Bonus WEB - lundi 28 juin 2010
Les problèmes des banques, leurs faillites, leurs traders, leurs spéculations continuent d’occuper la une des journaux.On veut même taxer la finance et la surtaxer : c’est un bouc émissaire commode qui, à part quelques exceptions, pratique leur métier traditionnel et s’appuie sur une conjoncture encore favorable de taux d’intérêt bas pour prêter avec une marge bénéficiaire. Rien de répréhensible.
Si le tocsin retentit – et il a déjà sonné trois fois ces dernières semaines – c’est pour des motifs autrement plus sérieux.
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Premier tocsin : la crise grecque. Certes, la Grèce a trafiqué ses comptes depuis des années, mais son endettement et ses besoins, (100 milliards d’euros), sont dérisoires face aux endettements portugais et espagnols qui atteignent les 1 200 milliards d’euros.
Les hésitations allemandes ont déjà fait monter les taux ibériques : ils empruntent à 5 % et non plus à 3 %.
Un cancer non soigné à temps se propage. Même Obama s’en inquiète, car si la confiance disparaît, ce sera le tour de l’Italie, de la France, de la Grande Bretagne et des USA. Le tocsin sonne car il faut retrouver la confiance disparue depuis la crise. L’opinion ne pardonnera pas aux politiques de faire miroiter des mirages fallacieux. C’est cela vrai la leçon grecque : celle de la vérité.
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Deuxième tocsin : la burqa. Pourquoi ? La burqa n’est pas une règle de l’Islam, c’est une déviation militante. Le nom même de burqa était ignoré il y a cinq ans. On a d’abord parlé de 300 burqas, puis aujourd’hui de 3 000. Les politiques discutent gravement de son étendue, de la façon de la faire respecter, de sa légalité et de son illégalité, etc.
Qu’est devenu le principe de précaution ? C’est vrai, 300 burqa ou même 3 000, ne posent pas problème, mais que fera-t-on si elles deviennent 30 000 ? Pour le respect de la religion, pour le respect des femmes, la burqa doit être proscrite : c’est plus qu’une nécessité, c’est un devoir.
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Troisième tocsin : la crise belge. Wallons et Flamands ne se supportent plus. Bruxelles et ses faubourgs sont en crise. Au moment où l’Europe devrait serrer les coudes, se doter d’une gouvernance économique, d’une solidarité politique face à une mondialisation qui risque de la marginaliser, nous en revenons à des querelles dérisoires.
Comment faire comprendre à nos enfants que la capitale de l’Europe risque de voir la Belgique se couper en deux pour des querelles linguistiques dignes de Clochemerle ?
Le tocsin sonne aussi pour nous demander de voir la vérité en face : l’exposition universelle de Shanghai nous montre où se situent les vrais défis de demain. L’Occident pâlit face à la montée fulgurante de la Chine. Soyons lucide, faisons face aux vrais défis : défis économiques, défis religieux, défis de civilisation.
Hubert de Beaufort,
Avec l’aimable autorisation de Radio Notre-Dame
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