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Le système de retraite est irréformable


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Trémeau Bernard - jeudi 01 avril 2010

retraites
Le 22 mai 1946, le gouvernement français, largement dominé par les communistes de Mauri­ce Thorez, nationalise les assurances et crée la Sécurité sociale uniquement pour les salariés. Médecine « gratuite », retraite à 65 ans pour tous et assurance-chômage.
On abandonne les petits systèmes obligatoires par capitalisation pour choisir un système obligatoire par répartition. Le financement de la Sécurité so­ciale est assuré par un impôt spécial, les « charges sociales », impôt que l’entreprise doit payer tous les mois. On augmenta les salaires de 60 % en 1945…

En 1946, les salariés ne représentaient qu’un faible pourcentage de la population (un tiers environ) et l’âge moyen de la mort est de 65 ans. Donc seulement 50 % des salariés profitaient de la retraite. Les autres payaient pour eux.

Les entreprises réagirent et augmentèrent leurs prix pour essayer de rééquilibrer leurs budgets. Une inflation galopante dépassant 50 % détruisit alors la valeur du franc pendant trois ans de suite, contraignant le gouvernement à installer un contrôle des prix et à dévaluer en 1948, en 1949 (2 fois), et en 1950 !

Une première grande injustice sociale a ainsi été créée. Car ces dévaluations ont fait payer à l’ensemble des Français (agriculteurs, médecins ou artisans) les avantages sociaux accordés à une minorité, celle des salariés.

Puis, plusieurs évolutions ont eu lieu. Il ne se passe pas une année sans qu’une nouvelle loi s’empile sur la première.
D’abord, tous les Français ont été contraints de prendre une assurance-retraite obligatoire. Citons celle des médecins libéraux (CARMF) créée en 1949 ou celle des agriculteurs (MSA) créée de 1951 à 1958. Ce n’est plus l’employeur qui paye, c’est le futur retraité lui-même.
Ensuite, les salariés se sont en permanence battus pour obtenir des avantages nouveaux : dé­part à la retraite plus précoce, retraites plus élevées, prise en charge du financement des mu­tuelles complémentaires par l’employeur… Les fonctionnaires ont obtenu d’énormes avantages par rapport aux salariés du privé. Citons les merveilleuses retraites de la RATP ou de la SNCF. Une bonne quarantaine de « régimes spéciaux » existent ainsi.

Enfin, les non-salariés sont devenus minoritaires et le Mar­ché commun s’est mis en marche. Une deuxième grande injustice sociale est alors apparue. La retraite du conducteur de TGV assis au chaud dans son fauteuil est bien plus forte que celle du paysan qui trime sous la pluie.
Et surtout, ces « privilèges » sont devenus des droits acquis intouchables. Ils ne peuvent être remplacés que par un privilège supérieur.
Pour finir, grâce aux médecins, nous vivons chaque année trois mois de plus. Au lieu de mourir à 65 ans en moyenne comme en 1945, nous mourons en 2010 à 82 ans…

Un déficit énorme (10 milliards d’euros) caractérise ainsi la caisse de retraite et il augmentera tous les ans. Il faut intervenir.
On peut augmenter l’âge de départ à la retraite, c’est évident, et mettre le départ à la re­traite à 67 ans, comme en Alle­magne. Pas question pour les syndicats et les partis de gauche.
On peut aussi augmenter les charges sociales payées par les employeurs. Nos entreprises vont être encore moins compétitives : le chômage, les délocalisations, les déficits de l’État vont exploser.

On peut encore augmenter les impôts des « riches ». Ils investissent déjà bien moins en France qu’à l’étranger. Les investissements vont s’effon­drer : plus d’augmentation du niveau de vie.

On peut enfin augmenter la TVA, ce qu’a fait avec succès l’Allemagne socialiste en 2002. Mais il n’en est pas question, cette solution a coûté environ 50 députés à la droite en 2007…

Une réforme du système actuel de retraite nous semble donc totalement impossible. Il faut donc le supprimer, rendre à chacun toutes « ses » cotisations sociales retraite, calculer ses acquis. Puis, l’obliger à cotiser pour une assurance-retraite minimum, auprès de l’assureur de son choix…

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En bref
Investissement
 Les investissements directs étrangers dans notre pays se sont élevés en 2009 à 65 milliards de dollars, ce qui fait de la France le 3e pays d’accueil de ces investissements derrière les États-Unis et la Chine. Dans le même temps, les Français ont investi pour 199 mil­liards de dollars à l’étranger, ce qui en fait le deuxième plus important pays émetteur d’investissements hors de son territoire derrière les États-Unis…

Chiffres significatifs
Importation > 17,4 % des importations européennes proviennent de la Chine, 14,4 % des États-Unis, 8,7 % de Russie, 6,3 % de Suisse et 5,9 % de Norvège. À l’inverse, 19,5 % des exportations européennes sont à destination des États-Unis, 8,4 % de la Suisse, 7,2 % de la Chine, 5,9 % de la Russie, et 3,8 % de la Turquie…

Religion > L’observatoire national des « zones urbaines sensibles » (qu’en termes galants, ces choses-là sont dites !) signale que 30,3 % des résidants de ces zones ont une pratique religieuse régulière, contre 18,8 % en moyenne dans la population française dans son ensemble. Par un regrettable « manque de curiosité », l’observatoire ne s’est pas renseigné sur la religion pratiquée…

Immeuble > En 2007, la France comptait 564 687 copropriétés d’immeubles collectifs.

Corruption > La Banque mondiale estime qu’au Burkina Faso, 86,96 % des entreprises doivent verser des pots-de-vin pour accélérer le traitement de leur dossier. Ce « champion » est suivi de peu par la Guinée (84,75 % des entreprises), la République démocratique du Congo (83,79 %), la Mauritanie (82,12 %) et le Kenya (79,22 %)…




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