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Le prétendu délit de solidarité n’existe pas


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Rouxel Jean - mardi 14 avril 2009

immigration
La droite a, depuis des années, laissé à la gauche le monopole du combat culturel. Et elle s’étonne, après cela, que les médias ne lui soient pas favorables ! Face à cet abandon absurde, contraire aux règles les plus élémentaires de la stratégie, allons-nous devoir nous féliciter de l’ouverture à gauche de Nicolas Sarkozy ?

En tout cas, je ne peux qu’applaudir au dernier billet d’Éric Besson aux parlementaires. Comme on sait, Besson est ce hiérarque socialiste qui, insulté par Ségolène Royal en pleine campagne présidentielle, avait rejoint le camp Sarkozy. Autant dire que ce n’était pas exactement ma « tasse de thé » ! Et, naturellement, comme la plupart des Français de droite, je n’avais pas été franchement emballé à l’idée de le voir en charge de la politique migratoire du pays.

Dans ces nouvelles fonctions, je ne suis pas sûr qu’il soit d’une efficacité plus évidente que ses prédécesseurs – qui, depuis des années, arrivent à se satisfaire de quelques milliers de reconduites à la frontière (souvent rémunérées et toujours fort coûteuses), quand environ 100 000 clandestins arrivent chaque année chez nous !

En tout cas, en bon élu de gauche, il sait qu’un mensonge non réfuté devient progressivement une « vérité ». Il a donc eu le courage de répondre aux innombrables associations tiers-mondistes qui encouragent l’immigration clandestine et qui ont signé fin mars un communiqué intitulé : « Si la solidarité devient un délit, nous demandons à être poursuivis pour ce délit ! »

Ces belles âmes se donnent ainsi des allures de courageux résistants. Mais leur « résistance » repose sur du vent. Il n’y a pas de délit de solidarité, mais un délit d’immigration clandestine. Et, surtout, un délit d’aide à l’immigration clandestine – qui vise en particulier les passeurs.
Comme d’habitude, les bonnes consciences de la gauche morale, sous prétexte d’aider les plus faibles, encouragent le crime.
En l’occurrence, elles encouragent l’esclavage. Car nul n’ignore que les clandestins qui arrivent en France, après avoir payé une bonne dizaine de milliers d’euros à leurs passeurs, sont souvent condamnés à se prostituer, à voler ou à vendre de la drogue au bénéfice des filières criminelles qui les ont aidés.

Il n’y a pas plus de « délit de solidarité » que de beurre en broche. Exactement comme la « double peine » était une pure invention rhétorique de la gauche, n’existant que dans des cervelles nébuleuses.

Il est temps de répondre pied à pied à ces sophismes criminels ! Merci donc, M. Besson !

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