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Le sondage en faveur du oui arrive trop tard!


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Rouxel Jean - dimanche 08 mai 2005


Il est certain qu’il y a un criant déséquilibre entre les temps de parole. Mais les tenants du non auront du mal à faire croire qu’ils ne s’y attendaient pas!
Il reste que ce sondage arrrive trop tôt ou trop tard pour faciliter la victoire du oui.
Si ce sondage était arrivé après deux ou trois sondages en faveur du non, on aurait pu croire que ces deux ou trois sondages précédents constituaient un « point aberrant », et ainsi les passer par pertes et profits. Actuellement, ce n’est plus possible. Le non a été clairement majoritaire en France pendant quelques semaines. Et, par conséquent, tous les électeurs, notamment les indécis, vont être portés à admettre la thèse du camp du non: le oui est monté à force de propagande.
Ajoutons que ces quelques semaines où le non dominait la politique française ont eu des répercussions à l’étranger: le non français a entraîné une montée du non ailleurs, notamment en Hollande! Ce qui réduisait à néant la portée de l’argument annonçant la perte d’autorité de la France dans l’Union, si le non l’emportait. Au contraire, le non français semblerait plutôt de nature à entraîner d’autres non. Certains gouvernements ont d’ailleurs annoncé, sous l’effet de la panique, qu’ils renonceraient à la voie référendaire!
Ce sondage en faveur du oui est donc arrivé trop tard: les Français commençaient à s’accoutumer à l’idée du non…
On a même le sentiment que les médias qui, dans l’ensemble, paraissent sympathisants du « oui de gauche » sont déçus que l’apocalypse annoncée ne se produise pas et qu’ils font tout pour redonner la parole au non, ou au moins pour rappeler que la situation n’est pas si idyllique que veulent bien le dire les tenants du oui…
Or, ce sondage est également arrivé trop tôt: il n’est pas certain du tout que le camp du oui ait l’énergie suffisante pour faire la course en tête pendant un mois. À l’inverse, le camp du non et, en particulier, du non d’extrême gauche, appuyé sur les syndicats, a les moyens de durcir les « mouvements sociaux », de la SNCM au lundi de Pentecôte en passant par Carrefour…
La victoire du non est loin d’être certaine, mais, paradoxalement, ce sondage en faveur du oui pourrait bien la faciliter!

[Notre page Référendum sur la Constitution Européenne et intégration de la Turquie]


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