tapage, du piège chiraquien tendu à la gauche se retrouve, à son tour, dans la nasse.
Avant même le vote socialiste, le risque était important pour le nouveau président de l’UMP de perdre gros dans cette affaire. En effet, un « non » dominant au PS aurait, selon toute vraisemblance, conduit à un « non » dominant sur l’ensemble du pays - puisque, outre le PS, au moins 20 % des électeurs de droite et toute l’extrême gauche voteront « non ». Partant, la victoire de Fabius aurait entraîné, non seulement la défaite de François Hollande, mais également celle de Chirac et de Sarkozy !
Mais, un « oui » dominant n’est pas moins gênant. Il conforte, à peu de frais, la direction socialiste actuelle ; il cicatrise toutes les divisions éventuelles du PS ; et, surtout, il fait porter sur l’UMP seule la responsabilité d’une éventuelle victoire du « non »…
Après cette victoire du « oui » au PS, bien des scénarios restent ouverts. Il paraît cependant bien peu vraisemblable que les ténors d’un « non de gauche » se mettent subitement à faire campagne pour le « oui ». Par conséquent, les chances du « non » restent intactes, d’autant que Laurent Fabius lui a offert un aspect « présentable », y compris dans les médias.
Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac ont du souci à se faire !

5 commentaires - Ecrire un commentaire


Recevez gratuitement
la version papier,
pendant 4 semaines !

Cliquez ici

En bref



Plan du site