Offre gratuite !
La version papier :
pendant 4 semaines dans
votre boite aux lettres
Cliquez ici
Notre lettre d'infos

Le pouvoir de nuisance des grands médias


envoyer cet article à un ami
Imprimer cette page


Voter pour cet article
70 VOTES
1478 LECTURES

Zeltner Philippe - mardi 03 mars 2009


La plupart de nos médias s’admirant dans un miroir déformé, il me fallait bien écouter chaque matin la station de référence radiophonique, France Inter, de 7 h 00 à 9 h 00 animée par Maître Paoli, comme d’autres lisent Le Figaro au bureau, Le Monde à 17 h 00, ou encore visionnent France 2 ou France 3 avant de dîner.

Or, pour augmenter son audimat autant que par appétence intellectuelle, France Inter, comme ses confrères susnommés, s’emploie délibérément à vouloir capter la clientèle la plus malléable qui soit, celle des malheureux, des mécontents, des râleurs, des rebelles, des assistés, des revendicateurs de tous poils, en invitant à l’antenne, préférablement l’opposition, et quasi exclusivement les lobbies minoritaires : ceux qui se moquent éperdument de la pensée et du bon sens de la grande majorité des citoyens, parqués et muselés par eux dans le ghetto d’une « bien-pensance molle et indécrottable ».

C’est ainsi qu’au cœur de la crise économique et financière dont il faut maintenant payer le prix fort, nos médias, de manière subtile et hypocrite, mettent en scène avec complaisance le mauvais théâtre des syndicats minoritaires qui font descendre professeurs, élèves, fonctionnaires et cheminots dans la rue au mépris des besoins et du travail d’une majorité de citoyens, travailleurs et mères de famille, qu’ils tiennent en otage sans rougir… au nom de la démocratie, bien entendu !

Au cœur de la crise économique et financière toujours, avec une autosatisfaction désarmante, et sur un ton enjoué, nos grands médias choisissent délibérément d’amplifier le mécontentement social qui nous vient d’outre-mer, de la Guadeloupe à la Réunion en passant par la Martinique (France Inter du 13 février).

Ces mécontentements, qu’il faut prendre en compte, sont exploités d’une façon irresponsable par une classe politique aux abois, conduite par des ténors formés au barreau, planqués à la Poste, prêts à tout pour reconquérir le pouvoir perdu, fût-ce au prix d’une guerre civile !
Chacun sait que la majorité des Guadeloupéens, des Martiniquais et des Réunionnais, se gardent bien de revendiquer une indépendance qui leur serait fatale. Ce qu’ils veulent, ce que certains exigent, c’est obtenir de la métropole une assistance globale permanente, une carte blanche à leur bénéfice et sans contrepartie.

Qui doit payer ? La majorité des citoyens, représentée par l’État, évidemment ! Au bénéfice de qui ? D’une société, la leur, dont ils revendiquent l’indépendance de fait vis-à-vis de la culture métropolitaine et de ses mœurs, voire dans certains cas, des lois de la république, toutes reléguées au Panthéon de l’Histoire… au nom de leur histoire personnelle !

Nos médias feignent d’ignorer cette contradiction sociopolitique au nom du « politiquement correct ». Le ton est donné : ce sont les ravages du colonialisme et d’un esclavagisme originel qui justifieraient, à leurs yeux, une inversion des rapports, et le retournement d’une pyramide sociale de type collectiviste.

Quel gouvernement peut gérer, avec cette résonance médiatique, notre avenir en société, ici et ailleurs ?

Je vais me sentir mieux en ignorant cette information pernicieuse qui désespère quotidiennement la majorité, et j’ai fait le choix d’écouter dorénavant R.N.D le matin. Les mêmes nouvelles y sont traitées de façon plus respectueuse du citoyen que je suis.

16 commentaires - Ecrire un commentaire


Recevez gratuitement
la version papier,
pendant 4 semaines !

Cliquez ici

En bref



Plan du site