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Le troisième gouffre de la Sécu


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Trémeau Bernard - jeudi 16 juillet 2009

securite-sociale, inflation, chomage
La Sécurité sociale, créée en 1945, comprend trois assurances : une assurance-retraite, une assurance-maladie et une assurance-chômage. Les déficits de l’assurance-retraite et de l’assurance-maladie sont devenus deux beaux gouffres, mais celui de l’assurance-chômage est un énorme gouffre… Car les responsables économiques de la France n’ont pas lu, ou cherché à comprendre, les écrits de Jacques Rueff et de Milon Friedman. Ils n’ont lu que les écrits de Marx et de Keynes. Ils ne connaissent donc pas le rôle de l’inflation dans l’origine du chômage.

Or, l’inflation est le responsable essentiel de notre chômage, et de trois façons : une origine « économique » depuis 1969, une origine « monétaire » depuis 2002 et une origine « financière » depuis 2007…

Le chômage d’origine économique existe depuis 1969. Quand un gouvernement prend une mesure inflationniste, il contraint automatiquement la banque centrale à s’opposer à cette inflation. Sinon le pays est plongé dans une inflation galopante. Le Zimbabwe en est l’exemple le plus extraordinaire.

Pour s’opposer à cette inflation, la banque centrale est obligée de rendre le crédit plus coûteux. Les entreprises et les particuliers investissent donc moins. La progression du pouvoir d’achat se ralentit automatiquement. Le chômage risque d’apparaître. Les gouvernements français ont mis en place depuis 1969 de nombreuses mesures inflationnistes. Le chômage est donc apparu.

La parade existe. Il ne faut pas faire l’erreur de demander à la banque centrale de rendre le crédit moins coûteux. Ce qui ne donnerait que de l’inflation. Il faut, en revanche, remplacer les interventions inflationnistes de l’État par des interventions non-inflationnistes, ce qui est tout à fait possible. La banque centrale baissera alors automatiquement ses taux. Le pouvoir d’achat grimpera.

Le chômage d’origine monétaire existe depuis 2002. Chaque pays a son propre comportement inflationniste. Les Allemands ont peur de l’inflation, car ils savent que l’inflation a mis légalement au pouvoir Adolf Hitler. De nombreux Français au contraire obtiennent, depuis les événements de mai 1968, des augmentations de salaire bien supérieures aux augmentations de productivité. Ainsi l’inflation annuelle française est en moyenne supérieure de 3% à l’inflation allemande.

Tant qu’une parité fixe unissait le franc au mark, une dévaluation « compétitive » permettait de remettre l’économie française en marche. Entre 1945 et 1999, une quinzaine de dévaluations ont ainsi eu lieu. Mais depuis 1999, une monnaie unique lie la France à l’Allemagne. On ne peut plus dévaluer, tandis que Français et Allemands n’ont pas changé leurs habitudes… Les entreprises françaises sont progressivement éliminées du marché. On délocalise. Le déficit de notre balance commerciale mesure parfaitement la progression angoissante de cette non-compétitivité.

La parade est possible. Il existe un remède de cheval. On sort de l’euro, on revient au franc, on trouve la bonne parité liant le franc à l’euro et l’on revient dans l’euro avec cette nouvelle parité… On peut aussi préférer l’application de la médecine douce : on peut par exemple rester dans l’euro, tout en mettant une taxe à l’importation des produits allemands, taxe « corrigeant » le différentiel d’inflation.

Le chômage d’origine financière existe depuis 2007. C’est le gouvernement américain qui en est totalement responsable. Il a en effet d’abord mené une politique beaucoup trop inflationniste créant la « bulle immobilière », suivie par une politique bien trop récessioniste, créant ainsi la crise des sub-primes. Avec la mondialisation de l’économie, les banques du monde entier sont touchées.

La parade est connue : il faut rétablir les comptes d’exploitation et les bilans des banques en leur fournissant des capitaux. Elle est actuellement mise en place dans tous les pays du monde.

Contrairement à ce qu’on entend à longueur de journée, le chômage n’est pas dû à un retour au libre comportement économique des individus, retour imposé par une Europe « ultralibérale ». Il est au contraire dû à un excès des interventions de l’État dans l’économie. C’est l’inverse !

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En bref
TPE
97% des quelque 2,6 millions d’entreprises françaises emploient moins de 20 salariés. Ces très petites entreprises emploient 37% des salariés du secteur privé et produisent 28% de la valeur ajoutée produite en France…

Chiffres significatifs
Hôpital > Il existe 1006 hôpitaux publics et 1871 cliniques privées en France.

Chine > Le PIB chinois a connu une progression de 6,1% au premier trimestre.

Immobilier > La vente de certains actifs immobiliers a rapporté 395 millions d’euros à l’État en 2008.

Intérim > Entre mars 2008 et mars 2009, le nombre de salariés intérimaires en France a diminué de 38% !

construction > En février 2009, le nombre de permis de construire délivrés en France était de 330 000 en rythme annuel. À comparer aux 450 000 de février 2008…

Exportation > Les exportations françaises ont reculé de 3,5% au dernier trimestre de 2008.

Tourisme > La France demeure la première destination touristique du monde : 79 millions de touristes la visitent chaque année.

Salaire > Le salaire horaire de base des ouvriers a augmenté de 3,1% en 2008, après une hausse de 2,9% en 2007.

CSG > La contribution sociale généralisée, inventée par Alain Juppé, a rapporté 84 milliards d’euros en 2008.

Marge > La marge des sociétés non financières françaises a diminué de 9% au cours de l’année 2008, pour se stabiliser à un peu moins de 280 milliards d’euros!




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