Rouxel Jean - mercredi 11 mars 2009
syndicats
Lundi 9 mars, le Tribunal de commerce de Marseille devait se réunir pour débattre du sort de l’UNM (Union Naval Marseille), filiale phocéenne du groupe espagnol Boluda spécialisé dans la réparation navale.
L’UNM a en effet déposé le bilan la semaine dernière. Le motif est tragiquement simple: la “tension sociale”, comme on dit pudiquement pour évoquer le racket et la prise d’otages par les syndicats trotsko-staliniens, est si forte à Marseille que la plupart des armateurs préfèrent mettre leurs navires en carénage ailleurs.
À l’heure où il est si facile de quitter Barcelone pour Gênes ou Marseille pour Tanger, il est évident que l’attitude des syndicats – et tout spécialement, pour le cas précis du port de Marseille, de la CGT – est une attitude suicidaire.
Mais, dans ce cas précis, ce n’est pas seulement une attitude suicidaire des dockers, qui condamnent à mort le port qui les fait vivre. C’est aussi, par ricochet, une attitude assassine.
Que s’est-il passé, en effet? La CGT, qui contrôle depuis 1944 le port de Marseille, refuse catégoriquement la réforme portuaire proposée par Nicolas Sarkozy. Elle déclenche donc grève sur grève et “mouvements sociaux” sur “mouvements sociaux”.
Mais le port, cen ne sont pas seulement les dockers. Ce sont aussi les armateurs, les entreprises de réparation… Certains n’étant même pas des entreprises françaises, comment voulez-vous qu’elles puissent en quoi que ce soit intervenir dans le dossier de la réforme portuaire?
Pourtant, ces entreprises sont touchées, elles aussi, par la “tension sociale”. Il n’est d’ailleurs pas certain que ces grèves soient légales, puisqu’il ne s’agit pas de renégocier son contrat de travail avec un patron. Ici, au contraire, le patron n’a aucune maîtrise de la négociation, puisque le dossier de la réforme portuaire a été traité par le gouvernement et le parlement.
Comme les parasites qu’ils sont, les syndicats d’extrême-gauche sont tout à fait capables de se suicider, pourvu qu’ils tuent le corps qui les nourrit.
Mais, comme pour montrer la supériorité de l’espèce humaine, ces parasites d’un genre particulier sautent d’un organisme à l’autre. Après avoir contraint l’UNM au dépôt de bilan, la CGT aurait pu se faire discrète quelques semaines. Eh bien, pas du tout! Pour protester contre le dépôt de bilan, elle a bloqué un ferry de la Compagnie méridionale de navigation qui, évidemment, n’y pouvait pas grand-chose. Quand la CMN déposera à son tour le bilan, on passera au suivant!
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