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Le remède de Friedman contre le chômage


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Trémeau Bernard - mercredi 04 mai 2011

inflation
Le chômage et l’inflation envahissent la France depuis 1970. C’est normal, car nos responsables suivent les idées de Karl Marx (1818-1883) et de John Maynard Keynes (1883-1946) et ne suivent pas celles de Milton Friedman (1912-2006). Mais on y arrive !

Pour Marx, ce sont les salariés qui produisent par leur travail tout ce que nous achetons. Le patron ne produit rien. Quant aux actionnaires qui possèdent l’entreprise, on leur distribue des bénéfices, alors qu’ils n’ont le plus souvent même pas mis les pieds dans l’entreprise. Et, quand l’entreprise marche bien, le patron et l’actionnaire ga­gnent en général plus que le sa­larié, sans rien produire. Dans une entreprise, le salarié est donc exploité.

Marx pense que l’État doit corriger cette injustice, donc prendre à l’entreprise l’argent qu’elle vole au salarié, et rendre d’une façon ou d’une autre cet argent à celui qui travaille. C’est ce que fait l’administration fiscale française depuis des décennies.

Il s’ensuit que les entreprises augmentent leurs prix pour pouvoir payer ces impôts. C’est l’inflation. En outre, elles n’ont plus assez d’argent pour investir. Le pouvoir d’achat stagne. C’est le chômage.

Un autre moyen de corriger cette injustice existe : on nationalise l’entreprise, mettant ainsi ses bénéfices dans les poches de l’État. Malheureusement, chaque fois qu’on nationalise, les revenus cessent de progresser et même, souvent, régressent, comme dans les régimes communistes.

En France, la moitié de l’économie est nationalisée, tandis que le Parti socialiste et les partis qui sont à sa gauche croient encore aux idées de Marx.

Selon Keynes, les patrons et les actionnaires ne dépensent pas tout l’argent qu’ils gagnent. Tandis que, de leur côté, leurs salariés n’ont pas assez d’argent pour acheter ce qu’ils produisent. Il y a donc surproduction et le chômage progresse.

Pour Keynes, le remède est différent. L’État ne doit pas prendre aux entreprises leur argent, ce qui les empêcherait d’investir et de faire progresser notre pouvoir d’achat. Mais l’État doit faire marcher la planche à billet, c’est-à-dire créer de la monnaie nouvelle et la distribuer d’une façon ou d’une autre aux salariés. C’est la classique « relance keynésienne ».

Tant que les stocks ne sont pas liquidés, tout va bien. Mais, au bout de quelques semaines, la demande devient supérieure à l’offre. L’inflation apparaît. La banque centrale doit lutter con­tre cette inflation. Elle est donc obligée de rendre le crédit plus coûteux, ce qui empêche les consommateurs d’acheter à crédit leur maison ou leur voiture. Et le chômage apparaît, avant que l’inflation ne soit totalement réduite.

En France, chaque nouveau ministre des Finances y va de sa relance keynésienne.

Pour Friedman, les remèdes marxistes et keynésiens sont responsables de l’inflation et du chômage. Il ne faut donc pas les utiliser. D’autant qu’avec la mondialisation, l’imposition des entreprises les rend non compétitives.

Il existe un autre moyen de relancer l’économie : il faut supprimer les charges, les taxes et toutes les contraintes économiques pesant sur les entreprises et sur les capitaux dont elles ont besoin pour investir. Les prix, au lieu de monter, vont baisser. Car les entreprises françaises subissent la concurrence des entreprises allemandes, polonaises ou chinoises. Et elles utiliseront la diminution de leurs impositions pour abaisser leurs prix et ainsi redevenir compétitives.

Quand les prix baissent, le pouvoir d’achat des consommateurs augmente. Ils achètent plus. Le chômage diminue.

Quand les prix baissent, la banque centrale peut réduire le coût du crédit. Les consommateurs se mettront à acheter à crédit. Le chômage diminuera.

Depuis le 27 février, Xavier Musca est devenu le secrétaire général de l’Élysée. Il dirige donc la petite équipe présidée par Nicolas Sarkozy qui, tous les matins, décide de l’avenir de la France. Musca est un solide partisan et défenseur des idées de Friedman. Il est impensable que Nicolas Sarkozy ne partage pas ses idées.

Mais pratiquement toute l’administration française, tous les médias et tous les salariés des entreprises publiques sont encore marxistes ou keynésiens.

Pour sortir rapidement de l’inflation et du chômage, notre président sait ce qu’il faut faire : il doit convaincre les Français d’abandonner les recettes préconisées par Marx ou Keynes, pour suivre les idées de Friedman. Il doit engendrer une véritable révolution culturelle.


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En bref
Primaires
 Un récent sondage confirme que 29 % des Français sont désireux de participer aux primaires socialistes, mais 49 % seulement des sympathisants socialistes sont disposés à en faire autant !

Chiffres significatifs
Violence > En 2009, en France, 140 femmes sont mortes sous les coups de leur compagnon.

TGV > Le TGV a transporté 98,5 millions de voyageurs en 2010… et 1,7 milliard depuis 1981 !

RSA > 8 130 jeunes de moins de 25 ans touchaient le RSA à la fin du mois de janvier, dont 78 % étaient en activité.

Délits > En janvier et février 2011, les excès de vitesse de plus de 50 km/h ont augmenté de 55,8 % par rapport à la même période de 2010. La conduite sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants a, quant à elle, progressé de 16,4 %…

Carrosserie > Les ventes de pièces détachées de carrosserie ont augmenté de 26 % en 5 ans.

Accidents > En 2009, le nombre d’accidents du travail a diminué de 7 %. Il reste tout de même élevé, puisque, sur 18 108 823 salariés, les services sociaux ont recensé 651 453 accidents ayant entraîné un arrêt de travail, 43 028 accidents ayant entraîné une incapacité permanente et 538 décès…

Emploi > L’INSEE estime que la France créera 76 000 emplois (déduction faite des emplois détruits) au premier semestre 2011.

Heures sup > 5,3 millions de salariés bénéficient du dispositif mis en place par le gouvernement de Fran­çois Fillon allégeant les charges sur les heures supplémentaires.




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