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Le sida télévisuel |
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Lance Pierre - mercredi 28 mars 2007
sida
« Le sida est une maladie qui se transmet médiatiquement » avait écrit Coluche. Il avait tout compris. Et ça continue ! À l’heure où j’écris ces lignes, quelques millions de lampistes scotchés à leur téléviseur ingurgitent béatement la grand-messe de la sidamania et se préparent à cracher au bassinet le denier du culte, afin que des mandarins dorés sur tranche poursuivent interminablement leurs recherches infructueuses sur la piste labyrinthique d’un vaccin fantôme.
J’avoue être tout de même assez admiratif de la maestria avec laquelle les camelots du petit écran parviennent à faire avaler au bon peuple des couleuvres d’un tel calibre, qu’il recrache en espèces sonnantes et trébuchantes. Mais j’éprouve quelque pitié à l’endroit des présentateurs qui sont tous contraints d’arborer devant les caméras la « légion d’horreur », ce bout de ruban rouge tordu censé représenter la lutte finale contre la maladie du siècle.
Je dis « contraints », car je gage que si l’un d’entre eux refusait fermement d’afficher le stigmate, au nom de sa liberté individuelle, il risquerait fort de se voir aussitôt exclu de la communauté médiatique. On ne plaisante pas avec la dictature de l’opinion dominante.
Nos lecteurs se souviennent sans doute des deux articles que j’ai publiés sur le sida dans nos N°s 557 et 558. J’y faisais écho au livre du Dr Étienne de Harven et de Jean-Claude Roussez « Les 10 plus gros mensonges sur le sida » (Éditions Dangles), que je recommande une fois de plus aux personnes qui n’aiment pas vivre avec un bandeau sur les yeux, et qui, semble-t-il, ne sont pas aussi nombreuses qu’on pourrait l’espérer parmi les abonnés à notre « publication anti-bourrage de crâne ».
Mais certains croient sans doute que le bourrage de crâne, ça n’arrive qu’aux autres. Toujours est-il que mon premier article avait suscité un tollé de la part des bigots du caducée. Mais aucun tollé ne saurait m’intimider, ce pourquoi je repassai le plat dans notre numéro suivant, ainsi que dans un « droit de réponse » à des détracteurs quasi insultants. Je m’étais permis en effet de rappeler - m’appuyant sur l’ouvrage cité - que personne n’avait jamais vu au microscope le virus du sida. On protesta vivement. Mais comment ose-t-on parler du VIH sans l’avoir jamais vu ? Et j’attends toujours qu’un spécialiste se dise prêt à certifier sur l’honneur qu’il a vu, DE SES YEUX VU, le virus du sida au moyen d’un MEB (microscope électronique à balayage), capable de grossir 100 000 fois, voire jusqu’à plus d’un million de fois l’élément observé, et auquel aucun être infinitésimal ne peut donc se dérober ?
Et d’ailleurs, comment expliquer que personne ne parvienne à produire un vaccin si ce virus a vraiment été isolé ? Car, autant que je sache, les vaccins sont façonnés à partir de virus atténués. On objecte que celui-ci est en mutation permanente. Qu’est-ce à dire ? Qu’il change sans cesse d’identité, de forme et de volume ? Mais alors qui peut dire : le voilà, c’est bien lui, je l’ai vu !... ? En vérité, on se moque de nous ! Et le VIH est toujours à l’état d’hypothèse.
Toutefois, je note un progrès dans le combat contre le sida. Il semblerait que l’on se soit enfin décidé à faire appel aux immunologistes, c’est-à-dire qu’après 20 ans d’égarements chimiques meurtriers on se résout enfin à commencer par le commencement. Eh oui, car je rappelle que le sida n’est pas une maladie au sens classique du terme, mais un effondrement du système immunitaire qui laisse l’individu sans défense devant toute maladie opportuniste.
D’où il résulte que le seul moyen logique et honnête d’obtenir un retour à la santé est de reconstituer et fortifier les défenses immunitaires du patient. Les praticiens des médecines alternatives savent cela depuis toujours. Mais ils n’ont pas les moyens de restaurer à temps des organismes délabrés, de surcroît bombardés de traitements agressifs. Et de plus, l’immunologie, cela n’intéresse guère le complexe industriel pharmaco-chimique, qui préfère vendre des médicaments toxiques à des prix exorbitants.
Que voulez-vous, la santé, c’est bien beau, mais les affaires sont les affaires…
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France 2
France 2 réalise un docu-fiction sur la prise d’otages de la maternelle de Neuilly, en 1993. La mairie de Neuilly a autorisé la chaîne à tourner dans les locaux de l’école Commandant Charcot, où l’ex-maire, Nicolas Sarkozy, avait montré sa bravoure.
Medias
France Inter > Suite à la protestation des syndicats, France Inter a retiré de l’antenne la nouvelle formule du journal de 8 h, qui permettait à l’invité d’interrompre le journaliste grâce à un buzzer.
« Le Monde » > Le rachat par « Le Monde » des journaux « La Provence » et « Nice-Matin » au groupe Hachette devrait être finalisé avant l’été. Si les Caisses d’épargne, sollicitées, refusent d’apporter leur soutien financier à cette opération, un groupe de presse allemand, ou bien Hersant Médias, le feraient.
« Charlie Hebdo » > Le tribunal correctionnel de Paris a relaxé le directeur de l’hebdo satirique « Charlie Hebdo », Philippe Val, poursuivi pour injures raciales après la publication, en 2006, de trois caricatures de Mahomet. Les juges ont estimé que ces caricatures ne s’en prenaient pas à l’islam, mais aux intégristes, et que leur publication relevait de la liberté d’expression.
Théâtre > Depuis le 13 mars, Claire Chazal se produit le mardi soir à 19 h sur la scène du Petit Théâtre de Paris, dans « Laissez-moi ».
Assassinats > En Russie, 21 journalistes ont été assassinés depuis l’arrivée au pouvoir de Poutine, en mars 2000.
Crise > En 1946, la France comptait 28 quotidiens nationaux (6 millions d’exemplaires). Il en reste 11, (2 millions d’exemplaires)… |
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