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Les Allemands de l’Est sont restés des assistés !


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Trémeau Bernard - dimanche 28 novembre 2004


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Il y a 15 ans, le régime totalitaire communiste de l’Allemagne de l’Est implosait. Le mur de Berlin s’effondrait. Tandis que la liberté, et donc la richesse, régnaient de plus en plus sur l’Allemagne de l’Ouest, l’Allemagne de l’Est était une « démocratie populaire », c’est-à-dire un pays étouffé politiquement et économiquement par le totalitarisme marxiste.
Les Allemands de l’Est avaient quitté la botte de la Gestapo nazie pour passer sous la botte de la Stasi communiste. Tandis que les « capitalistes » investissaient librement en Allemagne de l’Ouest pour satisfaire au mieux et au moindre coût les désirs de la population, l’État communiste investissait en fonction du plan mis au point par le parti. Entre 1945 et 1989, le PIB de l’Allemagne de l’Ouest a progressé trois fois plus rapidement que le PIB de l’Est.
La richesse et la liberté de l’Allemagne de l’Ouest attiraient irrésistiblement les Allemands de l’Est. Pour arrêter cette hémorragie, les communistes ont entouré leur pays de barbelés et de miradors. Ils ont aussi construit un immense mur séparant Berlin en deux. Leurs gardes tiraient à vue sur ceux qui fuyaient le paradis communiste. On l’a appelé « le mur de la honte ».
Les deux Allemagne, comme les deux Corée, sont des exemples criants de l’absurdité de l’idéologie marxiste qui impose, au nom de l’égalité, des contraintes économiques.
Quand le pouvoir politique ne respecte pas le libre comportement économique des individus, les plus pauvres sont toujours maintenus dans leur pauvreté…
Puis, un an plus tard, en novembre 1990, les deux Allemagne se sont réunifiées sous la direction du Chancelier Helmut Kohl. L’Allemagne de l’Ouest a absorbé l’Allemagne de l’Est. Ce fut une immense victoire de la liberté sur la dictature. La diplomatie française s’était alors fait remarquer, en essayant de s’opposer à cette réunification pleine de symboles. Heureusement, les Américains étaient là…

La parité entre l’Est et l’Ouest était une erreur


Les deux Allemagne avaient chacune leur propre monnaie, le mark. Mais, en 1990, il fallait trois marks de l’Est pour avoir un mark de l’Ouest. Helmut Kohl, animé des meilleures intentions du monde, voulant faire un merveilleux cadeau aux Allemands de l’Est, décida alors que les deux marks auraient la même valeur. Les revenus des millions d’Allemands de l’Est ont donc été brutalement multipliés par trois, alors que leur production n’avait pas progressé.
Les 50 ans de marxisme avaient fait des ravages. Ils avaient laissé un appareil de production très médiocre et non compétitif. Ils avaient laissé une main-d’œuvre habituée à travailler en dehors de la concurrence, donc peu motivée et peu productive. En pratique, les entreprises de l’Allemagne de l’est, mises en concurrence, n’ont plus été compétitives. Un chômage massif s’est installé en Allemagne de l’Est. Il est loin d’être résorbé encore, quinze ans plus tard. Mais un chômeur payé en mark de l’Ouest gagne bien plus qu’un ouvrier qui était payé en mark de l’Est… Les Allemands de l’Est sont ainsi devenus de riches assistés.
Helmut Kohl a immédiatement été obligé de lutter contre l’inflation, en mettant en place une politique monétaire restrictive, appelée politique du mark fort. Les Allemands de l’Ouest, ménages ou entreprises, ont eu moins de monnaie à leur disposition.
Enfin, pour remettre l’appareil productif de l’Est à niveau, de fabuleux transferts de monnaie ont eu lieu entre l’Ouest et l’Est. Les Allemands de l’Ouest ont payé plus d’impôts.
Moins de monnaie, plus d’impôts, le chômage apparaît nécessairement à l’Ouest. L’Allemagne étant un de nos principaux clients, le chômage s’étend aussi à la France.
La réunification politique des deux Allemagne devait se faire, c’est évident. Mais elle devait se faire en respectant des lois économiques simples, élémentaires, et sans multiplier brutalement par trois le pouvoir d’achat des Allemands de l’Est. Helmut Kohl n’a pas fait un cadeau aux Allemands de l’Est. Il les a plongés pour des années encore dans l’assistanat et le chômage.
Les hommes politiques, qu’ils soient communistes ou libéraux, ne peuvent pas tricher impunément avec les lois économiques..


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En bref
Syndicats
Le taux de syndicalisation a diminué de moitié en 25 ans. En revanche, on assiste à une progression de la présence syndicale : 40 % des salariés (38 % en 1996) déclarent qu’un ou plusieurs syndicats sont présents dans leur entreprise. Le chiffre passe à 55 % si l’on intègre la fonction publique !

Chiffres significatifs

AFPA á L’Association pour la Formation Professionnelle des Adultes emploie près de 12 000 salariés (sans compter plus de 4 500 formateurs issus du monde de l’entreprise et 800 psychologues du travail ou orienteurs) pour former un peu plus de 148 000 stagiaires par an !

35 heures á 70 % des salariés travaillent au moins 36 heures dans les entreprises de moins de 20 salariés. Ils ne sont que 20 % à en faire autant dans les entreprises de plus de 20 salariés…

Étudiants á La ressource moyenne d’un étudiant français est évaluée à 583 euros par mois. Elle atteint 734 euros pour ceux qui ont quitté leur famille et seulement 377 pour ceux qui résident au foyer familial.

Informatique á Alors que l’on entend souvent présenter l’informatisation de l’État comme une véritable révolution du service public, l’investissement consenti pour cette informatisation est assez faible : seulement 0,9 % du budget général…

Déficit á Le Pension Benefit Guaranty Corp., organisme public américain qui garantit les fonds de pension américains, a enregistré un déficit record en 2004 : 23,3 milliards de dollars, contre 11,2 en 2003.

Chine á L’épargne disponible en Chine est estimée à 13 trillions de yuans, soit 13 000 milliards d’euros.




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